lundi 4 décembre 2017

Québec La RAMQ couvrira dorénavant le recours aux services des psychologues

La RAMQ couvrira dorénavant le recours aux services des psychologues

Agence QMI   | Publié le 3 décembre 2017
tvanouvelles.ca*

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a annoncé dimanche la mise sur pied d'un programme public de psychothérapie au coût de 35 millions $.


Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a annoncé dimanche la mise sur pied d'un programme public de psychothérapie au coût de 35 millions $.

Selon le ministère, ce programme permettra d'offrir des soins en services mentaux à environ 3 % de la population, ce qui représentera environ 600 000 rendez-vous annuels.

«C'est un grand jour! On fait, aujourd'hui, une annonce qui va faire avancer le système de santé et des services sociaux au Québec», s'est réjoui le ministre Barrette lors d'une conférence de presse.

Le ministre de la Santé Gaétan Barrette a annoncé dimanche la création d’un premier programme public de psychothérapie, en investissant 35 millions $.

Concrètement, le programme «permettra maintenant d'avoir une couverture publique des soins prodigués par des psychologues pour les gens souffrant de troubles mentaux courants», a expliqué le Dr Barrette, en mentionnant notamment les troubles anxieux et dépressifs.



Les personnes atteintes de troubles mentaux pourront donc, dorénavant, se faire rembourser des services obtenus via le Régime d'assurance-maladie du Québec (RAMQ).

Ce tout premier programme québécois de services publics en psychothérapie est inspiré d'un programme similaire actuellement en place en Grande-Bretagne depuis une dizaine d'années.

«Les troubles mentaux affectent la vie de milliers de Québécoises et de Québécois. Avec cette nouvelle approche moderne et structurée, nous leur offrirons des services supplémentaires inspirés des meilleures pratiques», a expliqué le Dr Barrette dans un communiqué en disant vouloir «améliorer la qualité de vie» des personnes aux prises avec des troubles mentaux.
Un programme acclamé

L'homme d'affaires Alexandre Taillefer s'est réjoui de l'annonce. «On espère que ça va permettre de réduire le suicide», a confié, ému, celui qui apparaît dans le documentaire «Bye» dans lequel il cherche à comprendre ce qui a poussé son fils au suicide il y a deux ans.

Les psychologues se sont aussi enthousiasmés. «On sait très bien que la santé mentale est le parent pauvre, actuellement, de l'offre de service au Québec. Donc, pour nous, c'est une très bonne nouvelle!», a souligné la présidente de l'Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec, Guylaine Ouimette.

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a annoncé dimanche la mise sur pied d'un programme public de psychothérapie au coût de 35 millions $.

Ce programme s'inscrit dans le Plan d'action en santé mentale 2015-2020 du gouvernement libéral, qui est doté d'un budget de 70 millions $. «Nous avons déjà dépassé ce montant-là», a souligné le ministre de la Santé lors de son point de presse.

Le ministère de la Santé avait auparavant investi 26,5 millions $ en services de proximité pour les personnes atteintes de troubles mentaux et 30,7 millions $ dans le maintien à domicile de ces malades. Quinze millions de dollars ont aussi été investis dans les services de psychologie pour les jeunes en difficulté.

Signe que les élections approchent, le ministre Barrette a profité de l'occasion pour s'attaquer à la Coalition avenir Québec en accusant la formation politique de ne pas s'intéresser aux problématiques de pauvreté et de santé mentale.

- Avec la collaboration de Cassandre Forcier-Martin

http://www.tvanouvelles.ca/2017/12/03/quebec-cree-un-1er-programme-public-de-psychotherapie 


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Entrevue à Dumont Populaire
Qui pourra profiter de visites chez le psy payées par la RAMQ?
TVA Nouvelles
| Publié le 4 décembre 2017 tvanouvelles.ca/*

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a annoncé dimanche la mise sur pied d'un programme public de psychothérapie au coût de 35 millions $.

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a annoncé dimanche la mise sur pied d'un programme public de psychothérapie au coût de 35 millions $. Selon le ministère, ce programme permettra d'offrir des soins en services mentaux à environ 3 % de la population, ce qui représentera environ 600 000 rendez-vous annuels.

 Ce programme, qui se rapproche du modèle anglais, a déjà fait ses preuves et permettra de réduire les iniquités, selon Christine Grou, présidente de l’Ordre des psychologues du Québec.

Toutefois, tout le monde ne pourra y avoir accès. Pour y accéder, un patient devra recevoir un diagnostic de trouble de santé mentale, qui inclut la dépression, notamment.

«Ce n’est pas la clientèle qui souffre de troubles mentaux graves, cette clientèle est déjà prise en charge par le milieu hospitalier, par les équipes externes», explique Mme Grou en entrevue avec Mario Dumont.

Le programme ne s’adresse pas non plus à ceux qui souffrent de détresse psychologique, ou à ceux qui vivent des problèmes conjugaux.

«Selon ma compréhension, dans une logique de couverture gouvernementale, on parle de ce qui est médicalement requis. Ça passe par l’établissement d’un trouble mental, d’un diagnostic. On espère que ça ne passera pas exclusivement par le diagnostic d’un médecin, qui sont déjà engorgés. Cette évaluation peut se faire par les psychologues», assure la présidente de l’Ordre.

Évidemment, ce sont les gens qui ne possèdent pas d’assurances privées couvrant ces traitements, qui auront droit aux thérapies.

Les citoyens qui sont aux prises avec un épisode dépressif, ou un trouble d’anxiété, par exemple, pourront bénéficier du nouveau programme.

«Inadmissible»
Christine Grou note toutefois qu’il est «inadmissible» qu’au Québec, on couvre (en termes d’assurances) la maladie en fonction de la façon dont elle survient.

Un accidenté de la route qui fait une dépression en raison de son accident sera couvert par la SAAQ. Si ce trouble apparaît en raison d’un accident de travail, le travailleur sera dédommagé par la CSST.

«Si vous perdez un enfant en raison d’une maladie grave, que vous faites une dépression, vous n’êtes pas couvert», précise Mme Grou.

Avec cette nouvelle initiative, ce vide sera comblé, et plus de personnes pourront espérer avoir un suivi.

La psychothérapie pourra être offerte par plusieurs spécialistes, dans la mesure où ceux-ci sont titulaires d’un permis de pratique délivré par l’Ordre des psychologues.

Les infirmières, travailleurs sociaux, ergothérapeutes, psychorééducateurs, sexologues, criminologues et conseillers en orientation pourraient donc offrir de la psychothérapie.

Les médecins de famille également.

http://www.tvanouvelles.ca/2017/12/04/qui-pourra-profiter-de-visites-chez-le-psy-payees-par-la-ramq

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