lundi 26 juin 2017

ETUDE RECHERCHE EUROPE : Groupe de travail sur le programme national de prévention du suicide en Europe Recommandations de l'EESPP

Titre original :  Evidence-based national suicide prevention taskforce in Europe: A consensus position paper
Gil Zalsman a, b, m, , , Keith Hawton c, m, Danuta Wasserman d, m, Kees van Heeringen e, m, Ella Arensman f, m, Marco Sarchiapone g, m, Vladimir Carli d, m, Cyril Höschl h, m, Petr Winkler h, m,
Judit Balazs i, m, György Purebl j, m,  Jean Pierre Kahn k, m,  Pilar Alejandra Sáiz l, m, Julio Bobes l, m, Doina Cozman n, m,  Ulrich Hegerlo, m,  Elmārs Rancāns p, m,  Gergö Hadlaczky d, m, Chantal Van Audenhove q, m,  Haggy Hermesh l, m,  Merike Sisask r, m,  Armen Melik Peschayan s, m, Nestor Kapusta t, m,  Virginja Adomaitiene u, m,
Vesta Steibliene u, m,  Iwowa Kosiewska v, m, Vsevolod Rozanov v, m,
Philp Courtet w, Joseph Zohar x,
European Evidence-Based Suicide Prevention Program [EESPP] Group by the Expert Platform on Mental Health, Focus on Depression
a Geha Mental Health Center and Sackler Faculty of Medicine, Tel Aviv University, Tel Aviv, Israel
b Division of Molecular Imaging and Neuropathology, Department of Psychiatry, Columbia University, New York, NY, USA
c Centre for Suicide Research, University of Oxford, UK
d National Centre for Suicide Research and Prevention of Mental Ill-Health (NASP), Karolinska Institute, Stockholm, Sweden
e Unit for Suicide Research, Ghent University, Belgium
f National Suicide Research Foundation, Department of Epidemiology and Public Health, University College Cork, Ireland
g Department of Medicine and Health Science, University of Molise, Via De Santis Campobasso and National Institute for Health, Migration and Poverty, Roma, Italy
h National Institute of Mental Health, Klecany, Czechia
i Department of Developmental and Clinical Child Psychology, Institute of Psychology, Eotvos Lorand University, and Vadaskert Child Psychiatric Hospital and Outpatient Clinic, Budapest, Hungary
j Institute of Behavioral Sciences, Semmelweis University Budapest, Hungary
k Université de Lorraine, Pôle de Psychiatrie et Psychologie Clinique, Centre Psychothérapique de Nancy-Laxou, France
l Department of Psychiatry, University of Oviedo, Centro de Investigación Biomédica en Red de Salud Mental, CIBERSAM, Oviedo, Spain
m Department of Community Mental Health, Faculty of Social Welfare and Health Sciences, University of Haifa, Haifa, Israel
n Department of Clinical Psychology, “Iuliu Hatieganu” University of Medicine and Pharmacy, Cluj-Napoca, Romania
o Department of Psychiatry and Psychotherapy, University of Leipzig, Germany
p Department of Psychiatry and Narcology, Riga Stradins University, Latvia
q University of Leuven, Belgium
r Estonian-Swedish Mental Health and Suicidology Institute (ERSI) AND Tallinn University, Estonia
s Yerevan state medical university, Armenia
t Department for Psychoanalysis and Psychotherapy, Medical University of Vienna, Austria
u Lithuanian University of health sciences, Lithuania
v Odessa National Mechnikov University, Odessa, Ukraine
w Montpellier University, Montpellier Academic Hospital, Fondamental Foundation, France
x Psychiatry department, Sheba Health Center and Sackler School of Medicine, Tel Aviv University, Israel
European Neuropsychopharmacology
Volume 27, Issue 4, April 2017, Pages 418–421
SHORT COMMUNICATION
Received 4 January 2017, Accepted 18 January 2017, Available online 1 February 2017 
En ligne sur http://www.nsrf.ie/wp-content/uploads/2017/03/Zalsman%20et%20al%202017.pdf 

Traduction infosuicide (N’hésitez pas à nous signaler toute erreur)

1. Contextes
Plus de 150 000 en Europe et 800 000 personnes dans le monde, meurent chaque année par suicide (
WHO, 2015), représentant 1 à 4% de tous les décès annuels. Le suicide est le second et, dans certains pays européens, la première cause de décès parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans (OMS, 2015), dépassant ainsi le nombre de décès accidentels. En Europe, les taux de suicide sont les plus élevés en Europe de l'Est  (Nock et al., 2008). Mann et al. (2005) ont identifié un certain nombre de stratégies efficaces, au niveau national, de prévention du suicide.
La résolution du Parlement européen sur la santé mentale 2008/2209 (INI) a adopté une série de recommandations pour les États membres européens. Il a proposé des domaines d'action prioritaires tels que définis dans le Pacte européen sur la santé mentale et le bien-être. Le Parlement européen souligne la nécessité de mettre en œuvre des programmes intersectoriels pour la prévention de la dépression et du suicide dans tous les États membres.
En 2005, les ministres de la Santé de la région OMS - Europe ont signé un accord stipulant que les programmes de prévention du suicide devraient être mis en œuvre dans tous les pays européens. Depuis lors, de nombreux pays ont développé de tels programmes, cependant, il n'existe pas encore de norme minimale croisée à l'échelle européenne fondée sur des preuves pour une prévention nationale efficace du suicide. Récemment, 29 experts en prévention du suicide de 17 pays européens
(The Task Force for the European Evidence-Based Suicide Prevention Program, EESPP) ont procédé à une revue systématique des preuves de l'efficacité des interventions de prévention du suicide publiées au cours de la dernière décennie (Zalsman et al., 2016). Au cours de trois rencontres en face-à-face, le groupe EESPP a élaboré une déclaration de consensus qui, en fonction des résultats des examens systématiques, résume les exigences minimales pour les programmes nationaux de prévention du suicide et les stratégies à employer.
2. Stratégies de prévention du suicide fondées sur des données probantes
Chaque programme national de prévention du suicide devrait s'appuyer sur des stratégies fondées sur des données probantes.
Les stratégies de prévention du suicide qui ont été les plus avancées selon l'examen systématique de 2016 publié dans la Lancet Psychiatry (Zalsman et al., 2016) peuvent être divisées en deux approches complémentaires, stratégies de politique de santé publique et stratégies de soins de santé ( Figure 1).
Figure 1
   

Figure 1
    
Stratégies fondées sur la preuve de la prévention du suicide dans les soins de santé mentale et dans les approches de santé publique.
 

Ceci comprend:
1. Restriction de l'accès aux moyens létaux (santé publique).2. Traitement de la dépression (pharmacothérapie et psychothérapie (soins de santé)).3. Assurer la chaîne de soins (soins de santé).4.  Prévention universelle en milieu scolaire (santé publique).

Pour plus de détails, voir
Zalsman et al., (2016).
3. Principes de la prévention nationale du suicide
Les principes suivants ont été convenus:
1.  Chaque pays européen devrait concevoir un programme de prévention du suicide.2.  Un groupe de travail sur la prévention du suicide devrait être établi dans chaque pays pour mettre en œuvre le programme.3.    La stratégie de prévention du suicide devrait être distincte de la stratégie générale en matière de santé mentale et avoir un financement indépendant, mais être coordonnée avec elle.4.   Un programme d'évaluation scientifique devrait accompagner tous les programmes nationaux.5.     Chaque pays devrait surveiller les données validées normalisées sur les taux annuels de tentatives et de suicides.6.     Les données concernant le montant du soutien financier de chaque groupe de travail national sur la prévention du suicide devraient être enregistrées ainsi que le pourcentage du PIB et du budget national total pour la prévention.7.    Le programme de prévention du suicide, le groupe de travail et l'évaluation du programme devraient être financés par les gouvernements respectifs.
4. Groupe de travail national sur la prévention du suicide
Nous suggérons que dans chaque pays européen, le comité de pilotage d'un programme national de prévention du suicide devrait inclure au moins les participants suivants:1.     Un professionnel de la santé mentale ayant une expertise en suicidologie.2.     Un professionnel de la santé publique ayant une expertise en suicidologie.3.    Un représentant gouvernemental de haut rang.
Les organisations non gouvernementales compétentes devraient être en mesure de rejoindre le groupe de travail à titre consultatif.
Nous suggérons fortement à tous les pays européens d'initier ou de renforcer les programmes nationaux de prévention du suicide et les groupes de travail actuels, en fonction de ces principes convenus, afin de réduire le fardeau du suicide en Europe. Étant donné qu'un seul suicide entraîne des coûts directs et indirects estimatifs d'env. Un million d'euros en société (
CDC, 2015), ce qui correspond à une perte annuelle en Europe de 150 milliards d'euros, la prévention du suicide a également un impact économique important et devrait être prioritaire dans tous les pays européens. 
Déclaration de financementCe projet a été soutenu par Expert Platform on Mental Health, Focus on Depression (EPD) and the European College of Neuropsychopharmacology (ECNP), qui n'a pourtant aucun rôle supplémentaire dans aucun des aspects du projet.



References
- CDC, 2015. Estimated Lifetime Medical and Work-Loss Costs of Fatal Injuries — United States, 2013. Morbidity and Mortality Weekly
- World Health Organization, 2015. WHO Suicide Data. Retrieved from: http://www.who.int/mental_health/prevention/suicide/suicideprevent/en/.


source  http://www.nsrf.ie/wp-content/uploads/2017/03/Zalsman%20et%20al%202017.pdf

ACTU DU SITE INFOSUICIDE.ORG - La rubrique liens finalisée


France
Autres pays




Nous avons besoin de vous pour faire vivre cette rubrique, n’hésitez pas à nous signaler les sites internet de vos structures, organismes, réseaux, collectifs, annuaires etc,  agissant directement ou indirectement dans la prévention du suicide et reconnus par les partenaires et réseau, pour les y rajouter, ainsi que tout lien modifié ou défectueux.

Journée de prévention des conduites addictives à l'école - 28 juin 2017

Journée de prévention des conduites addictives à l'école - 28 juin 2017
Source Publié le 23/06/2017 sur drogues.gouv.fr*




Le 28 juin prochain, la MILDECA, le ministère de l’Education nationale, le Secrétariat général à la modernisation de l’action publique, le réseau UNIRèS et le laboratoire FRED de l’Université de Limoges organisent une journée sur la prévention des conduites addictives à l’Ecole.

Cette journée fera intervenir et dialoguer des acteurs de l’Education nationale, des chercheurs en sciences de l’éducation, des professionnels de la prévention ainsi qu’un panel de citoyens. Elle permettra d’enrichir la réflexion engagée par la MILDECA en vue de l’élaboration de la prochaine stratégie nationale de prévention des conduites addictives. C’est dans cette perspective que les citoyens sollicités par la MILDECA sur la place de la prévention des conduites addictives dans les enseignements scolaires viendront présenter les résultats de leurs travaux.


Principaux enjeux de la journée
Promouvoir la prévention fondée sur les compétences psychosociales (CPS) et favoriser leur intégration « par l’école » et « pour l’école »

Les acquis de la recherche guident les pouvoirs publics vers des stratégies de prévention fondées sur le déploiement des compétences psychosociales en intervenant le plus précocement possible dans le parcours scolaire des élèves (Expertise collective Inserm « Les conduites addictives chez les adolescents » parue en 2014).

La journée a pour ambition de montrer que la prévention par les CPS est non seulement efficace pour prévenir les conduites à risque telles que les conduites addictives mais aussi porteuse de qualité de vie à l’école et de réussite scolaire.

Promouvoir les CPS comme un ensemble de compétences fondamentales utiles c’est également prévenir d’autres risques : violences, radicalisation, suicide etc. Ainsi, les CPS sont mobilisables indépendamment des thématiques.


Repenser une stratégie d’animation territoriale de prévention fondée sur les CPS

Favoriser une dynamique d’acteurs et de territoires autour du développement des compétences psychosociales en milieu scolaire
Définir les besoins prioritaires dans le cadre d’un diagnostic des besoins des établissements scolaires du territoire
Améliorer le partenariat local pour mobiliser toutes les compétences utiles
Coordonner les acteurs amenés à participer aux différentes actions du programme de prévention pour faire en sorte qu’ils interviennent en complémentarité
Répartir/redéfinir les rôles de chacun dans le programme et dans l’atteinte des objectifs

Renforcer la formation et les ressources sur les CPS
Consolider l’offre de formation dans les plans de formation de l’éducation nationale
Développer la formation en direction des personnels ressources
Développer une offre de formation sur les CPS adaptée dans les plans de formation initiale et continue
Proposer des ressources accessibles en ligne pour favoriser l’appropriation des compétences psychosociales par les acteurs de l’éducation nationale


Télécharger le dossier du participant (PDF - 1.83 Mo)

ALLER PLUS LOIN
Consulter le site dédié à la journée
Consulter la page dédiée à la prévention des conduites addictives sur le site de l’Education nationale
EDUSCOL – page addictions / Canopée
Site de l'UNIRES
Consulter la page sur les CPS sur le site de Santé publique France
Consulter la Malette des CPS sur le site de l’IRESP
La journée CJC sur le site Fédération Addictions
Expertise collective Inserm « Les conduites addictives chez les adolescents » 2014
MAAD Digital
Consulter l’ouvrage Jeunes et addictions sur le site de l’OFDT 

source http://www.drogues.gouv.fr/actualites/journee-de-prevention-conduites-addictives-lecole-28-juin-2017#sthash.hal7Yaq8.dpbs

AUTOUR DE LA QUESTION 5 millions de français n'accèdent pas à leurs droits à la santé selon l'Académie de Médecine

5 millions de français n'accèdent pas à leurs droits à la santé selon l'Académie de Médecine

L'académie de médecine vient de rendre public un rapport intitulé " PRECARITE, PAUVRETE ET PREVENTION EN SANTE" dans lequel elle dresse un bilan pour le moins mitigé sur les résultats obtenus en matières d'accès aux soins et à la prévention pour les personnes les plus fragiles et vulnérables. La santé des personnes précaires et pauvres est de plus en plus compromise et ce en dépit du déploiement de moyens importants. L’Académie de médecine préconise la création d’une mission interministérielle de lutte contre l’exclusion en santé.

Selon le rapport de l'Académie de Médecine plus de 5 millions de personnes n'accèdent pas à leurs droits à la santé. Parmi les plus précaires, l'espérance de vie à 35 ans est diminuée de plusieurs années, le risque de dépression est multiplié par 2,4, celui de maladies métaboliques par 2,9, de maladie cardio-vasculaire par 1,4. Les enfants sont moins vaccinés, les cancers moins bien dépistés et les campagnes de prévention d’autant moins efficaces que les revenus sont plus bas.
L’accès aux soins et à la prévention est particulièrement difficile pour les populations les plus vulnérables - chômeurs, personnes âgées, femmes enceintes et enfants, familles monoparentales et malades en situation de précarité – et certains sous-groupes de la population (personnes vivant dans la rue ou en grande précarité, personnes hébergées à l’hôtel par le Samu social (115), prisonniers, gens du voyage, migrants …). Or, l’accès à la santé conditionne en grande partie la sortie de la précarité
De nouvelles initiatives doivent être encouragées pour que la santé ne reste pas une préoccupation secondaire pour les pauvres et les précaires, pour améliorer le bien-être des « exclus de la santé », pour favoriser la prévention.
Des mesures appropriées sont recommandées concernant la coordination des actions dans ce domaine, la facilitation de l’accès aux droits, le recours à des technologies facilitatrices, le déploiement ciblé des richesses de notre système de santé. L’intégration de ces spécificités contribuera à faire de la santé un droit pour tous et à ce qu’il existe moins de personnes exclues de la santé. La coordination des dispositifs européens doit être renforcée
L’Académie de médecine préconise la création d’une mission interministérielle de lutte contre l’exclusion en santé dans le but de :
• Simplifier et coordonner les dispositifs existants. Intégrer l’AME dans la PUMa
• Rendre l’accès aux droits en santé automatique
• Faciliter l’intégration sociale par l’accès aux technologies de communication
• Former spécifiquement les personnels de santé à la prise en charge de ces populations
• Protéger les droits des migrants à la santé par une coordination européenne
L’Académie de médecine se situe dans le cadre de la feuille de route sur la précarité, la pauvreté, et la réinsertion promise par la Ministre de la santé, lors de son premier déplacement choisi symboliquement au centre de promotion familiale ATD Quart Monde de Noisy-le-Grand .
« La précarité est un sujet majeur de notre société. L'injustice n'est plus supportable. »Agnès Buzyn
Voir le rapport


* http://www.caducee.net/actualite-medicale/13507/5-millions-de-francais-n-accedent-pas-a-leurs-droits-a-la-sante-selon-l-academie-de-medecine.html

vendredi 23 juin 2017

MANISFESTATION Marseille (13) 26/01/2018 Anticiper, prévoir, prédire en psychiatrie : enjeux éthiques

PREMIÈRE ANNONCE
Colloque de la COMMISSION ETHIQUE et PSYCHIATRIE
Espace Ethique Méditerranéen et UMR 7268 – ADÉS (Unité Mixte de Recherche –Anthropologie bio-culturelle, Droit, Ethique et Santé)
Vendredi 26 janvier 2018
Hôpital Adultes de la Timone , Marseille

Anticiper, prévoir, prédire en psychiatrie : enjeux éthiques

Argumentaire : http://www.sirsepaca.org/actualites/depot/168_actu_fichier_joint.pdf

Informations contact Hôpital Adultes de la Timone -
264 rue Saint - Pierre - 13385 Marseille cedex5
Renseignements : Secrétariat Espace Ethique Méditerranéen - : 04 91 38 44 26 fax: 04 91 38 44 28 - secretariat.eem@ap-hm.fr – Site : www.medethique.com

AUTOUR DE LA QUESTION ETUDE RECHERCHE Jean-Paul Gaudillière : De la santé publique internationale à la santé globale

Jean-Paul Gaudillière : De la santé publique internationale à la santé globale

22 juin 2017 source inserm.fr*


Jean-Paul Gaudillière, responsable du Centre de recherche médecine sciences santé mentale et société (CERMES 3, Villejuif), cherche à comprendre comment la santé s’est globalisée. Il a obtenu un financement du Conseil européen de recherche (ERC Advanced Grant) pour étudier cette transformation historique.



Comment est né votre projet de recherche ?


Jean-Paul Gaudillière
Ingénieur agronome et biochimiste de formation, je me suis reconverti à l'histoire des sciences et de la médecine par goût personnel. J'ai longtemps travaillé sur l'évolution de la biologie et ses interactions avec la clinique et la recherche médicale durant les décennies d'après-guerre. Puis je me suis intéressé à la question du médicament et des pratiques des industriels de la pharmacie sur la même période. Pour ce travail sur l'industrie pharmaceutique, nous avions développé un réseau européen soutenu par l'European Science Foundation. A la fin du projet, une des possibilités de perpétuer les collaborations était de se focaliser sur la place prise par les thérapies médicamenteuses dans les dispositifs de la santé publique internationale, devenue ensuite la santé globale. J'ai donc proposé le projet Globhealth au Conseil européen de recherche qui a accepté de le financer en 2013.

Qu'y a-t-il derrière cette expression de "santé globale" ?
Le constat d'une transition majeure survenue entre la fin des années 1980 et le début des années 2000 : Les acteurs des politiques sanitaires, les cibles d'intervention et les outils ont changé. On est passé de politiques d'éradication des maladies infectieuses, menées par les Etats et l'OMS, à un régime privilégiant les régulations économiques, les partenariats public/privé, la gestion des risques et des maladies chroniques.

Comment aborder un tel sujet ?
Nous avons choisi d'explorer cinq enjeux fondamentaux: l'émergence de nouveaux acteurs (la Banque Mondiale, devenue le principal investisseur en santé publique, la fondation Bill Gates, etc...) ; le fait que, dans les pays du Sud, les maladies infectieuses ne cèdent pas la place aux maladies chroniques comme dans les pays développés : les deux sévissent désormais de concert ; l'impact du recours accru aux médicaments ; la place croissante prise par l'évaluation de la performance dans les stratégies sanitaires ; et enfin la généralisation du paradigme du risque et de l'évaluation des risques.

Le sujet reste très vaste...
Pour le limiter, nous analysons ces enjeux à travers quatre "entrées" correspondant à autant de processus de globalisation : D'une part la réémergence de la tuberculose à partir des années 1990, à laquelle on répond de manière standardisée dans le monde entier. Il y a aussi l'intégration des médecines traditionnelles d'Asie (Chine et Inde), où l'on voit au contraire émerger une série de nouveaux marchés localisés. Et enfin l’essor de la santé mentale et l’introduction de la génétique clinique. Pour tous ces sujets, nous nous concentrons sur l'Afrique de l'Est et l'Asie.

Comment est composée votre équipe?
L'équipe rassemble des historiens et des anthropologues. Cela permet de combler un "trou" chronologique, les historiens s'intéressant surtout à la période d'avant la globalisation et les anthropologues travaillant dans le présent. D'autre part ils ne scrutent pas les mêmes échelles : les historiens étudient plutôt les organisations internationales, alors que les anthropologues enquêtent au niveau local (tel hôpital dans tel pays d'Afrique, par exemple). Entre l'analyse des archives et l'enquête de terrain, les méthodes se complètent.

Le financement de ce projet s'achèvera en 2019 : comment voyez-vous la suite?
Personnellement, je ne relancerai plus de grand projet avant la fin de ma carrière: il y a déjà beaucoup de résultats à exploiter. Mais un des intérêts du financement de l’ERC est d'avoir permis la constitution d’un réseau de jeunes chercheurs qui vont continuer à travailler sur la santé globale, une thématique encore peu développée en Europe continentale, contrairement aux Etats-Unis ou à la Grande-Bretagne.

En savoir plus Jean-Paul Gaudillière et ses travaux
Jean-Paul Gaudillière dirige le Centre de recherche médecine sciences santé mentale et société (unité 988 Inserm/CNRS/EHESS, Villejuif) et le projet Globhealth : "De l'international au global : savoirs, maladies et gouvernement de la santé après la Seconde Guerre mondiale". Il est en outre membre du Comité Histoire de l’Inserm.

* https://www.inserm.fr/actualites/rubriques/actualites-recherche/jean-paul-gaudilliere-de-la-sante-publique-internationale-a-la-sante-globale

CANADA RAPPORT la question des suicides dans les communautés autochtones

POINT DE RUPTURE : LA CRISE DE SUICIDES DANS LES COMMUNAUTÉS AUTOCHTONES
Rapport du Comité permanent des affaires autochtones et du Nord JUIN 2017

https://www.noscommunes.ca/content/Committee/421/INAN/Reports/RP8977643/421_INAN_Rpt09_PDF/421_INAN_Rpt09-f.pdf

MISE A JOUR MANIFESTATION Sours (28) Journée départementale de Prévention du Suicide 2017 - 26/06/2016

Attention annulation ! 1/2 Journée départementale de Prévention du Suicide 2017, 26 juin 2017, Lycée La Saussaye de Sours. L’évènement est reporté au dernier trimestre 2017. A suivre sur cette page.http://www.cesel.org/spip.php?page=actualites&id_article=43


Journée départementale de Prévention du Suicide 2017 : Relier, Communiquer et Prendre soin. Sur inscription uniquement. Inscription ici
Le lundi 26 juin 2017, au Lycée de la Saussaye à Sours (28630). De 9h15 à 17h.

source http://www.cesel.org/spip.php?page=actualites&id_article=43 

1er post 22/05/2017

AUTOUR DE LA QUESTION Mobilisez-vous pour la Journée nationale des aidants ! 6/10/2017

Mobilisez-vous pour la Journée nationale des aidants !

Le 6 octobre 2017 aura lieu la 8e Journée nationale des aidants. A travers toute la France, des centaines d’événements sont organisés par tous les acteurs engagés quotidiennement auprès des aidants : associations, entreprises, collectivités, établissements d’accueil, de répit, centres de soins… Une mobilisation qui permet de mettre en lumière le rôle clé joué chaque jour par 11 millions d’aidants.
La Journée des aidants propose une « boîte à outils » en ligne pour toutes les structures qui souhaitent organiser un événement : elle contient un guide d'accompagnement dans l’organisation de l'événement, l'explication du thème 2017 (« Etre aidant et bien s'entourer »), des outils de communication (tracts, communiqué de presse, visuels), des conseils pour trouver des partenariats, des financements…


http://www.santementale.fr/actualites/mobilisez-vous-pour-la-journee-nationale-des-aidants.html

BELGIQUE Presse Le Centre de prévention du suicide

BELGIQUE Le Centre de prévention du suicide a reçu 35 appels par jour en 2016
Li. B. Publié le lundi 19 juin 2017 www.dhnet.be*

L’an dernier, le téléphone a sonné environ 13 000 fois au Centre de prévention du suicide.

Soit, comme le rapportent nos confrères de La Libre Belgique, une moyenne de 35 appels décrochés chaque jour au 0800  32 123 (numéro d’écoute gratuit et anonyme). Au bout du fil, quelqu’un qui va mal. Ou quelqu’un qui croit qu’un ami, une sœur, un fils risque de faire une grosse bêtise. Depuis plus de 45 ans, le Centre de prévention du Suicide s’efforce de glisser des grains de sable dans la mécanique suicidaire.

Le suicide arrive rarement de manière brutale ou tout à fait imprévisible. C’est souvent l’aboutissement d’un processus long et complexe au cours duquel on ne voit plus d’autre solution pour s’en sortir que d’arrêter de vivre.

Le Centre de prévention du suicide propose à la personne en crise des possibilités de communiquer et d’exprimer ses souffrances en instaurant un dialogue. Objectif  : aider la personne à clarifier sa situation, lui permettre de prendre le recul nécessaire pour percevoir que l’obstacle contre lequel elle bute peut être contourné, escaladé, voire abattu. A chaque stade du processus, une écoute active permet aux personnes d’ouvrir d’autres possibles et de sortir de la spirale dans laquelle elles sont emportées.

Dans un cas sur cinq, l’entourage prend l’initiative

En collaboration avec différents hôpitaux, les médecins généralistes, les maisons médicales et d’autres intervenants du réseau psycho-médico-social, le Centre propose un soutien psychosocial gratuit, en complément du suivi médical, pour réduire le risque de récidive.

La Cellule d’intervention psychologique de crise (CIPC) du centre a reçu, en 2016, 123 demandes de suivi (soit 8 de plus qu’en 2015). Un tiers des demandes (40) sont effectuées par des personnes qui ont fait une tentative de suicide ou qui sont en proie à des idées suicidaires. Dans un cas sur cinq, c’est l’entourage (un proche, un ami…) qui est à l’initiative.

En 2016, il y a eu 105 prises en charges effectives, ce qui veut dire que 90  % des personnes se présentent à la cellule après avoir pris rendez-vous. Pour la majorité des patients et de leur famille, le travail de crise (5 rendez-vous en moyenne) s’avère suffisant. Mais pour 40  % des personnes qui vont mal, cette prise en charge de crise est un relais vers un suivi thérapeutique à plus long terme.

Autre fait intéressant  : l’an dernier, près d’un quart des personnes reçues par la cellule d’intervention psychologique de crise sont venues consulter dans le cadre du passage à l’acte d’un proche.

69 % de femmes

Les femmes (69  %) sont bien plus concernées par une prise en charge de la cellule d’intervention psychologique de crise que les hommes (27  %). Dans 3,3  % des cas, les personnes sont venues en couple; dans un cas, c’est une famille qui a demandé l’intervention de la cellule. Pour plus de la moitié des patients (67 sur 105), il n’y avait pas d’antécédents suicidaires.

La moitié des demandes d’intervention psychologique en urgence concernaient des personnes en crise aiguë mais qui n’étaient pas passées à l’acte. “Ce constat nous ramène à notre mission première de prévention”,

souligne le Centre Plus d'informations : www.preventionsuicide.be

Téléphone gratuit: 0800 32 123

Le suicide représente, en Belgique, 2000 morts par an, soit 5 à 6 décès par jour. Ces chiffres officiels ne tiennent pas compte d’autres formes de décès, parfois suspects  : un certain nombre d’accidents de la route ou domestiques, certaines overdoses… seraient des suicides “déguisés”.
40 000 comportements suicidaires.On estime, globalement, à 20 fois plus de tentatives que de décès par suicide. Ce qui veut dire que chaque année, plus de 40 00 personnes adopteraient un comportement suicidaire.

* http://www.dhnet.be/actu/belgique/le-centre-de-prevention-du-suicide-a-recu-35-appels-par-jour-en-2016-5948a939cd70e30bb26dda82







Li. B.

MISE A JOUR JMPS 2017 "Take a minute, change a life" 10 septembre 2017


JMPS 2017 - 10 septembre 2017

La reconnaissance internationale du suicide en tant que problème de santé publique majeur a abouti à la création, le 10 septembre 2003, de la Journée Mondiale de Prévention du Suicide. Cette journée, qui a lieu chaque année à la date anniversaire du 10 septembre, est organisée par l’Association  Internationale pour la Prévention du Suicide (IASP) et coparrainée par l’OMS.

Thème 2017 :




French 
 2017 World Suicide Prevention Day banner in French

Retrouvez sur le Site web de l'IASP l'argumentaire, les outils etc etc https://iasp.info/wspd2017/ 



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Les manifestations prévues

Associations, collectifs, professionnels, etc n'hésitez pas à nous communiquer vos manifestations et actions pour cette occasion

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France
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Ile de France


  • Dimanche 10 septembre 2017, Paris (75)
  L'UNPS organise un village associatif place Maubert (Paris 5)
de 10h à 14h.
sous le thème :

"Prendre 1 minute et changer une vie".

Des associations adhérentes à l'UNPS en IDF y auront un stand

Informations, contacts :
Union Nationale pour la Prévention du Suicide
UNPS
33 rue Linné 75005 Paris
téléphone : 09 66 83 58 03
Email : contact@unps.fr
www.unps.fr



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Suisse
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Cette année, STOP SUICIDE célébrera doublement la Journée mondiale de prévention du suicide du 10 septembre, avec 2 lancements :
"Nous donnons un grand coup de jeune à notre site pour le rendre plus attractif, plus clair et responsive, c'est à dire adapté à tous les écrans. Le but ? Mieux toucher les jeunes, qui utilisent principalement leur smartphone pour accéder au web.
Le 10 septembre sera aussi le début de la campagne Là Pour Toi 2017. L’objectif est d’encourager les comportements bienveillants entre les jeunes à l'aide de conseils concrets pour mieux réagir face à une personne en détresse. Pour commander du matériel de campagne: 10septembre@stopsuicide.ch
La campagne s’achèvera sur un événement festif le jeudi 21 septembre. Rendez-vous au Théâtre Pitoeff à Genève pour une soirée spéciale en compagnie de la troupe d’improvisation Les Troubadours du Chaos!
Maisons de quartier, écoles, associations : n'hésitez pas à proposer cette soirée comme sortie aux jeunes qui fréquentent vos structures. Le spectacle est prévu pour tout public dès 15 ans."
information : www.stopsuicide.ch

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