vendredi 28 juillet 2017

PRESSE La psychothérapie tient ses états généraux à Paris

La psychothérapie tient ses états généraux à Paris
Marie Boëton, le 24/07/2017 *la-croix.com*

Le 8e Congrès mondial de psychothérapie se déroule à partir du 24 juillet à Paris, au siège de l’Unesco. Si la figure du « psy » s’est banalisée dans l’opinion française, les personnes souffrant de dépression consultent encore peu.

La « prise en charge thérapeutique des migrants », la « e-thérapie », « le traumatisme environnemental », voici quelques-uns des thèmes figurant en bonne place au programme du 8e Congrès mondial de psychothérapie qui s’ouvre le 24 juillet à Paris. Objectif de ce colloque : l’échange de bonnes pratiques, la création de groupes de travail thématiques et, à terme, l’élaboration d’une charte éthique reconnue dans le monde entier.

Après Durban (Afrique du Sud) il y a trois ans, les psychothérapeutes convergent cette fois vers Paris. L’occasion de faire un état des lieux de la psychothérapie en France. « La figure du "psy" s’est banalisée chez nous. Avant, aller chez le psy, c’était être fou. Ça, c’est totalement dépassé », assure Pierre Canouï, pédopsychiatre et président de la Fédération Française de Psychothérapie et Psychanalyse (FF2P).
Les psys sont partout

En France, les psys sont en effet partout : dans les crèches, à l’école, au travail. Plus un drame ne se produit sans qu’une cellule psychologique ne soit immédiatement mise en place. On estime entre 10 et 15 % la part des Français ayant déjà consulté, les femmes étant deux fois plus nombreuses que les hommes à avoir suivi une thérapie.

L’image du "psy" dans l’opinion a évolué, notamment du fait de la diversification des prises en charge avec, notamment, une montée en puissance des thérapies cognitives et comportementales. « Les thérapies courtes ont séduit un public qui, auparavant, ne se serait jamais engagé en analyse », décrypte le spécialiste. Et ce, par crainte de devoir s’engager dans un travail au long cours. « Mais aussi du fait de l’image dont pâtit l’analyse, renchérit Pierre Canouï. Elle est perçue comme étant réservée à une certaine élite. »
Le coût reste un obstacle

Banalisée, la psychothérapie s’est-elle pour autant démocratisée ? Pas sûr. La prise en charge de la dépression reste l’apanage des médecins généralistes, loin devant les psychiatres et les psychothérapeutes. Dans ce contexte, la réponse pharmacologique précède, de loin, la thérapie par la parole. En cause : le non-remboursement des consultations, les délais d’obtention des rendez-vous (en centre médico-psychologique, notamment) et, enfin, la réticence des patients à suivre une psychothérapie. Tels sont en tout cas les trois principaux freins recensés par une étude de la DREES en 2012.

« Le coût de la séance, autour de 60 €, constitue un véritable obstacle, insiste Xavier Briffault, chercheur au CNRS et auteur de La Santé mentale. Aujourd’hui, la psychothérapie s’adresse, de fait, aux classes sociales supérieures. » À l’entendre, il est urgent de proposer des séances gratuites, y compris en cabinet libéral, à certains publics cibles, à commencer par les personnes ayant fait une tentative de suicide.

Une expérimentation pour rembourser les consultations aux jeunes « en souffrance psychique »

L’idée fait son chemin. Une expérimentation, votée dans le dernier projet de loi de financement de la sécurité sociale, permet ainsi aux jeunes en souffrance psychique (de 6 à 22 ans) de consulter un psychologue en cabinet libéral tout en bénéficiant d’une prise en charge de la sécurité sociale. Et ce dans la limite de dix séances.
Marie Boëton
http://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Sante/psychotherapie-tient-etats-generaux-Paris-2017-07-24-1200865014

Mise à jour communiqué de presse : MANIFESTATION 7/09/2017 Troisièmes assises de la Fédération Européenne des Associations Luttant contre l'Isolement et la Prévention du Suicide, Bruxelles



COMMUNIQUE DE PRESSE – 27/07/2017

Prévention du suicide en Europe ?

Des associations délibérément ensemble


Assises 2017 de la FEALIPS au Parlement Européen

La FEALIPS (Fédération Européenne des Association Luttant contre l’Isolement et pour la Prévention du Suicide) organise ses 3èmes Assises au Parlement Européen le jeudi 7 septembre 2017, dans le cadre des Journées Mondiales pour la Prévention du Suicide : « Individu(s) en crise, société(s) en crise ».
Objectifs : faire un état des lieux des pratiques de prévention, de l’isolement et du suicide en Europe, s’interroger sur le sens d’une prévention à l’échelle européenne en créant un espace de réflexion, de coopération, d’action et de mutualisation pour travailler « Délibérément Ensemble ».

Épidémiologie du suicide en Europe : des chiffres qui posent question !

Selon plusieurs études récentes, le taux de suicide au sein de l’Union européenne atteint un taux de 12 pour 100 000 habitants. Ce chiffre est légèrement plus élevé que la moyenne mondiale, estimée à 11,4 par l’OMS.  D’après l’OMS, le suicide reste la principale cause de mortalité chez les jeunes européens âgés entre 15 et 29 ans. Parmi les populations les plus touchées figurent également les hommes d’âge moyen (entre 37 et 49 ans). De plus, le taux de suicide chez les personnes âgées est en recrudescence depuis 2014.

« Individu(s) en crise, société(s) en crise »

Comme le suicide est un phénomène multifactoriel, biologique, psychologique, sociétal et économique, comment l’Europe peut-elle s’interroger sur sa part de responsabilité ? Nous sommes aujourd’hui passés à une logique hyper-gestionnaire et normative qui ne tient plus compte des singularités situationnelles. Cette logique nous impose ses indicateurs comptables sans prendre le temps de considérer sur le fond les contenus qualitatifs des actions. L’individu ne serait-il qu’une variable d’ajustement ? Quelle est donc aujourd’hui la place de l’individu dans la société ? Qu’en est-il de la triade individu, collectif, environnement ?

Le monde associatif : délibérément ensemble

Quand ou comment la prévention du suicide rend fou… Qui s’y engage s’y brule, qui s’y implique s’y perd. La prévention du suicide est un sujet complexe. Elle suppose un partage de questionnements, d’expériences et d’échanges de pratiques interdisciplinaires. Les associations elles-mêmes n’échappent pas à l’isolement.
Le réseau associatif que nous représentons se doit de peser de tout son poids sur cette problématique sociétale et ce au sein de la société civile pour impacter les choix institutionnels.

qui participe ?

Eurodéputés, associations, soignants, travailleurs sociaux, aidants, professionnels de la prévention, journalistes, famille, entourage, citoyen, etc.

Qui contacter ?

Matthieu Lustman – Président FEALIPS / Christian Lujan – Président des 3èmes Assises / Fiona Saigre – Chargée de missions                      federationfealips@gmail.com                        00 33 1 42 78 19 87

***
Pour ouvrir le débat, questionner nos situations, nos pratiques et leurs complexités, lors des Assises, nous réserverons un temps à chacune de nos associations ou structures, concernant leurs attentes et leurs priorités. Cinq minutes de prise de parole, nécessitant de prioriser trois ou quatre préoccupations et propositions, en les argumentant (actions à mener, réflexions à partager, de façon inter-associative, inter-régionale, transfrontalière, etc.) Merci de nous renvoyer vos contributions en les résumant, de façon à nous permettre d’organiser les échanges et les débats.




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post du 13/07/2017


La FEALIPS (Fédération Européenne des Associations Luttant contre l’Isolement et pour la Prévention du Suicide), créée il y a six ans, a pour vocation de regrouper des acteurs associatifs professionnels ou bénévoles à l’échelle européenne.
Après deux temps de rencontres (en 2011 et en 2014), la FEALIPS organise les 3e Assises
Individu(s) en crise – Société(s) en crise

LES TROISIÈMES ASSISES DE LA
FÉDÉRATION EUROPÉENNE DES ASSOCIATIONS LUTTANT CONTRE
L’ISOLEMENT ET POUR LA PRÉVENTION DU SUICIDE (FEALIPS)
le 7 septembre 2017  

Au  Parlement Européen de Bruxelles

Sous le haut patronage de
LOUIS MICHEL
Ministre d’Etat, Député Européen
Co-président de l’Assemblée Parlementaire Paritaire APP ACP-UE
(Afrique Caraïbes Pacifique - Union Européenne)
Manifestation organisée dans le cadre de :
La Journée Mondiale pour la Prévention du Suicide
• IASP 2017 •


jeudi 27 juillet 2017

ETUDE RECHERCHE USA Risque de tentative de suicide parmi les soldats dans les unités de l'armée

D'après article "A unit history of suicide attempts increases suicide risk for troops" Sharon Holland sur usupulse.blogspot.fr* 26 juillet 2017 Une unité soldat avec une histoire de tentatives de suicide augmente le risque de suicide pour les troupes

Unités militaires plus petites, unités d'armes de combat à plus grand risque de suicide
 
Une tentative de suicide antérieure dans une unité de soldat augmente le risque de tentatives de suicide supplémentaires ? Selon une étude publiée par les chercheurs de l' Uniformed Services University , la réponse est oui.

L'équipe, dirigée par le Dr Robert J. Ursano, professeur de psychiatrie et de neuroscience et directrice du Centre pour l'étude du stress traumatique de l'USU, a constaté que les risques de tentatives de suicide augmentaient pour les soldats dans des unités où il y avait eu une ou plusieurs tentatives de suicide au cours de la dernière année. Plus le nombre de tentatives de suicide antérieures est élevé dans l'unité, plus le risque individuel pour les autres soldats dans l'unité est grand. Le risque était un peu plus élevé dans les unités d'armes de combat et dans les unités plus petites avec un à 40 soldats.

an infographic displaying the causes for increased risk of suicide described in paragraph 2

En utilisant les données de l'étude de l'Armée pour évaluer les risques et la résilience chez les membres du Service (STARRS de l'Armée de terre), les scientifiques ont examiné les informations administratives historiques de 38 différents systèmes de données de l'Armée et du Département de la Défense pour plus de 1,6 million de soldats (armée régulière, réserve de l'armée et Garde nationale) en service actif de 2004 à 2009. Ils ont identifié 9 650 tentatives de suicide chez les soldats de l'armée régulière, à l'exception de la Garde nationale et de la Réserve, pendant cette période.

L'armée STARRS est la plus grande étude sur le risque et la résilience pour la santé mentale jamais menée parmi le personnel de l'armée américaine. La recherche précédente a principalement porté sur la façon dont les soldats répondent à une mort  par suicide. On estime que pour chaque suicide, six à dix personnes sont profondément touchées et risquent de subir des comportements suicidaires.

Cette nouvelle étude, publiée dans JAMA Psychiatry le 26 juillet 2017, est importante car elle examine les tentatives de suicide de l'armée, qui sont environ 10 à 20 fois plus fréquentes que les suicides. Contrairement à d'autres études, les décès par unité de tout type, y compris le suicide, n'étaient pas significativement associés au risque de tentative de suicide dans cette étude.

"Les caractéristiques de l'unité, y compris le style et la qualité du leadership, l'étendue du soutien social, la cohésion du groupe et la présence d'intimidation ou de bizutage, peuvent influencer la culture unitaire et affecter la probabilité de tentatives de suicide dans l'unité. De tels effets peuvent être plus influents dans les unités plus petites où les facteurs positifs ou négatifs sont plus facilement vécus et susceptibles d'avoir un impact sur l'ensemble du groupe », a déclaré Ursano, auteur principal de l'étude et chercheur principal de l'armée STARRS. "Par exemple, la forte cohésion de l'unité a été associée à une détresse réduite, une résilience accrue et des états d'esprit positifs. Dans la mesure où les tentatives de suicide chez les autres soldats perturbent le sens de la cohésion de l'unité, ces résultats suggèrent que les effets négatifs peuvent être plus forts dans les unités plus petites ".

Prendre une attention particulière aux caractéristiques de l'unité par le leadership de l'Armée de terre et les fournisseurs de soins de santé militaires peut être une composante des efforts de réduction des tentatives de suicide. La prévention axée sur l'unité, consistant en des efforts coordonnés pour fournir un soutien de la santé comportementale, psychosocial, spirituel et de la santé publique suite aux tentatives de suicide, peut être un outil essentiel pour promouvoir la guérison et la prévention du suicide chez les soldats.
 
https://usupulse.blogspot.fr/2017/07/a-unit-history-of-suicide-attempts.html 
 
 
 
Réferences etude mentionnée
July 26, 2017 Risk of Suicide Attempt Among Soldiers in Army Units With a History of Suicide Attempts
Robert J. Ursano, MD1; Ronald C. Kessler, PhD2; James A. Naifeh, PhD1; et al Holly Herberman Mash, PhD1; Carol S. Fullerton, PhD1; Paul D. Bliese, PhD3; Alan M. Zaslavsky, PhD2; Tsz Hin Hinz Ng, MPH1; Pablo A. Aliaga, MS1; Gary H. Wynn, MD1; Hieu M. Dinh, BS1; James E. McCarroll, PhD, MPH1; Nancy A. Sampson, BA2; Tzu-Cheg Kao, PhD4; Michael Schoenbaum, PhD5; Steven G. Heeringa, PhD6; Murray B. Stein, MD, MPH7,8,9; for the Army Study to Assess Risk and Resilience in Servicemembers (STARRS) Collaborators
Author Affiliations 
1Department of Psychiatry, Center for the Study of Traumatic Stress, Uniformed Services University of the Health Sciences, Bethesda, Maryland
2Department of Health Care Policy, Harvard Medical School, Boston, Massachusetts 
3Darla School of Business, University of South Carolina, Columbia
4Department of Preventive Medicine and Biostatistics, Uniformed Services University of the Health Sciences, Bethesda, Maryland
5National Institute of Mental Health, Bethesda, Maryland
6Institute for Social Research, University of Michigan, Ann Arbor
7
Department of Psychiatry, University of California, San Diego, La Jolla
8
Department of Family Medicine and Public Health, University of California, San Diego, La Jolla
9
Veterans Affairs San Diego Healthcare System, San Diego, California
JAMA Psychiatry. Published online July 26, 2017. doi:10.1001/jamapsychiatry.2017.1925
 http://jamanetwork.com/journals/jamapsychiatry/fullarticle/2645496

ETUDE RECHERCHE Evaluation du risque suicidaire chez les adolescents en médecine générale : Étude quantitative descriptive auprès de médecins spécialisés en médecine générale en Pays de la Loire entre mai et novembre 2016

Evaluation du risque suicidaire chez les adolescents en médecine générale : Étude quantitative descriptive auprès de médecins spécialisés en médecine générale en Pays de la Loire entre mai et novembre 2016

AUFRAND GUERIN Manon
THÈSE pour le DIPLÔME D’ÉTAT DE DOCTEUR EN MÉDECINE
Qualification en  MEDECINE GÉNÉRALE 2016-2017

RESUME
Introduction Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les jeunes de 15 à 24 ans. La prévention du suicide chez l’adolescent est donc un enjeu majeur
de santé publique. Or, il semble que le médecin généraliste ne dépiste pas ce risque
systématiquement. L’objectif principal de cette étude était d’observer comment les médecins généralistes évaluent ce risque suicidaire en consultation. Les objectifs secondaires étaient de cerner l’organisation du suivi et de repérer un profil de praticiens moins enclins au dépistage.
Matériel et méthode
Il s’agit d’une étude quantitative de cohorte, observationnelle et descriptive. Les critères d’inclusion sont les médecins Maîtres de stage Universitaires en stage ambulatoire de niveau 1 exerçant dans la circonscription de la faculté d’Angers. Ils étaient observés par leurs internes à l’aide d’une grille anonyme lors de chaque consultation avec un adolescent âgé de 10 à 19 ans entre mai et novembre 2016.
L’analyse statistique a été descriptive et comparative, avec pour celle-ci utilisation du test d’indépendance du Chi2 ou le test de Fischer pour les faibles effectifs, avec un degré de significativité retenu de 5%.
Résultats
57 médecins sur 186 contactés ont accepté de participer et 166 grilles ont été exploitées.
Globalement, les médecins généralistes ont peu évalué le risque suicidaire lors de ces consultations.
Dans 127 consultations le médecin a abordé au moins un item en rapport avec l’é
valuation du risque suicidaire de l’adolescent.
Les médecins ont dépisté davantage ce risque lorsque le motif de consultation
était psychologique (18/19 versus 109/147, p<0,05) ou de prévention (54/64 versus 55/83, p<0,05). Il n’y avait pas de différence significative en ce qui concernait le profil des médecins et des adolescents et l’ancienneté et la répétition des consultations.
Dans 43 consultations il a donné au moins un conseil de prévention. Les médecins ont délivré plus de conseils de prévention aux adolescents qu’ils connaissaient
(43/153 versus 0/12, p<0,05) et lors d’un motif psychologique (9/19 versus 34/147, p<0,05).  18 adolescents ont été repérés à risque suicidaire. 5 se sont vus prescrire un traitement, 5 ont eu un suivi programmé et 11 ont été orientés vers un spécialiste ou une structure.
Conclusion
Les médecins prenaient donc peu en compte les spécificités du risque suicidaire chez les adolescents, calquant leur prise en charge sur celle des adultes. Afin d’améliorer la prise en  charge, il pourrait être envisagé de renforcer la formation des Maîtres de stage Universitaires au sein de la faculté et au sein des FMC. Un nouvel examen de santé obligatoire pourrait être  crée à l’âge de 15 ans et intégré au carnet de santé.
Acces these en ligne http://dune.univ-angers.fr/fichiers/20137299/2017MCEM7330/fichier/7330F.pdf

mardi 25 juillet 2017

JAPON : Le gouvernement japonais a adopté mardi un ensemble de mesures pour tenter de réduire de 30% en 10 ans le taux de suicide

Le gouvernement japonais veut réduire de 30% le taux de suicide en 10 ans
25/07/17   Source: Belga  www.7sur7.be *
Le gouvernement japonais a adopté mardi un ensemble de mesures pour tenter de réduire de 30% en 10 ans le taux de suicide constaté, qui reste le plus élevé des pays du G7.
Dans un document intitulé "Dispositions générales contre le suicide", actualisé tous les cinq ans, et s'appuyant sur un rapport datant d'avril d'une commission ad hoc, il est précisé que, même si depuis quelques années le nombre de morts volontaires tend à se réduire, des efforts supplémentaires de prévention doivent être mis en œuvre.

Le Japon a longtemps souffert d'un total jugé alarmant de plus de 30.000 suicides par an pour environ 127 millions d'habitants. L'an passé, le nombre de suicides était certes revenu à 21.897 cas, mais malgré une tendance au recul depuis 2010, il "reste le plus élevé des sept pays les plus avancés", souligne le rapport.

Le taux de suicide pour 100.000 habitants était de 18,5 au Japon en 2015 (contre 24,2 dix ans plus tôt), de 15,1 en France, de 13,4 aux Etats-Unis, de 7,5 en Grande-Bretagne ou encore de 7,2 en Italie, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le but désormais au Japon est de ramener ce taux à 13 ou moins (pour 100.000), d'ici à 2025, soit une baisse de 30% comparé à 2015.

L'une des principales difficultés est de réduire le taux de suicide des jeunes d'une vingtaine d'années, qui tend à stagner, par une meilleure prévention dans les établissements scolaires, en détectant mieux les appels de détresse sur les réseaux sociaux et en renforçant la qualité des relations humaines, selon les experts membres de la commission.

Ils soulignent aussi la nécessité d'améliorer l'environnement de travail, notamment vis-à-vis des jeunes recrues: les récents suicides d'une employée de l'agence de publicité Dentsu ou encore d'un jeune ouvrier du chantier de construction du stade olympique pour les JO de Tokyo en 2020, illustrent ce problème d'ampleur.

S'y ajoute le besoin de suivre davantage des personnes fragilisées comme les jeunes mères victimes de "baby blues" ou les personnes âgées, ce qui passe par une mobilisation de proximité.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1522/Societe/article/detail/3216164/2017/07/25/Le-gouvernement-japonais-veut-reduire-de-30-le-taux-de-suicide-en-10-ans.dhtml

lundi 24 juillet 2017

NOTICE ARTICLE PRATIQUES PROFESSIONNELLES estime de soi et souffrance psychique partage d'experience autour d'ateliers littéraires

ESTIME DE SOI ET SOUFFRANCE PSYCHIQUE : PARTAGE D’EXPÉRIENCE AUTOUR D’ATELIERS LITTÉRAIRES
Daniel Wurmberg, Marie-Sa Guillon, Nicole Rocton

Martin Média | « Le Journal des psychologues »
2017/7 n° 349 | pages 70 à 74
Daniel Wurmberg, Psychologue clinicien
Marie-Sa Guillon, Psychiatre Praticien hospitalier Responsable de l’unité pour
adolescents du centre hospitalier de Rouffach
Nicole Rocton Professeur de français Docteure en littérature comparée

1eres lignes

Chez les adolescents en souffrance psychique, l’estime de soi est généralement faible. Depuis quatre ans, un atelier littéraire est proposé au sein d’une unité pour adolescents hospitalisés. Cet atelier a permis à ces jeunes de développer leurs capacités d’expression individuelle et collective et leurs qualités créatives, renforçant ainsi leur estime de soi. À la lumière de cette expérience, on s’intéresse...


Plan de l'article


Estime de soi
  • Estime de soi et psychopathologie à l’adolescence
  • Évaluation
Stratégies littéraires
  • Écriture adolescente
L’unité pour adolescents
  • Présentation de l’unité
  • Présentation de l’atelier littéraire
  • Évaluation de l’estime de soi des adolescents fréquentant l’atelier littéraire
Discussion
  • L’atelier littéraire
  • Le groupe
  • Les adolescents en atelier littéraire
  • La créativité et les capacités d’expression
  • L’estime de soi
Conclusion
 
http://www.cairn.info/revue-le-journal-des-psychologues-2017-7-p-70.htm

ANNONCE L'association S.O.S Amitié recherche des bénévoles à Montpellier

L'association S.O.S Amitié recherche des bénévoles à Montpellier
Publié le vendredi 21 juillet 2017

Afin de pouvoir répondre aux demandes croissantes des appelants, et afin d’assurer une présence sur les créneaux horaires les plus larges, l'antenne S.O.S Amitié de Montpellier recherche de nouveaux volontaires pour devenir écoutants.

L'association S.O.S Amitié offre une écoute téléphonique mais aussi par Chat aux personnes en difficulté. Prévention du suicide, soutien psychologique ou problème de solitude, l'association reçoit des appels, et échange, jour et nuit, 7 jours sur 7, de manière anonyme.

L'association compte quarante bénévoles sur le site de Montpellier.

Il faut avoir 25 ans minimum pour postuler en tant qu'écoutant (sauf expérience particulière, à expliciter dans la demande de candidature).

S.O.S. Amitié Montpellier ne fonctionne que sur la base du bénévolat et ne propose aucune activité salariée. Une formation sur place est assurée par des psychologues et des écoutants expérimentés.

Pour en savoir plus : SOS Amitié Montpellier-Languedoc
Pour postuler : sosamontpellier@wanadoo.fr -


http://www.lagazettedemontpellier.fr/5767/l-association-s-o-s-amitie-recherche-des-benevoles-a-montpellier.html

Communication du programme Papageno La question du traitement médiatique

RAPPEL ET RESSOURCES POUR LES JOURNALISTES
La question du traitement médiatique du suicide suite au décès tragique de célébrités,  sur le site du
Le programme Papageno est un programme français visant à améliorer la qualité du traitement médiatique du suicide en vue de sa prévention
 


Le décès de Chester Bennington relance tristement la question du traitement médiatique du suicide
Ce 20 juillet, l’annonce du suicide à 41 ans de Chester Bennington, chanteur du groupe Linkin Park, replace la question sensible du décès tragique des célébrités sur le devant de la scène.
Ce type d’événement attire légitimement l’intérêt du public et des médias. Or, comme le montrent les études scientifiques, les suicides d’artistes ou de politiciens sont d’autant plus à même de susciter des comportements d’imitation chez les personnes vulnérables qu’ils concernent des personnalités reconnues et/ou admirées.
Certes le phénomène questionne. Comment un acte aussi intime et personnel que le suicide peut-il être influencé par l’exemple d’un autre individu, a fortiori quand il s’agit d’une star que l’on n’a jamais vue ?
À travers les médias de masse, la célébrité s’incarne auprès du public comme une personne proche, comme un semblable qui a acquis une position sociale et symbolique désirable. Depuis cette position, la star suscite souvent un fort sentiment d’empathie chez ses fans. Comme en lien direct avec elle, ceux-ci tendent à s’y identifier, à adopter certaines de ses valeurs ou à imiter certains de ses comportements. La célébrité devient un modèle, un point de référence pour guider ses propres choix ou faire face à ses propres difficultés.
Par conséquent, le suicide d’une célébrité envoie à ses fans un message douloureux. Auréolé de la force symbolique dont elle jouissait, son geste est susceptible d’apparaître de façon trompeuse comme une solution à adopter. Lorsque l’auditoire souffre lui-même d’idées suicidaires, une célébrité admirée qui se donne la mort lève une peu de l’inhibition à passer à l’acte. D’où le risque attesté de contagion suicidaire en de pareilles circonstances.
Pour ces raisons, traiter du suicide d’une célébrité devrait se faire avec une prudence toute particulière : sans valorisation indue, ni description détaillée de la méthode employée, mais en mettant davantage l’accent sur les conséquences que ce geste peut avoir. Il apparaît préférable de ne se prononcer que lorsque la cause du décès est attestée et d’éviter toute spéculation potentiellement néfaste. Comme pour tout suicide, veiller à ne pas publier l’éventuelle lettre d’adieu et respecter les endeuillés.
Nous invitons donc les professionnels des médias à consulter les recommandations rédigées par l’OMS. Prendre en compte ces indications permet de prévenir un effet de contagion suicidaire et de rendre le suicide évitable. L’insertion d’un numéro d’appel (le 15, un médecin généraliste, un centre médico-psychologique) en est un exemple.
Lire la suite :  * https://papageno-suicide.com/2017/07/21/le-deces-de-chester-bennington-relance-tristement-la-question-du-traitement-mediatique-du-suicide/

vendredi 21 juillet 2017

RESSOURCES MONDE AGRICOLE Plaquette MSA Berry-Touraine

"Crises agricoles outre les mesures gouvernementales La MSA Berry-Touraine
vous accompagne"
Pour bénéficier de vos droits, contactez  le professionnel de votre territoire
Voir la plaquette

http://www.msa-berry-touraine.fr/lfr/documents/98850/1370896/ASS+-+M%C3%A9mo+crise+agricole

MISE A JOUR Premiers résultats de l'enquête santé mentale des étudiants en médecine, internes et chefs de clinique

Retrouvez le dossier de presse Enquête Santé Mentale jeunes medecins de l'enquête
http://www.isni.fr/wp-content/uploads/2017/07/EnqueteSanteMentale.pdf



1er post du 16/06/2017

***
Présentation des premiers résultats de l'enquête santé mentale réalisée de janvier à juin 2017 sur 21 768 répondants étudiants en médecine, internes et chefs de clinique.
Étude réalisée par l'Association Nationale des Étudiants en Médecine de France, l'Intersyndicat National des Chefs de Cliniques Assistants, l'Intersyndicat National Autonome Représentatif des Internes de Médecine Générale et à l'initiative de l'Intersyndicat National des Internes.

Étude coordonnée par Leslie GRICHY, Guillaume AH-TING (ISNI), Clément LE ROUX et Antoine OUDIN (ANEMF), Ludivine NOHALES et Laurent GILARDIN (ISNCCA), Stéphane BOUXOM et Camille TRICART (INSAR-IMG)






Article sur le sujet

66 % des futurs et jeunes médecins souffriraient d’anxiété


Selon une enquête de quatre syndicats d’étudiants en médecine, d’internes et de praticiens des hôpitaux, près de 28 % d’entre eux seraient atteints de troubles dépressifs, contre 10 % des Français.


LE MONDE | 13.06.2017 à 06h49 • Mis à jour le 13.06.2017 à 11h21 | Par Séverin Graveleau

« Il est temps que les jeunes médecins comprennent qu’ils sont aussi une population à risque en termes de souffrance au travail », commente Leslie Grichy, la vice-présidente chargée des questions sociales de l’Intersyndicat national des internes (ISNI), à l’occasion de la publication de l’enquête sur la santé mentale des jeunes et futurs médecins, mardi 13 juin. Selon cette étude réalisée par l’ISNI et par trois autres syndicats représentant les étudiants et internes de médecine, ainsi que des chefs de cliniques et assistants des hôpitaux, plus de 66 % des jeunes et futurs médecins souffriraient d’anxiété, contre 26 % de la population française. De même, ils seraient près de 28 % atteints de troubles dépressifs, contre 10 % des Français.

Dans le monde hospitalo-universitaire, beaucoup plus sensible depuis quelques années à la question des risques psychosociaux, sur fond de médiatisation des cas de suicide de praticiens et de la souffrance des personnels médicaux, ces résultats étonnent à peine. Si la représentativité de l’échantillon de ses répondants n’est pas assurée, « les taux de réponses sont relativement importants et les résultats cohérents avec d’autres études récentes, comme celle parue en 2016 dans le Journal of the American Medical Association », commente le professeur Patrick Hardy, coordinateur de la spécialité d’internat psychiatrie en Ile-de-France.

Quelque 22 000 futurs et jeunes médecins ont répondu au questionnaire – dont 20 % d’étudiants de deuxième année et de troisième année, 40 % d’externes et 35 % d’internes. Parmi eux, près de 24 % déclarent avoir déjà eu des « idées suicidaires », un chiffre supérieur de 10 points à celui du Conseil national de l’ordre des médecins dans son enquête sur la santé des jeunes médecins de juin 2016.
« Une population vulnérable »

Comment expliquer cette prévalence des troubles d’anxiété et de dépression chez les jeunes médecins ? Si la rencontre avec la réalité de la maladie, ainsi que la difficile préparation du concours d’internat à la fin de la sixième année, expliquent en partie les difficultés pour les plus jeunes étudiants et les externes, les internes sont, selon Patrick Hardy, « une population particulièrement vulnérable car ils passent bien souvent, en l’espace de vingt-quatre heures et sans préparation, du statut d’étudiant externe à celui d’interne quasi responsable de la vie ou de la mort des patients ». Le tout avec des horaires à rallonge, malgré un plafonnement théorique du temps de travail à l’hôpital (quarante-huit heures par semaine), souvent non respecté.

En plus de cette forte charge de travail, le fait de se sentir seul face aux difficultés, sans soutien des pairs ou de la hiérarchie, est le « facteur de risque qui ressort le plus de notre étude », commente Leslie Grichy. Pour les futurs et jeunes praticiens, la découverte de l’hôpital est encore souvent celle d’un monde où le médecin peut difficilement montrer un signe de faiblesse, « où ceux qui souffrent se taisent », craignant que cela fasse d’eux de mauvais médecins.

Face à cette situation, de plus en plus de praticiens appellent à un « changement culturel ». « C’est un métier où l’on apprend malheureusement dès les premières années à s’endurcir, à ne pas se plaindre, à mettre de côté sa propre santé, car c’est le malade avant tout… », rappelle le docteur Max-André Doppia.

A la tête de la commission Smart (pour santé du médecin anesthésiste-réanimateur au travail) du Collège français des anesthésistes-réanimateurs (CFAR), il œuvre ainsi, entre autres, pour faire entendre « qu’un médecin a le droit d’être malade ». Le CFAR a lancé début avril la campagne « Dis doc, t’as ton doc ? », incitant les médecins à se faire soigner eux aussi quand ils sont malades, à abandonner l’autodiagnostic et l’automédication. Il rappelle que « 80 % des médecins n’ont pas de médecin traitant ». Parmi les principales propositions présentes à la fin de l’enquête figure la mise en place de « temps d’échanges réguliers » pour parler de ses difficultés et prévenir les risques psychosociaux. Des temps d’échanges qui existaient par le passé, selon Max-André Doppia, « mais qui ont disparu du fait d’une logique de management faisant disparaître les temps morts non productifs ».

La « stratégie nationale d’amélioration de la qualité de vie au travail » à l’hôpital annoncée par l’ex-ministre de la santé, Marisol Touraine, en décembre 2016, évoquait elle aussi le renforcement « des réunions d’équipe » et la mise en place de « dispositifs d’écoute offrant un soutien psychologique » en cas de difficulté. Des dispositifs d’alerte et de soutien qui existent aujourd’hui dans de nombreuses facultés de médecine, mais qui continuent à manquer au sein des hôpitaux, que fréquentent quasi exclusivement les jeunes médecins dès leur accès à l’internat.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/06/13/66-des-futurs-et-jeunes-medecins-souffriraient-d-anxiete_5143429_1651302.html#1gA8QsxYIgUs6Oif.99


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Dépression : un quart des étudiants en médecine laissés en souffrance
Stéphanie Lavaud rancais.medscape.com/*  28 juin 2017
Paris, France – On commence tout juste à se pencher sur ce sujet – ô combien tabou et longtemps ignoré – de la santé psychique des étudiants en médecine. En témoigne l’enquête nationale inédite que quatre structures représentatives des jeunes et futurs médecins (ANEMF, ISNAR-IMG, ISNCCA, ISNI)* ont réalisé auprès des externes, internes, chefs de clinique-assistants (CCA), assistants hospitalo-universitaires (AHU) et assistants spécialistes (AS) [1]. Le résultat est sans appel : avec 27,7 % de dépression et surtout 23,7 % d’idées suicidaires, nos futurs soignants sont en grande souffrance et il est temps d’agir.
Lire aussi notre interview du Dr Valérie Auslender, auteur de l’ouvrage « Omerta à l’hôpital », où le médecin commente ces résultats et évoque les causes du mal-être.

23,7% ont des idées suicidaires et un quart souffrent de dépression

Burn-out, dépression, suicides… On l’entrevoit, on le pressent depuis quelques temps déjà, la redondance de ces termes quand il s’agit de parler des internes montre que les jeunes étudiants en médecine ne vont pas bien. Le constat ne se limite d’ailleurs pas à l’Hexagone (voir encadré) où les chiffres sont d’ailleurs encore peu nombreux mais éloquents. En 2016, alors qu’il s’agissait de sonder leur état de santé en général, 14 % des 8000 étudiants et jeunes médecins interrogés par le Conseil national de l’Ordre des médecins, en collaboration avec l’ANEMF, l’ISNI, l’ISNAR-IMG et l’ISNCC, avait déclaré avoir eu des pensées suicidaires (à titre de comparaison entre 3,7 et 4% des femmes et 2,6% à 3,7% des hommes âgés de 20 à 34 ans font la même réponse dans la population générale). De quoi alarmer ces mêmes syndicats qui ont décidé de consacrer une nouvelle enquête à la seule thématique de la santé mentale des jeunes étudiants en médecine. Contactés via les associations (notamment de spécialités), les syndicats, ou les réseaux sociaux, ce sont 21 768 étudiants qui ont répondu, dont 4255 en 1er cycle, 8725 en 2ème cycle et 1157 CCA-AHA-AS.
Résultat : les études de médecine sont, pour le moins, extrêmement stressantes. Chiffres du score HADS à l’appui : 66,2% des répondeurs souffrent d’anxiété, 27,7% de dépression et 23,7% ont indiqué avoir eu des idées suicidaires dont 5,8% dans le mois précédent l’enquête. Si l’on ne peut exclure des biais – comme le fait que les étudiants les plus concernés aient répondu préférentiellement –, les pourcentages donnent une idée de l’ampleur du problème. Un quart d’étudiants déprimés, c’est aussi l’ordre de grandeur retrouvé dans les enquêtes internationales (voir encadré), sans oublier les situations dramatiques « depuis novembre 2016, cinq internes se sont donné la mort ! Ces situations témoignent du malaise profond qui règne aujourd’hui chez une partie de nos confrères », commentent les organisations d’étudiants ayant mené cette enquête.

Violences psychiques chez plus de la moitié des étudiants

Quels sont les facteurs de risque ? Sans surprise, la fatigue, d'abord : 73% des quelques 8 800 internes et CCA répondants travaillent au-delà du seuil légal, fixé à 48 heures hebdomadaires. S’y ajoutent les nouvelles organisations du travail et le fameux « tournant gestionnaire » qui conduit, au nom d’incontournables économies, ceux qui travaillent à travailler encore plus. «Probablement que les conditions de travail sont de plus en plus difficiles. Il y a encore des internes qui travaillent plus de 24h d’affilée, malgré les dangers que cela comporte pour eux et ceux que cela comporte pour le patient» témoigne Leslie Grichy, vice-présidente de l’ISNI au micro de France Inter. «Les obligations réglementaires de repos mises en place en 2015 – qui font qu’en théorie, un interne qui sort de garde après 24 heures de travail doit observer un repos de 11 heures d’affilée – ne sont souvent pas respectées. Le temps de travail moyen est plutôt de 60 heures par semaine ».

Autre facteur de risque majeur mais souvent laissé dans l’ombre : les violences psychologiques telles que récemment dénoncées par le Dr Valérie Auslender dans son ouvrage Omerta à l'hôpital (Voir notre article). Plus de la moitié des internes (51,5%) et surtout des externes (62,7%) y sont confrontés, s’accompagnant, cause ou conséquence, d’un défaut de soutien des supérieurs hiérarchiques chez près de la moitié des répondants. Ces maltraitances s’inscrivent dans un « parcours de l’étudiant » où la vulnérabilité n’a pas sa place, ni la plainte, et où la demande d’aide est mal vue. En témoigne ce commentaire du Pr Eric Galam , Professeur Associé Médecine Générale (Université Paris Diderot) et Coordonnateur de l’Association Aide aux Professionnels de santé et Médecins Libéraux (AAPML) que nous interrogions il y a quelques mois sur le burn-out des internes : « Le « devenir médecin » est certes une chance méritée mais c’est aussi un parcours quasi initiatique et toujours plus ou moins violent, nous expliquait-il alors. C’est ce qu’on appelle le « hidden curriculum », le parcours implicite qui « convertit » un profane en médecin. Cette acculturation est fondée sur des règles dont on ne parle pas, tant elles sont évidentes et contraignantes : pas de place pour l’émotion, pour le doute, pour la contradiction, l’échec, l’erreur, la critique… Pas de place non plus pour la fragilité ou la demande d’aide même si tous savent qu’elles existent ».
Les études de médecine sont-elles un facteur de risque de suicide ? C’est la question à laquelle le Dr Rebecca Zivanovic (University of British Columbia, Vancouver) a tenté de répondre en comparant le taux de suicide chez les étudiants en médecine par rapport à la population générale dans 7 études menées aux Etats-Unis, en Autriche et au Brésil. Son travail a été présenté lors du dernier congrès annuel de l’American Psychiatric Association et rapporté par nos confrères de Medscape [2]. Au final, difficile de conclure car les résultats divergent et comme le souligne le principal auteur, il est quasiment impossible de trouver un « vrai » groupe contrôle pour ce type d’études. Pour autant, « bien que les données actuellement disponibles ne permettent pas d’établir un « consensus » indiquant que les étudiants en médecine soient plus ou moins à risque de suicide que la population générale, il y a une prise de conscience du fait que les jeunes médecins puissent être plus exposés ».
Pour preuve de cette prise de conscience, plusieurs études – regroupant des cohortes non françaises - se sont penchées sur la question au cours des toutes dernières années. En 2015, une revue de la littérature de 37 études menée par 2 chercheurs lisboètes retrouvait des taux de dépression chez les étudiants en médecine allant de 2,9% à 38,2%, des taux de pensées suicidaires de 4,4% à 23,1% et de tentatives de suicide entre 0,0% to 6,4% chez des étudiants en médecine [3]. Fin 2015, une méta-analyse portant sur 31 études transversales établissait ce taux de dépression des internes à 28,8%. Un an après, le JAMA publiait une revue de 199 études (n = 122 356) regroupant 43 pays – dont 1 seule française – retrouvant un taux similaire d’un quart d’étudiants dépressifs (27,2%) et de 11,1% de pensées suicidaires [4].

Contrôle du temps de travail et visite médicale

Pour prévenir les risques psycho-sociaux et favoriser cette demande d’aide, les syndicats font des propositions comme une formation des futurs médecins au management – ce n’est pas inné –, des temps d’échanges spécifiques (notamment au décours d’un événement comme la mort inattendu d’un patient) ou encore un accompagnement personnalisé. Les organisations syndicales insistent, également, sur la nécessité de « renforcer les contrôles et les sanctions en cas de non-respect du temps de travail » et recommandent la mise en place d’une visite d'aptitude en service santé au travail « obligatoire et systématique » pour tous les jeunes médecins à chaque changement de statut (externe, interne, assistant). Ce qui est actuellement loin d’être le cas : dans l’enquête, seuls 45,3% des répondants en avaient déjà vu un. Une façon aussi d’inciter les jeunes médecins à consulter quand ils ont un problème et à choisir un médecin traitant plutôt que privilégier « autodiagnostic et automédication » comme le rappelait encore récemment le Dr Max-André Doppia lors du lancement de la campagne "Dis doc, t’as ton doc?".
En attendant une véritable prise de conscience du problème et des changements en profondeur, les syndicats étudiants signalent l’existence de plusieurs dispositifs d’écoute et d’assistance à destination des professionnels médicaux, qu’ils soient spécifiques aux jeunes et futurs médecins ou pas (voir encadré ci-dessous).
RESEAUX NATIONAUX AAPML (Association d’aide aux professionnels de santé et médecins libéraux)
N° Indigo : 0826 004 580 - http://www.aapml.fr/
APSS (Association pour les soins aux soignants) : http://www.apss-sante.org/
Collège français d'anesthésie-réanimation (CFAR) : N° Vert : 0800 00 69 62 - e-chat http://cfar.org/sante-au-travail-smart/
MOTS (Médecin Organisation Travail Santé) : N°: 0608 282 589- http://www.association-mots.org/
SPS (Soins aux professionnels de santé) : N° Vert : 0805 23 23 36 http://www.asso-sps.fr/
*Intersyndicat national des internes (Isni), Intersyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale (Isnar-MG), Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf), Intersyndicat national des chefs de clinique et assistants (ISNCCA).



http://francais.medscape.com/voirarticle/3603362?nlid=116371_2864&src=WNL_topwk_170709_MSCPEDIT_FR&uac=216098SN&faf=1

THESE EN LIGNE Tentatives de suicide : Analyse pratique de l’intervention VigilanS chez les sujets âgés

Tentatives de suicide : Analyse pratique de l’intervention VigilanS chez les sujets âgés 
Par Camille ELLUL, épouse TARDY
Thèse pour le diplôme d'état de Docteur en Médecine
Présentée et soutenue publiquement le 18 mai 2017
Au Pôle Formation

Année : 2017
UNIVERSITÉ DU DROIT ET DE LA SANTÉ - LILLE 2  FACULTÉ DE MÉDECINE HENRI WAREMBOURG

http://pepite-depot.univ-lille2.fr/nuxeo/site/esupversions/4dd0193f-ca4f-4091-9407-3e2b399309fc

jeudi 20 juillet 2017

Le fondateur du PsyLab invite les psychiatres à créer d'autres webtélés en santé mentale

Le fondateur du PsyLab invite les psychiatres à créer d'autres webtélés en santé mentale

PARIS, 19 juillet 2017 (TICsanté)* - Le Dr Christophe Debien du CHRU de Lille, cofondateur de la webtélé Le PsyLab, a appelé les psychiatres à créer d'autres chaînes pour amplifier et améliorer la communication sur la santé mentale auprès d'un public jeune, lors d'un colloque sur l'e-santé mentale organisé en juin à Paris.
"C'est la seule chaîne francophone sur la psychiatrie, mais elle est faite par des quinquas. Sans concurrence, on ne s'améliore pas", a constaté le Dr Debien, intervenant sur les expériences françaises à un séminaire organisé par le centre collaborateur de l'Organisation mondiale de la santé pour la recherche et la formation en santé mentale (CCOMS) et le groupement de coopération sanitaire (GCS) pour la recherche et la formation en santé mentale dans le cadre du projet européen E-santé mentale (eMEN).
Depuis la création du PsyLab sur YouTube en 2014, près de 85.500 personnes suivent les vidéos de vulgarisation réalisées par le psychiatre lillois et son confrère, le Dr Geoffrey Marcaggi du centre hospitalier de Monteran (Guadeloupe).
"Nous sommes une petite chaîne qui monte", s'est félicité le Dr Debien (les youtubers français les plus suivis ont quelques millions d'abonnés, NDLR).
Outre la diffusion de messages de vulgarisation, les vidéos ont généré "plus de 20.000 interactions au sein d'une communauté bienveillante".
"Nous sommes suivis principalement par une population jeune, de 13-35 ans, ce qui est intéressant en termes de prévention", a-t-il estimé, rappelant que les réseaux sociaux touchent des millions de personnes. Selon le baromètre 2017 des usages des médias sociaux en France, publié en mars par Harris Interactive, YouTube a été utilisé par 35% des internautes au cours du mois précédent, en deuxième derrière Facebook, note-t-on.
Le Dr Debien a rappelé qu'il ne connaît YouTube que depuis quelques années et qu'il a découvert l'intérêt de ce média avec des vidéos faites par des patients américains racontant leur maladie. Une étude scientifique sur le sujet montrait alors qu'il n'existait aucune chaîne sur la psychiatrie réalisée par des professionnels et que "95% des nombreuses vidéos disponibles donnaient une image très négative de la psychiatrie".
"Selon moi, cela constitue un obstacle à l'accès aux soins car c'est lié en partie à l'image de la psychiatrie que peuvent avoir le grand public et aussi les autres professionnels de santé."
Démystifier la santé mentale
Avec Le PsyLab, les deux psychiatres ont voulu "démystifier la santé mentale et la psychiatrie" en reprenant les codes du cinéma, des séries et des jeux vidéo. "On a appris seul, on s'est débrouillé, prenant sur notre temps et notre argent personnels", a rapporté le Dr Debien, qui a précisé avoir refusé les propositions de soutiens financiers des laboratoires pharmaceutiques.
"On a commencé avec 300 abonnés, la famille, les amis, les internes. Et soudain, on est passé de 1.500 abonnés à 12.000 après une vidéo sur le suicide."
Mais les deux psychiatres n'avaient "pas anticipé" les appels au secours. "Nous avons réussi à gérer la crise à distance, en basculant sur messagerie privée mais cela pose un problème de responsabilité et de temps disponible", a souligné le Dr Debien.
Il a souligné l'importance d'"avoir des soignants derrière les machines" et cité l'exemple des forums de discussion, où viennent souvent s'exprimer des personnes sur le point de se suicider. Aux Etats-Unis, une équipe de l'université Emory à Atlanta a développé une appli Relief Link pour la prévention du suicide et sur le forum, un algorithme permet de détecter des messages suggérant un passage à l'acte et envoie une alerte à une équipe de 80-90 bénévoles formés, qui ensuite peuvent solliciter un expert.
Pour découvrir Le PsyLab: www.youtube.com/user/lepsylab. Le PsyLab est aussi sur Facebook et Twitter et a son site internet: lepsylab.com.
ld/gb/ab

http://www.ticsante.com/le-fondateur-du-Psylab-invite-les-psychiatres-a-creer-d-autres-webteles-en-sante-mentale-NS_3617.html

IRLANDE Un documentaire réalisé pour montrer le travail de prévention du suicide effectué par un groupe de chauffeurs de taxi de Kilkenny

Un documentaire réalisé pour montrer le travail de prévention du suicide effectué par un groupe de chauffeurs de taxi de Kilkenny (Irlande) a gagné à Galway Film Fleadh.

'Throwline', qui raconte l'histoire de Taxi Watch, a fait l'objet d'un visionnage local à Kilkenny City en mai, mais a eu sa première mondiale au festival hier.

Il était en course pour le Best Short Documentary, et il a remporté le prix.

Derek Devoy qui a fondé Taxi Watch a déclaré à KCLR Live qu'il était ravi de la reconnaissance.


Ishka Films présente Throwline - un court documentaire de Mia Mullarkey
Un groupe de chauffeurs de taxi à Kilkenny, en Irlande, se regroupent pour former un groupe de prévention du suicide appelé Taxi Watch. En position unique pour patrouiller la nuit, les conducteurs gardent la veille sur les rues et les ponts de la ville et offrent de l'aide à ceux qui se sentiront démunis.  Dans ce court documentaire, l'équipe accompagne les conducteurs la nuit et témoigne de leur monde de secours et de révélations.
Derek Devoy conduit un taxi depuis 15 ans. Après avoir sauvé un homme d'un saut d'un pont en retard une nuit, Derek se rend compte que les chauffeurs de taxi sont en mesure d'aider les gens à leur plus bas moment. L'expérience de Derek en matière de dépression lui donne l'idée de mettre en place Taxi Watch et d'aider les personnes se sentant seules ou perdues. En tout temps, les autres chauffeurs de taxi rejoignent Derek et commence un mouvement national.

MISE A JOUR : Prévention des conduites addictives à l’Ecole : les vidéos de la journée du 28 juin sont en ligne

Prévention des conduites addictives à l’Ecole : les vidéos de la journée du 28 juin sont en ligne
Publié le 18/07/2017  sur www.drogues.gouv.fr*


La MILDECA, le ministère de l'Education nationale, le secrétariat général pour la modernisation de l'action publique (SGMAP), le réseau des universités pour l'éducation à la santé (UNIRèS) et le laboratoire FrED de l'Université de Limoges ont organisé mercredi 28 juin 2017, en Salle Pierre Laroque, au ministère des Solidarités et de la Santé, une journée consacrée à la prévention des conduites addictives à l'école.
Ouverte par Madame la ministre des Solidarités et de la Santé, la journée a été filmée et les différents temps forts sont désormais en ligne sur la chaine Dailymotion de la MILDECA.
Devant une salle comble, acteurs de l'Education nationale, chercheurs en sciences de l'éducation, professionnels de la prévention sont intervenus pour enrichir la réflexion animée par la MILDECA. Le dispositif innovant de consultation citoyenne (« atelier citoyen ») mobilisé sur ces questions a également fait l’objet d’une présentation de la part du Secrétaire général à la modernisation de l’action publique.
La journée avait notamment pour ambition montrer que les élèves qui acquièrent des Compétences psychosociales (CPS), le plus précocement possible dans leur parcours scolaire, sont mieux armés pour faire face aux conduites addictives. Les programmes présentés pendant la journée, fondés sur l’acquisition des CPS, montrent que le déploiement de ces compétences favorise autant le bien-être à l'école que la réussite scolaire, et peuvent être utiles à la prévention d’autres risques tels que les  violences, la radicalisation, le suicide, etc.
Cette rencontre a également ouvert des pistes pragmatiques et réalistes pour le bien-être et la réussite scolaire et personnelle des jeunes comme :
  • Penser l’acquisition des compétences psychosociales au niveau de la classe dans toutes les disciplines et tout au long du parcours de l’élève en profitant de tous les outils disponibles tels que les parcours éducatif de santé (PES) et les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) ;
  • Ancrer cette dynamique au niveau des territoires, pour y adapter les programmes validés, avec l’aide des partenaires locaux et en fonction des ressources et des forces existantes.


* http://www.drogues.gouv.fr/actualites/prevention-conduites-addictives-lecole-videos-de-journee-28-juin-ligne


Journée de prévention des conduites addictives à l'école - 28 juin 2017
Source Publié le 23/06/2017 sur drogues.gouv.fr*



Le 28 juin prochain, la MILDECA, le ministère de l’Education nationale, le Secrétariat général à la modernisation de l’action publique, le réseau UNIRèS et le laboratoire FRED de l’Université de Limoges organisent une journée sur la prévention des conduites addictives à l’Ecole.

Cette journée fera intervenir et dialoguer des acteurs de l’Education nationale, des chercheurs en sciences de l’éducation, des professionnels de la prévention ainsi qu’un panel de citoyens. Elle permettra d’enrichir la réflexion engagée par la MILDECA en vue de l’élaboration de la prochaine stratégie nationale de prévention des conduites addictives. C’est dans cette perspective que les citoyens sollicités par la MILDECA sur la place de la prévention des conduites addictives dans les enseignements scolaires viendront présenter les résultats de leurs travaux.


Principaux enjeux de la journée
Promouvoir la prévention fondée sur les compétences psychosociales (CPS) et favoriser leur intégration « par l’école » et « pour l’école »

Les acquis de la recherche guident les pouvoirs publics vers des stratégies de prévention fondées sur le déploiement des compétences psychosociales en intervenant le plus précocement possible dans le parcours scolaire des élèves (Expertise collective Inserm « Les conduites addictives chez les adolescents » parue en 2014).

La journée a pour ambition de montrer que la prévention par les CPS est non seulement efficace pour prévenir les conduites à risque telles que les conduites addictives mais aussi porteuse de qualité de vie à l’école et de réussite scolaire.

Promouvoir les CPS comme un ensemble de compétences fondamentales utiles c’est également prévenir d’autres risques : violences, radicalisation, suicide etc. Ainsi, les CPS sont mobilisables indépendamment des thématiques.


Repenser une stratégie d’animation territoriale de prévention fondée sur les CPS

Favoriser une dynamique d’acteurs et de territoires autour du développement des compétences psychosociales en milieu scolaire
Définir les besoins prioritaires dans le cadre d’un diagnostic des besoins des établissements scolaires du territoire
Améliorer le partenariat local pour mobiliser toutes les compétences utiles
Coordonner les acteurs amenés à participer aux différentes actions du programme de prévention pour faire en sorte qu’ils interviennent en complémentarité
Répartir/redéfinir les rôles de chacun dans le programme et dans l’atteinte des objectifs

Renforcer la formation et les ressources sur les CPS
Consolider l’offre de formation dans les plans de formation de l’éducation nationale
Développer la formation en direction des personnels ressources
Développer une offre de formation sur les CPS adaptée dans les plans de formation initiale et continue
Proposer des ressources accessibles en ligne pour favoriser l’appropriation des compétences psychosociales par les acteurs de l’éducation nationale


Télécharger le dossier du participant (PDF - 1.83 Mo)

ALLER PLUS LOIN
Consulter le site dédié à la journée
Consulter la page dédiée à la prévention des conduites addictives sur le site de l’Education nationale
EDUSCOL – page addictions / Canopée
Site de l'UNIRES
Consulter la page sur les CPS sur le site de Santé publique France
Consulter la Malette des CPS sur le site de l’IRESP
La journée CJC sur le site Fédération Addictions
Expertise collective Inserm « Les conduites addictives chez les adolescents » 2014
MAAD Digital
Consulter l’ouvrage Jeunes et addictions sur le site de l’OFDT 

source http://www.drogues.gouv.fr/actualites/journee-de-prevention-conduites-addictives-lecole-28-juin-2017#sthash.hal7Yaq8.dpbs


1 er post sur le sujet : 26/06/2017 

mardi 18 juillet 2017

ILE DE LA REUNION Lancement du Projet APSOM (Algorithme de prévention du suicide en Outre-mer à La Réunion

Dr Erick Gokalsing : "Le suicide est l’affaire de tous"
LINFO.RE –du 18.07.2017

Psychiatre à l’EPSMR et coordonnateur local du projet Apsom, le docteur Erick Gokalsing est l’invité du 12h30 d’Antenne Réunion pour évoquer la problématique du suicide.

Diminuer le nombre de tentatives de suicides, c’est l’objectif d’un nouveau programme lancé cette semaine à La Réunion, présenté par le docteur Erick Gokalsing le programme Aspom (Algorithme de prévention du suicide en Outre-mer à La Réunion), on recense 2 tentatives chaque jour et une centaine de suicides par an.

"La situation actuelle, d’après les derniers chiffres, on a des tendances qui évoluent plutôt favorablement. Mais il ne faut pas pour autant se glorifier car il y a encore une véritable urgence au niveau mondial, dans la France et dans les Dom. C’est la raison pour laquelle nous avons souhaité lancer ce projet qui porte sur les Départements d’Outre-mer historiques"

Les femmes et les jeunes sont les principales victimes

Les femmes et les jeunes de 15 à 24 ans restent les principales personnes touchées, comme le confirme le psychiatre à l’Établissement public de santé mentale de La Réunion (EPSMR).

"A La Réunion, on a des cas de suicide qui touchent plus particulièrement les jeunes. Le suicide est la deuxième cause de mortalité dans le monde chez les jeunes. Dans l’île, c’est même quasiment à 1 % près autant que la première cause de mortalité, que sont les accidents de la route."

"Au niveau des suicides aboutis, ce sont les hommes qui sont les plus touchés par le suicide, mais les tentatives de suicide sont plutôt faites par des femme, qui sont hospitalisées pour ce motif."
Plusieurs causes expliquant le passage à l’acte

"La dépression est l’un des facteurs, mais il y en a d’autres à prendre en compte, comme les traumatismes durant l’enfance ou la détresse psycho-sociale. Il y a aussi des particularités dans chaque population et dans chaque culture."
Algorithme de prévention du suicide Outre-mer

"L’objectif est de se centrer sur les personnes qui ont déjà fait une tentative de suicide. 15 à 20 % des personnes qui ont déjà fait une tentative vont réitérer. Nous voulons donc faire diminuer ce chiffre. Le suicide est l’affaire de tous."

http://www.linfo.re/la-reunion/sante/722713-dr-erick-gokalsing-le-suicide-est-l-affaire-de-tous 



INFO +

Pour en savoir plus sur projet (APSOM) Voir post du 8 mars 2016 http://blogdinfosuicide.blogspot.fr/2016/03/martinique-prevention-suicide.html 


article lié

2 tentatives de suicide par jour à La Réunion
LINFO.RE –  le 18.07.2017

Dans son dernier rapport sur les suicides et tentatives de suicides à La Réunion, L’Observatoire Régional de la Santé de l’île relève que 2 tentatives de suicide par jour sont comptabilisées. Un constat particulièrement alarmant pour La Réunion où le taux de mortalité par suicide est plus élevé chez les jeunes. Sur le département, un nouveau dispositif de prise en charge est mis en place.
Selon l’Observatoire Régional de la Santé de La Réunion (ORS) en moyenne chaque année ce sont 750 séjours hospitaliers en lien avec une tentative de suicide qui ont été comptabilisés de 2011 à 2013.

Cela représente 2 tentatives de suicide par jour et près de 700 patients pris en charge pour tentative de suicide.

Les femmes et les jeunes plus concernés

65% des tentatives de suicide concernent les femmes. Les jeunes entre 15 et 24 ans sont plus particulièrement concernés puisqu’ils représentent 38 % de l’ensemble des tentatives de suicide chez les patients hospitalisés.

Sur la période entre 2011 et 2013, en moyenne chaque année 570 passages aux services des urgences hospitalières ont été enregistrés pour tentative de suicide. Les recours concernent à 55% des femmes.

88 décès par suicide ont été comptabilisés chaque année entre 2009 et 2011 à La Réunion. Ici, les trois quarts des suicides concernent des hommes. Toutes les classes d’âge sont concernées dans cette surmortalité masculine.

Taux de mortalité plus élevé chez les jeunes

Contrairement à la situation métropolitaine, la mortalité par suicide n’augmente pas avec l’âge sur l’île.

La Réunion se caractérise par des taux de mortalité par suicide particulièrement élevés chez les jeunes. 75% des suicides ont lieu avant 55 ans dont 14% avant l’âge de 25 ans.

91,8% des patients ne sont pris en charge qu’une seule fois pour tentative de suicide. Cependant, 8,2% d’entre eux sont pris en charge plusieurs fois. 64,8% de ces patients sont des femmes d’une moyenne d’âge d’environ 32 ans.

En moyenne entre 2011 et 2013 plus de 82% des personnes qui ont tenté de se suicider l’on fait par le moyen de substance solide ou liquide tel que les médicaments.

Selon la répartition des passages aux urgences pour tentative de suicide le plus fort taux se trouve chez les hommes entre 25 et 44 ans (45%).

Chez les femmes ce sont les moins de 25 ans les plus touchées puisqu’elles représentent 41% de ces passages.

http://www.linfo.re/la-reunion/societe/722704-tentative-de-suicide-la-jeunesse-reunionnaise-plus-touchee

AUTRE ARTICLE Sur le sujet


APSOM, un suivi des patients pour réduire le taux de suicide 
Infos Santé 18 juil 2017 www.clicanoo.re/*

A La Réunion, plus de 80% des tentatives de suicide sont effectuées par prise de médicaments.

Cette semaine, démarre le programme APSOM (Algorithme de Prévention du Suicide Outre-Mer). Les objectifs majeurs : mieux connaître les populations exposées au risque suicidaire et surtout faire diminuer sensiblement le nombre de tentatives de suicides dans nos départements. Ce programme hospitalier de recherche clinique interrégional mobilise l’équipe IPSOM (Impact du Psychotraumatisme et du Suicide Outre-Mer) de l’unité de recherche 1178 de l’INSERM. Il réunit des médecins et des chercheurs de 4 départements d’outre-mer (Guadeloupe, Guyane, Martinique, et La Réunion) et de Polynésie. Il associe également les médecins libéraux ultramarins.
La prise en charge des patients suicidant est, dans les départements d’outre-mer, hétérogène et compliquée. Le suivi de ces patients est souvent difficile en aval en raison du manque de psychiatres et de psychologues libéraux, jusqu’à 4 fois mois qu’en métropole. Aussi, la surcharge de travail dans les Centres Médico-Psychologiques peuvent également rendre compliqué le suivi. C'est pourquoi la mise en place d’un système de veille, qui implique les acteurs de soins primaires, servirait à mieux connaître la population des sujets faisant une tentative de suicide, et à structurer leur prise en charge. C’est justement l’objet d’étude d’APSOM.
Le professeur Jehel, professeur de psychiatrie à l'Université des Antilles et chef de service psychiatrie et addictologie au CHU de la Martinique dirige l'équipe Outre-Mer de l'INSERM. Il explique le fonctionnement de l'étude d'APSOM : https://www.youtube.com/watch?v=maiMIlyNXZE
 
Le programme APSOM vise essentiellement à évaluer l’efficacité d’un nouveau protocole de prise en charge des patients suicidant. Tout commence en métropole, avec le déploiement du protocole Algos. En quelques mots, Algos recommande qu’un patient suicidant pris en charge par un service d’urgence soit, à sa sortie, recontacté au domicile, par téléphone et par courrier, à un intervalle régulier. Un système de suivi qui a déjà fait ses preuves et qui va servir de base à l’expérimentation en Outre-mer.
En effet, le projet APSOM ajoute à cette prise en charge l’intervention d’un professionnel de santé, idéalement le médecin traitant du patient. Ce médecin sera associé à une évaluation régulière, dans les mois suivants. C’est en effet dans l’année qui suit une tentative de suicide que le risque de réitération est le plus fort.
Sur la base des résultats déjà obtenus en métropole, les chercheurs estiment que le protocole enrichi pourrait permettre de diviser par 3 le taux de réitération des tentatives de suicide en outre-mer.
L'étude va permettre, en parallèle du protocole de prise en charge, de recueillir des données sur les personnes exposées au risque suicidaire. Aujourd'hui, les statistiques recueillies par l'Observatoire Régional de la Santé (ORS), se limitent à l'âge et au sexe ou au mode de suicide.

Les chiffres du suicide à la Réunion

  • Chaque année, 88 décès par suicide ont été comptabilisés sur la période 2009-2011. Trois quarts de ces suicides concernait les hommes, toutes classes d'âge confondues.
  • Entre 2011 et 2013, environ 2 tentatives de suicide ont eu lieu par jour. Ce qui représente 750 séjours hospitaliers par an en lien avec une tentative de suicide.
  • Les tentatives de suicide concernent davantage les femmes (65%).
  • Les jeunes, de 15 à 25 ans représentent 38% de l'ensemble des tentatives de suicide chez les patients hospitalisés. En effet, La Réunion se caractérise par des taux de mortalité par suicide particulièrement élevés chez les jeunes, avec 75% des suicides à la Réunion qui ont lieu avant 55 ans, dont 14% avant l'âge de 25 ans.
  • Plus de 80% des tentatives de suicide sont effectuées par prise de médicaments
  • Sur l'île, la mortalité par suicide n'augmente pas avec l'âge, contrairement à la situation en métropole.

* https://www.clicanoo.re/Societe/Article/2017/07/18/APSOM-un-suivi-des-patients-pour-reduire-le-taux-de-suicide_480562


INFO +

Lettre de l'ORS Fevrier 2017 https://www.ors-ocean-indien.org/IMG/file/newsletter/1_03022017.pdf

Tableau de bord de l'ORS Suicides et tentatives de suicides à La Réunion, mars 2015
https://www.ors-ocean-indien.org/IMG/file/tableaux_bord/TDB_Suicides_2015(1).pdf