vendredi 29 juillet 2016

Bibliographies littérature jeunesse / mise à Jour

Le suicide, la littérature jeunesse nous aide à en parler ...

" la littérature jeunesse n'élude pas la question !

Bibliographie PDF A TELECHARGER


N’hésitez pas à nous signaler toutes autres références.


Post ouvert le 11/01/2013 - mis à jour le 29/07/2016

lundi 25 juillet 2016

MANIFESTATION 91 Soirée formation professionnels 28/09/2016 Quand solliciter le psychiatre dans la prise en charge du sujet âgé à domicile?

Réseaux de santé 91 organise une soirée formation
"Quand solliciter le psychiatre dans la prise en charge du sujet âgé à domicile?"
28 Septembre 2016 à 20h30
Hôpital Gériatrique Les Magnolias à Ballainvilliers
Thème(s) : Gérontologie et maladies neuro-dégénératives
Cible : Professionnels
Organisé par : HIPPOCAMPES
Intervenants : Dr Jérôme PELLERIN, psychogériatre
Invitation et coupon réponse en pièce jointe. A transmettre par email, courrier ou fax.
Télécharger l'invitation

vendredi 22 juillet 2016

AUSTRALIE MOBILISATION INITIATIVE Une ligne de vêtement pour lutter contre le suicide

AUSTRALIE Une ligne de vêtement pour lutter contre le suicide 
Extraits article linternaute.com * Chloé Ferrere, du 21/07/16


Brendan McDonnell 


"Le père de Brendan McDonnell s'est suicidé alors que l'adolescent n'avait que 15 ans. Dix ans après, il décide de créer une ligne de vêtements et reverse l'argent gagné aux organismes de prévention contre le suicide.

Pour lutter contre la peine qu'a suscitée la perte de son père et pour aider au mieux à la prévention contre le suicide, Brendan McDonnel a créé une ligne de vêtements. Une manière inhabituelle de faire son deuil mais qui poursuit un véritable but : les bénéfices qui ne servent pas à la production sont en effet reversés aux services de prévention. Sa façon à lui de permettre à d'autres ne pas subir cette épreuve. Son père, Damian McDonnel, souffrait d'une maladie mentale. En 2007, il a mis fin à ses jours"

* http://www.linternaute.com/actualite/monde/1320428-une-ligne-de-vetement-pour-lutter-contre-le-suicide/


INFO +

Source www.hermanshands.com*
Présentation de la marque et projet

Traduction : "Herman’s Hands est une marque de vêtements de sensibilisation à la santé mentale et à la prévention suicide Elle sensibilise et lève des fonds pour la santé mentale et la prévention du suicide en Australie.L'argent des bénéfices est reversée directement aux organisations qui soutiennent la santé mentale et la prévention du suicide en Australie.Mon nom est Brendan McDonnell.Herman était mon père.Il a souffert de dépression pendant de nombreuses années.En Novembre 2007, il a pris sa propre vie.J'ai trouvé son corps après sa mort.J'avais 15 ans.Il a laissé une lettre de suicide qui m'etait personnellement adressée.Dans ce qu'il m'a dit, il ne voulait pas "m'exposer à tous le pessimisme ('doom and gloom' ) qui le rongeait », alors il y a mis fin.Le pessimisme dont il faisait allusion est la maladie mentale.J'ai pris la décision de faire tout ce que je peux pour empêcher que d'autres soient aussi exposés au «pessimisme» Depuis mai 2015, je travaille à sensibiliser les gens à la santé mentale et à la prévention du suicide à travers mon blog personnel, www.brendanmcdonnell.com.Maintenant, je me déplace sur d'autres voies pour continuer ma mission. Herman’s Hands est l'étape suivante.En utilisant des vêtements comme véhicule pour sensibiliser un plus large public , nous pouvons créer le dialogue et inspirer le changement."
http://www.hermanshands.com/about/
site http://www.hermanshands.com/




***

Autres Extraits "Herman's Hands: Father's suicide prompts son to create clothing line to promote awareness / 21/07/2016 www.abc.net.au *

"This will allow me to attach my message to a tangible and identifiable vehicle for awareness spreading."
Brendan McDonnell with his cousin Zoe and girlfriend Steph. Photo: Brendan McDonnell models the clothes with his cousin Zoe Flinn and girlfriend Stephanie Peel. (Supplied)

"The graphics I've used for the first line are all inspired by the tattoos my dad had," Brendan said.
"[My Dad's] tattoos concreted his spot within the rough, tough Aussie stereotype — a culture that condemns the vulnerable and if you're sad, you're bloody soft.
"I've used the snake to symbolise this rough, tough stereotype [because] I firmly believe that this culture is what stands in the way of us removing stigma surrounding mental health and suicide in this country.
"I'm hoping to [break down stigma] by tapping into street wear fashion and popular culture — something that's actually appealing to people."
A percentage of money raised from the sale of Herman's Hands clothing is donated to suicide prevention services, like Lifeline Adelaide, with other funds directed back into manufacturing clothing.
* http://www.abc.net.au/news/2016-07-21/brendan-mcdonnell-designs-herman's-hands-for-suicide-prevention/7645518


jeudi 21 juillet 2016

LUXEMBOURG "Qu’est-ce qui est normal?" expo inscrite dans le cadre du Plan national de prévention du suicide au Luxembourg (PNPSL)

"Qu’est-ce qui est normal?" - Le ministère de la Santé et le CIP présentent l'expo A | Normal
Communiqué – Publié le 20.07.2016 https://www.gouvernement.lu*
Lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée le 20 juillet 2016, la ministre de la Santé, Lydia Mutsch, et le Centre d’information et de prévention de la Ligue luxembourgeoise d’hygiène mentale (CIP-LLHM) ont présenté l’exposition itinérante "A|Normal", une exposition de sensibilisation sur les troubles mentaux.

Cette expo s’inscrit dans le cadre du Plan national de prévention du suicide au Luxembourg (PNPSL) qui a défini 33 actions prioritaires pour les années 2015-2019, élaborées avec les acteurs de terrain et approuvées par le Groupe interministériel prévention suicide.

"Le gouvernement travaille sur le sujet depuis 2006. C’est une priorité de la politique et un grand défi en matière de santé publique", a rappelé Lydia Mutsch.
La situation au Grand-Duché

Au Luxembourg, le nombre de suicides est estimé à 81 cas probables rien que pour l’année 2015, contre 85 cas en 2014. L’ampleur du problème est encore plus importante lorsque l’on sait que le taux de tentatives de suicide est de 10 à 20 fois plus élevé que celui des suicides accomplis.

"Il s'agit véritablement de briser un tabou, et d'en parler aussi dans les écoles, car les plus jeunes sont aussi touchés. Le suicide constitue même une des principales causes de décès auprès des jeunes entre 25 et 29 ans", a précisé la ministre.

Avec un taux de suicide standardisé selon l’âge de 8,7 par 100.000 habitants pour l’année 2012, le Grand-Duché se situe en dessous de la moyenne européenne. Le nombre de suicides dans l’Union européenne des 28 s’élevait à 61.929 pour l’année 2012, ce qui correspond à un taux standardisé de mortalité par suicides de 12 par 100.000 habitants.

Le suicide est le résultat d’interactions complexes entre différents facteurs de risque et de protection. Néanmoins, tout suicide est évitable et les moyens de réduire de manière significative le nombre de décès par suicide existent.

La prévention du suicide nous concerne tous!

Parmi les priorités du PNPSL figure la prévention au sens large du terme, ciblé sur les populations à risque, les jeunes, les personnes âgées, tout comme la poursuite de la décentralisation des structures d’aide, les formations spécifiques et les prises en charge thérapeutiques.

"Chacun a un rôle important à jouer dans la prévention du suicide, en commençant par les structures de santé, les écoles, mais aussi le monde de l’entreprise et la communauté au sens large", a expliqué Dr Fränz D’Onghia du Centre d’information et de prévention. "C’est en œuvrant ensemble que nous parviendrons à sauver des vies.".
"Anormal? ou quand même normal?"

C’est dans cet esprit qu’a été élaborée l’exposition "A|Normal". Il s’agit du développement et de la mise à disposition de programmes de promotion de la santé mentale en entreprise et dans les autres lieux de rencontre, avec pour informations essentielles les possibilités d’aide et d’entraide dans le but de lutter contre la stigmatisation des maladies mentales.

Sous forme d’une vingtaine de panneaux, le visiteur est invité à se poser de multiples questions autour de la santé mentale. Au-delà, il reçoit une large panoplie de réponses à travers des vécus et des réflexions, autour des thèmes de la peur et de l’anxiété, de la dépendance, de la dépression, des troubles obsessionnels compulsifs et de la schizophrénie.

À travers cette action destinée à l’ensemble de la population, un accent particulier est mis sur l’information à la reconnaissance des troubles dépressifs, des troubles anxieux, des troubles de l’addiction et de la promotion de la santé mentale.

État d’avancement du PNPSL

Parallèlement à cette action de promotion de la santé mentale, 14 autres actions ont déjà pu être mises en place ou sont en cours d’élaboration. Parmi celles-ci:

1. Le développement d’actions visant à promouvoir la connaissance des problématiques des groupes stigmatisés et d’améliorer l’orientation vers les services d’aide, notamment pour les populations à risque de discrimination/stigmatisation dû à:
  • l’orientation sexuelle et l’identité sexuelle du genre (enfants et adultes intersexes et trans);
  • un trouble psychique/psychiatrique;
  • lieu de travail (burnout, harcèlement sexuel, mobbing, etc.);
  • une privation de liberté (détenus);
  • un parcours migratoire, etc.
2. La promotion de la vigilance partagée (à l'instar des risques d’accident de travail traditionnels) rapportée aux maladies psychiques en entreprise, afin de responsabiliser l’ensemble des salariés.

3. Le développement et l’amélioration de l’information et de la sensibilisation relatives aux addictions, et notamment sur les effets des nouvelles drogues.

4. La réalisation et la promotion des journées de la santé mentale en collaboration avec les communes dans le but d’informer la population sur les maladies mentales.

5. L'information et la sensibilisation à l’attention du grand public sur les problèmes de santé mentale, et plus particulièrement:
  • les états de stress post-traumatique (PTSD);
  • les troubles de l’humeur;
  • le stress chronique et le harcèlement;
  • les troubles de l’angoisse;
  • la crise suicidaire, etc.
Afin d’objectiver l’impact de la stratégie nationale de prévention du suicide et d’optimiser l’efficience des actions successives, une évaluation externe de l’intégralité du plan d’action sera réalisée. Des réévaluations du Plan national prévention du suicide 2015-2019 en cours de réalisation sont également prévues.

L’exposition, actuellement installée au ministère de la Santé, peut encore être visitée jusqu’au 29 juillet 2016.
Communiqué par le ministère de la Santé

lundi 18 juillet 2016

AUTOUR DE LA QUESTION La dépression de plus en plus reconnue comme maladie professionnelle

La dépression de plus en plus reconnue comme maladie professionnelle
article Par Catherine Abou El Khair, publié le 18/07/2016 www.lexpress.fr/emploi/*

L'Assurance maladie a assoupli la procédure de reconnaissance de la dépression comme maladie professionnelle. 394 affections psychiques ont été jugées en lien direct avec le travail en 2015 contre à peine 41 il y a cinq ans.

L'Assurance maladie a assoupli la procédure de reconnaissance du caractère professionnel de la dépression d'un salarié. Dans près d'un cas sur deux, les dossiers déposés aboutissent désormais. Sur quels critères? Explications.

Gare à ne pas tirer de mauvaises conclusions sur les récents débats au sujet du burn-out. En février dernier, ce syndrome d'épuisement professionnel avait été disqualifié par l'Académie de médecine, faute d'être bien défini sur le plan médical. Mais il est loin d'exclure toute reconnaissance de la souffrance psychique au travail et en premier lieu la dépression.

L'Assurance maladie peut faire le lien entre l'état mental d'une personnes et des faits qui se sont produits au boulot: violences physiques ou psychologiques, sanctions injustifiées, charges de travail excessives, injonctions contradictoires, faible autonomie au travail, soutien social faible... Une dépression qualifiée d'origine professionnelle permet d'obtenir des indemnités journalières d'arrêt de travail majorées par rapport au régime classique. Lorsque ses conséquences sont irréversibles et entraînent une incapacité permanente, la victime obtient une rente supérieure à une pension d'invalidité.
Neuf fois plus d'avis favorables

Souhaitant mieux prendre en charge ces risques, l'Assurance maladie a assoupli la procédure de reconnaissance depuis 2012. Conséquence: le nombre de dossiers déposés a triplé depuis 2011. Et les reconnaissances ont été multipliées par 9 depuis 2010: 394 affections psychiques ont été jugées en lien direct avec le travail l'an dernier, contre à peine 41 il y a cinq ans.

Dans une grande majorité des cas, il s'agit de dépressions (77% des dossiers en 2014). Toutefois, deux autres pathologies peuvent être examinées : l'anxiété généralisée et les états de stress post-traumatique.

La procédure demeure cependant méconnue. Et pour cause, elle est longue: elle dure neuf mois en moyenne. Complexe, elle peut en décourager plus d'un. Contrairement à d'autres pathologies, comme par exemple les troubles musculo-squelettiques (TMS), la dépression n'est pas inscrite au tableau des maladies professionnelles : il faut donc prouver qu'elle a été essentiellement causée par le travail. Cela implique de démontrer qu'elle n'est pas liée à des fragilités individuelles ou des difficultés d'ordre privé... De quoi mettre ses nerfs à rude épreuve. "Il y a beaucoup de charge émotionnelle dans ces dossiers. C'est comme un dossier aux prud'hommes", résume Marine Jeantet, directrice des risques professionnels à la Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés.
Quelles démarches?

Pour commencer, il faut avoir consulté un médecin: lorsqu'il prescrit l'arrêt de travail, il doit constater l'origine professionnelle de la dépression ou des troubles anxieux. Pour cela, il remplit un certificat médical "initial". Ce document, ainsi que l'attestation de salaire de l'employeur, doivent être joints à la "demande de reconnaissance de maladie professionnelle", dont le formulaire est disponible sur internet.

La demande doit passer un filtre: celui du médecin-conseil de l'Assurance-maladie. C'est lui qui confirme la gravité de la dépression. Celle-ci ne doit pas faire de doutes sur le plan médical. Pour en juger, il s'appuie sur des éléments tangibles: consommation d'antidépresseurs, passage à l'hôpital, arrêt de travail prolongé, impact sur la vie sociale... De fait, "les personnes qui engagent une procédure de reconnaissance sont des gens déjà bien abîmés, en souffrance depuis longtemps", relève Marine Jeantet.
Etre précis et factuel

Dés réception du dossier, l'Assurance maladie va vouloir en savoir plus sur les conditions professionnelles dans lesquelles la dépression s'est déclarée. A cette étape mieux vaut être précis sur ce qui s'est passé, en argumentant si possible à l'aide de preuves matérielles attestant du lien entre la maladie et le travail : par exemple des mails prouvant un harcèlement.

Il peut être utile d'indiquer, oralement ou via les questionnaires, des contacts de personnes prêtes à témoigner... Ces précautions permettent de faciliter l'enquête, obligatoire, des agents assermentés de l'Assurance maladie. Sans la remplacer: eux seuls sont chargés de recueillir tout témoignage ou information nécessaire à l'investigation. Pour cela, ils interrogent l'employeur ainsi que les autres acteurs (syndicats, représentants du personnel, CHSCT...).

Les troubles anxieux de la victime sont-ils vraiment et principalement provoqués par le travail? La dépression n'est-elle pas due à des fragilités antérieures de la victime ou des difficultés personnelles? Sur la base de l'enquête et après avis du médecin du travail, le Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP) est chargé de répondre à ces questions épineuses sur la base de l'enquête et après avis du médecin du travail. Dans un cas sur deux, elle rend un avis favorable.

* http://www.lexpress.fr/emploi/gestion-carriere/la-depression-de-plus-en-plus-reconnue-comme-maladie-professionnelle_1813312.html

mardi 12 juillet 2016

FONDATION EDF 7° édition du Trophées des Associations 2016

7° édition du Trophées des Associations
La Fondation d’entreprise Groupe EDF poursuit son engagement aux côtés du monde associatif et lance la 7ème édition des Trophées des Associations sous le haut patronage de Patrick Kanner, Ministre de la Ville de la Jeunesse et des Sports. Ouverture des inscriptions le 22 août prochain !
Depuis 2010, les Trophées des Associations récompensent et valorisent les petites et moyennes associations qui mènent au quotidien des actions remarquables en direction des jeunes. 32 associations lauréates se partageront une dotation totale de 400 000 €. Elles seront accompagnées pendant une année par un parrain ou une marraine salarié(e) du groupe EDF.
Passer à la suite
La Fondation Groupe EDF soutient des projets d’intérêt général avec pour ambition de faire bouger les lignes de notre société. Une société confrontée aujourd'hui à des défis majeurs, notamment ceux de la cohésion sociale, du vivre ensemble et de la capacité à inventer collectivement un monde meilleur. C’est parce qu’elles portent l’innovation sociale et qu’elles contribuent à la vitalité de notre territoire que les associations sont indispensables. Elles permettent l'expression d'une citoyenneté affirmée et interviennent là où ni les acteurs publics ni les acteurs privés n'ont bien souvent la capacité d'agir.
Avec les Trophées, la Fondation EDF s’adresse spécifiquement aux associations françaises qui ont mené des actions en direction des jeunes de moins de 30 ans sur tout le territoire ou à l'international. Elle a pour ambition d’encourager les acteurs de terrain et de contribuer à mettre en avant leur formidable créativité et leur mobilisation. Cette année, trois catégories, en adéquation avec les axes d'intervention de la Fondation, sont proposées aux candidats :
-       Santé et prévention des comportements à risques :
Améliorer les conditions de vie des jeunes atteints par la maladie et/ou en situation de handicap, soutenir les jeunes en risque suicidaire ou en détresse psychologique.
Prévenir les comportements à risques liés à la consommation d'alcool et de drogues, à la sexualité ou aux violences dirigées contre soi et les autres.
 -       Éducation et citoyenneté :
Contribuer à une meilleure appréhension des droits, des devoirs et des institutions de la République.
Encourager le vivre ensemble, lutter contre les discriminations.
Favoriser l'accès à la culture, aux sciences et à l'éducation.
 -     Solidarités numériques :
Développer des outils numériques qui permettent une meilleure inclusion sociale, qui répondent à une problématique de solidarité ou d'aide d'urgence.
Permettre l'accès aux ressources numériques à des populations qui en sont éloignées pour que le numérique ne soit pas un facteur d'exclusion sociale.
 Dix prix seront remis par catégorie : 1 de 30 000 €, 3 de 15 000 €, 3 de 10 000 € et 3 de 5 000 €).

 Un dispositif participatif pour tous sur internet et 2 prix

La Fondation EDF appelle à une mobilisation du plus grand nombre afin que soient identifiées et contactées les associations concernées par cette opération. Ainsi, que l’on soit responsable associatif, bénévole, salarié EDF ou citoyen, chacun peut inscrire, recommander ou soutenir une ou plusieurs associations.
Les inscriptions se feront du 22 août au 3 octobre 2016 sur le site http://fondation.edf.com.
 Cette année encore, la Fondation EDF propose deux prix spécifiques :
-       un Trophée du public de 20 000 € : chacun peut voter pour son association préférée sur le site. L’association qui remportera le plus de votes sera l’association lauréate.
-       un Trophée des salariés de 20 000 € : en interne, les salariés d’EDF peuvent choisir leur association favorite parmi les six associations retenues par le jury (deux par catégorie).

 Un espace dédié pour les petites associationsLa plateforme des Trophées des Associations est un lieu d’échanges. Elle permet aux associations d’être visibles et mises en valeur. Chacune dispose d’un espace dédié et personnalisé pour présenter ses projets, ses actions mais aussi publier ses besoins en bénévoles et lancer des appels à dons.


ETUDE RECHERCHE USA Californie etudes sur les hotlines de prevention du suicide


Les hotlines de prévention du suicide devraient étendre les services numériques et les partenariats avec les systèmes de santé pour améliorer le service

Une étude révèle une variation de la qualité de la réponse aux appels.
D'après article sur rand.org* 12-Jul-2016
RAND Corporation

Les hotlines de prévention du suicide en Californie répondent aux demandeurs dans le besoin et réduisent la détresse des appelant, mais pourraient améliorer leurs services et atteindre plus d'utilisateurs en élargissant des offres numériques tels que les services de chat et en établissant de meilleurs programmes pour surveiller et améliorer la qualité de leurs services, selon de nouvelles études de la RAND Corporation.

D'après l'évaluation de près d'une douzaine de hotlines qui ont reçu le soutien de l'État, les chercheurs recommandent également que les lignes directes de prévention du suicide soient mieux intégrer dans les systèmes et services de soins de santé, et augmentent leur capacité à référer
de façon homogène les appels vers les ressources appropriées.

«Notre évaluation montre que les lignes directes de prévention du suicide offertes aux résidents de la Californie fournissent un service fiable et utile, mais beaucoup peut être fait pour les rendre plus accessibles et améliorer la qualité de leurs services», a déclaré Rajeev Ramchand, auteur principal de l'étude et scientifique spécialiste du comportement à la RAND, un organisme de recherche à but non lucratif. "Par exemple, les services numériques sont en retard d'une demande croissante et l'intégration de plus de permanences dans les systèmes de soins de santé existants pourraient mieux relier les appelants vers les services de santé mentale nécessaires."

Le soutien de la California Mental Health Services Authority (CalMHSA)  pour crée de la prévention et programmes d'intervention précoce visant à améliorer la santé mentale des résidents de la Californie incluait  des fonds pour 12 lignes directes de prévention du suicides. RAND a été embauché pour évaluer les investissements de la CalMHSA, y compris les lignes directes de prévention du suicide qu'il finançait.

Dans une premiere étude, les chercheurs ont visité 10 hotlines de prévention des suicides que CalMHSA a financées, avec des experts écoutant et évaluant 241 appels. Dans une deuxième étude, RAND a identifié les facteurs organisationnels qui influent sur le succès des hotlines de prévention du suicide, ainsi que les défis actuels et potentiels pour les opérateurs de la hotline.

Les chercheurs ont constaté que les lignes téléphoniques sont organisées de nombreuses façons différentes, avec des quelques plus petites qui se concentrent sur certaines zones géographiques, tandis que d'autres lancent leurs services sur le marché dans tout l'État ou à l'échelle nationale. Certaines lignes téléphoniques payent le personnel, tandis que d'autres se fondent sur des bénévoles. En outre, certaines hotlines font partie des organismes de services de santé mentale et d'autres font partie des centres d'appels de services sociaux mixes ayant du personnel traitant la maltraitance des enfants, la maltraitance des ainés et les hotlines de deuil.

Parmi les appels évalués par des chercheurs de la RAND des hotlines de prévention du suicide, un tiers étaient des appels d'habitués et un peu plus de la moitié des appelants présentait des problèmes de santé mentale ou de toxicomanie. D'autres questions fréquemment mentionnées étaient des problèmes de santé physique, des problèmes relationnels, et de travail, le logement et des problèmes financiers. Vingt-six pour cent des appelants ont évoqué le suicide pendant l'appel et 21 pour cent pensaient à prendre leurs propres vies. Cependant, seulement cinq des 241 appels surveillés par les chercheurs ont été jugés urgents.

L'examen a révélé des variations dans la qualité de la réponse aux appels. Une directive nationale suggère que tous les appelants soient interrogés sur l'idéation suicidaire actuelle, des récentes idéations suicidaires et des tentatives de suicide antérieures. Sur les 10 centres visités par les chercheurs, 62 pour cent des appelants ont été interrogés sur l'idéation actuelle, 23 pour cent ont été interrogés sur les idéations passées et 23 pour cent ont été interrogés sur les tentatives passées.

L'étude a révélé que, même si il y a une demande croissante de services numériques, seulement quelques hotlines fournissent ces offres. Une enquête de RAND d'adultes de Californie a constaté que tandis que 62 pour cent ont dit qu'ils utiliseraient une ligne téléphonique de crise pour faire face à des pensées suicidaires, 46 pour cent en faveur d'une plate-forme de discussion sur le Web et 43 pour cent préférait une ligne de crise par sms. Les changements de tendances de télécommunication indiquent que la préférence pour ces autres services peut se développer.

Cependant, les quelques opérateurs de hotline qui offrent des services numériques ne fonctionnent que pendant un temps limité, ou seulement certains jours, en grande partie parce que ces services sont coûteux à développer et à entretenir.
Le support pour les études a été fourni par CalMHSA, une organisation de gouvernements de comté de travail pour améliorer les résultats de santé mentale pour les individus, les familles et les communautés. Les programmes soutenus par CalMHSA sont financés par les comtés à travers 63 Propositions, qui fournit le financement et le cadre nécessaire pour étendre les services psychiatriques de prévention de la santé et d'intervention précoce pour les populations mal desservies et des diverses collectivités de la Californie.

Le premier rapport,
"Characteristics and Proximal Outcomes of Calls Made to Suicide Crisis Hotlines in California,"  (juin 2016) a été publié en ligne dans la revue Crisis. Le deuxième rapport, "Suicide Prevention Hotlines in California: Diversity in Services, Structure, and Organization and Potential Challenges Ahead," (juillet 2016) peut être trouvé à http://www.rand.orgD'autres rapports de RAND sur la Californie prévention de la santé mentale et programme d'intervention précoce sont disponibles à
http://www.rand.org/health/projects/calmhsa.html.

D'autres auteurs des études sont
Lisa H. Jaycox, Patricia A. Ebener, Mary Lou Gilbert, Dionne Barnes-Proby and Prodyumna Goutam

RAND Health est le plus important programme de recherche
indépendante sur les politiques de santé  de la nation, avec un vaste portefeuille de recherche qui se concentre sur les coûts des soins de santé, la qualité et la préparation de la santé publique, entre autres sujets.


Source http://www.rand.org/news/press/2016/07/12.html

lundi 11 juillet 2016

PARUTION ROMAN Ceux qui restent Marie Laberge

Ceux qui restent
Marie Laberge (Auteur) Paru le 4 mai 2016 Roman (broché)

En avril 2000, Sylvain Côté se suicide sans raisons apparentes, plongeant ses proches dans une douleur extrême. Des années plus tard, sa femme Mélanie s'accroche à leur fils Stéphane, son père Vincent s'est retiré du monde, sa mère Muguette a laissé échappé le peu de vie qui lui restait. Sa maîtresse, la barmaid Charlène, continue à lui parler en pensée. Un roman sur la douleur de l'absence.




Article sur le sujet

«La mort, ça exalte l’urgence de vivre»
Littérature Dans la polyphonie de «Ceux qui restent», Marie Laberge trouve l’harmonie de son passé de comédienne à sa passion de romancière. Interview.


09.07.2016 sur www.24heures.ch*

Comme son extravagante crinière blanche sur aile de corbeau, la Québécoise Marie Laberge échappe aux étiquettes. La sexagénaire s’impose en romancière au long cours avec notamment Le goût du bonheur , best-seller absolu. La chroniqueuse de l’intime laisse deviner une dramaturge pointue, elle qui fut directrice de théâtre, après avoir exercé en comédienne. Mais tonitrue aussi celle qui eut l’honneur de rédiger avec Gilles Vigneault, le préambule à la Déclaration d’indépendance du Québec il y a 20 ans. La citoyenne de la Belle Province a imposé une voix universelle. Et pas seulement quand cette artiste au fort tempérament empoigne la défense de sa langue natale, ou milite contre l’analphabétisme. Sur la palette émotionnelle de la femme de lettres, cinquante nuances de gris précisent le bruissement du monde. Son dernier roman, Ceux qui restent, organise la cacophonie laissée par le désastre d’un suicide. Sylvain s’est tué en 2000. Ses mère et père, sa veuve, son fils, sa maîtresse se confient. Leurs versions endeuillées tissent le temps passé, de trous de mémoires en cruelles béances. «J’aboutis certainement à l’amalgame le plus réussi de mes deux carrières. Des voix qui parlent avec verdeur, franchise, directement, comme on peut en entendre sur scène. Et le récit qui se précipite avec la narration qui fait avancer l’action, qui décrit les événements, change le rythme… Ma facette théâtrale a pu prendre sa pleine place dans ce roman. Mais elle n’est jamais loin, remarquez.»

Rieuse en société, grave face à la page blanche, Marie Laberge écrit à la plume Sheaffer, à l’ancienne, «dans le silence parfait». Tellement moderne ou plutôt, si intemporelle. «J’ai les tempes blanches. La vie m’a fait cette tête, et je ne la contredis pas.»

Imposer ce français enrichi de Québécois a-t-il été difficile?

Je ne le ressens pas comme une imposition. C’est un trésor à garder, plutôt qu’un combat. Et à cultiver. Je n’ai jamais vu un éditeur parisien comme une sorte de sommet à atteindre. Par contre, le lecteur français, belge, suisse romand etc. est un atout appréciable dans ma vie d’écrivaine. Depuis une trentaine d’années, je suis traitée comme une écrivaine avec une voix qui dit quelque chose, pas seulement une voix exotique qui chante différemment la langue.

Dans ce roman choral, quelle voix avez-vous préféré écrire?

Si, quand j’écris, je me trouvais aux prises avec une préférence, je serais bien malheureuse. J’aime mes personnages, contradictoires ou choquants. Chaque personnage doit me prendre en otage.

Quel est le distinguo entre les personnages qui disent «je», et les autres?

Ceux qui disent «je» parlent pour eux-mêmes, pas pour les autres. Et il fallait entendre les autres. Quand une femme comme la mère, Muguette, cultive le déni, il n’est sûrement pas tentant pour elle de se livrer ou de se justifier. C’était à moi de la faire entendre. Au contraire, le père, Vincent, parle avec sa nouvelle foi, celle de la vérité. Et on peut dire qu’il l’avait évitée auparavant.

Auteur à succès, vous ne cédez pas à la facilité avec cette structure…

Est-ce qu’on possède jamais un public? Le succès n’est jamais assuré, jamais. Les lecteurs sont un cadeau, qui peut aussi ne pas être au rendez-vous. Les lecteurs me demandent une seule chose, je crois: persévérer, et ne pas laisser la crainte de ne pas être aimée censurer mon écriture. Camus disait cette phrase que j’adore: «Ceux qui écrivent obscurément ont bien de la chance; ils auront des commentateurs. Les autres n’auront que des lecteurs, ce qui, paraît-il, est méprisable». Je ne pense pas aux lecteurs quand j’écris mon premier jet: ça se passe entre moi et la poubelle. Après, quand je corrige — et dieu sait si je corrige! — je ne pense qu’à eux. Est-ce clair, limpide… les mille questions et doutes.

Pourquoi revenir au suicide à ce moment de votre expérience?

Ce n’est pas le suicide qui m’intéresse, ce sont les gens qui doivent vivre avec la conclusion de quelqu’un qui a décidé de ne plus vivre. Parmi tous les abandons, celui du suicide est le plus terrible. Et il me semble qu’il a toujours fait partie de mon monde intérieur. Tout comme la mort en général. C’est un thème qui revient très souvent dans mes livres. Mais contrairement à ce qu’on croit, il peut parler de la vie. Chez moi, la mort exalte l’urgence de vivre.

Si vous vous passionnez pour les bruissements du monde, vous restez intemporelle. Un paradoxe?

Être à la mode ne m’intéresse pas. Être lue, oui. Mais je suis persuadée que l’un ne commande pas l’autre. Ce n’est pas la mode qui fait qu’on nous lit avec constance, mais ce que l’on dit, la vie dont on témoigne.

Ceux qui restent, de Marie Laberge, éd. Stock.

(Créé: 09.07.2016, 15h30)
http://www.24heures.ch/culture/mort-exalte-urgence-vivre/story/25623750

samedi 9 juillet 2016

USA SAN FRANCISCO Campagne de prevention du suicide sur le ticket de métro

SAN FRANCISCO "Avez-vous regardé à l'arrière de votre billet BART dernièrement? L'agence de transport essaie quelque chose de nouveau pour garder les gens en sécurité. rapporte Christin Ayers. (08/07/16)


Résultat de recherche d'images pour "BART Tickets Show Suicide Prevention Hotline"


pour en savoir https://www.bart.gov/news/articles/2015/news20150414
https://www.bart.gov/guide/safety/suicideprevention 

Suicide is not the route, with number

Guyane Camopi : les jeunes s'expriment à travers un film sur le suicide

Guyane  Camopi : les jeunes s'expriment à travers un film sur le suicide
Par Catherine Lama la1ere.francetvinfo.fr/guyane/*
Publié le 08 juillet 2016
Au collège Paul Suitman à Camopi, un groupe d’élèves a voulu s’exprimer sur la question du suicide. Membres de l’atelier audiovisuel, ils ont écrit, interprété les rôles et réalisé un court métrage d’une trentaine de minutes. Leur film s’appelle" Larmes amérindiennes".

Les jeunes de Camopi ont voulu s'exprimer sur une problématique grave et préoccupante : le suicide. Une véritable épidémie en pays amérindien où depuis l'an 2000, Camopi a été meurtri par une vingtaine de suicides. Le suicide est d'ailleurs la première cause de mortalité dans ce village du haut Oyapock.

Avec un appareil photo, un micro et l’aide de leurs professeurs, les 17 collégiens de l’atelier 7ème art ont réalisé un court métrage sur le suicide. La fiction est tirée de leur vécu. Il y a quelques mois, deux de leurs camarades se sont donnés la mort. Cet épisode dramatique au sein du collège, ils l'ont vécu de manière très douloureuse. Pour expuger cette douleur, dans ce film, ils ont montré leur réalité, l’alcool, la vie entre tradition et modernité, les déceptions amoureuses et les relations avec les parents parfois difficiles.

Le film s'achève par un nouvel appel à l'aide adressé au président de la République.
Le reportage de Laurence Tian-Sio-Po et Olivia Garrett-Alaïs


Programme Zéro Suicide: Une déclaration internationale, ainsi qu'une selection d'articles

Zero Suicide: An international declaration for better healthcare
Date: mars 2016
Guidelines/Recommendations
Author:  International Initiative for Mental Health Leadership
Publisher:  Zero Suicide
Australia • Canada • China • Denmark • French Polynesia • Hong Kong • Japan • Malaysia • Netherlands • New Zealand • Taiwan • United Kingdom • United States
Cette déclaration a été élaborée par un groupe diversifié de 50 dirigeants, décideurs gouvernementaux et fournisseurs de soins de santé de 13 pays convoquée à Atlanta 2015: Une Déclaration internationale et le Mouvement social pour aborder l'objectif ambitieux du suicide zéro dans les soins de santé. Il aborde le problème du suicide résultant d'un manque de soins efficaces et les étapes des organisations de soins de santé que peuvent mener pour prévenir les décès par suicide chez leurs patients. 
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Sur le sujet du programme Zero Suicide

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Conduire le suicide à zéro: c'est possible
D'après article de
Medscape Medical News " Driving Suicide to Zero: It's Possible" Megan Brooks May 17, 2016

ATLANTA - Une approche programmatique rigoureuse pour la prévention du suicide dirigé par Magellan Health Services, en Arizona, qui implique la communauté
behavioral health locale obtient des résultats prometteurs.Dans les 90 premiers jours de mise en œuvre, il n'y avait pas de suicides signalés dans la population du Maricopia County Medicaid behavioral health en Arizona. Le Magellan Driving à l'Initiative du Zéro suicide a également diminué le taux de suicide (nombre de suicides par 100 000) de 67% pour la population et de 42% chez les personnes ayant une maladie mentale grave.Chareh Ghani, MD, psychiatre et médecin-chef,  du Magellan dans l'Arizona, a discuté du programmeà l'American Psychiatric Association (APA) 2016 lors d'une Réunion annuelle.
'One Suicide Is Too Many' (un suicide est déjà trop)

L'
Arizona au 7e rang dans la nation pour le nombre de suicides signalés, Magellan se concentra sur l'un des groupes à risque le plus élevé: les personnes atteintes de maladie mentale."Il est un fait que les personnes ayant une maladie mentale grave sont de 6 à 12 fois plus susceptibles de mourir de suicide que la population en général», a déclaré le Dr Ghani.«Même un suicide est de trop», a déclaré le Dr Ghani. Le programme Magellan "se penche sur le suicide différemment, comme un problème systémique et pas juste le problème d'un thérapeute, d'un médecin. C'est un grand changement de culture." Le programme est "assez laborieux, mais il est très efficace, c'est ce que nous avons appris», at-il noté.Un comité de collaboration composé de la direction de la clinique de Magellan et des fournisseurs de soins de santé a été créé pour répondre à des taux élevés de suicide en Arizona. Après un examen approfondi des meilleures pratiques, le comité a identifié la nécessité de former le personnel de la santé comportementale
dans la prévention du suicide et a adopté le programme Applied Suicide Intervention Skills Training (ASIST) Magellan a formé avec succès plus de 90% de la population active cible dans ASIST. Ils ont constaté que, après la formation ASIST, il y a eu une augmentation significative du nombre de fournisseurs qui «croient fermement" qu'ils pourraient engager et aider ceux qui ont le désir suicidaire et / ou l'intention. Avant la formation, beaucoup ont déclaré se sentir mal préparés pour faire face aux patients suicidaires, et 38% ont rapporté que quelqu'un dans leur prise en charge était mort par suicide.Les éléments clés du programme de prévention du suicide comprennent le dépistage standardisé du risque de suicide. Si un dépistage est positif, une évaluation complète du risque de suicide est menée, et les interventions appropriées sont prises pour assurer la sécurité, le traitement, les soins continus et un suivi étroit. Dans le cadre du programme, un outil clinique complet d'aide à la décision a été mise en œuvre dans le dossier médical électronique.Le programme a été mis en œuvre dans 12 cliniques externes de santé mentale au sein du système de santé comportementale de Maricopa . Pendant les 90 premiers jours de mise en œuvre, plus de 15.500 repérages de risques suicidaires ont été menés. Les résultats du dépistage ont été positifs dans 8,5% des personnes dépistées. Ces patients ont ensuite reçu une évaluation globale du risque de suicide et de suivi. Dans les 48 heures, les patients ont reçu un appel téléphonique ou avait une visite en face-à-face. Il y a eu une coordination avec les gens dans le plan de soutien du patient, et une lettre bienveillante "caring letter" texte ou par courriel a été envoyé au patient.La continuité des soins est un élément clé du programme, a déclaré Karen Chaney, MD, copresenter and chief medical officer, RI International. "Un patient dit de la "caring letter " m'a gardé en vie parce que je sentais que quelqu'un se souciait. "Le programme a conduit avec succès le taux de suicide à zéro dans les 3 premiers mois, et il a diminué de façon significative le taux de suicide en Arizona, rapporte le Dr GhaniCet effort montre qu'il est possible d'utiliser un «rigoureux, guidé par les données, évolutif, et l'approche reproductible de santé de population pour la prévention du suicide, créant une écologie durable de soutien autour de l'individu et de la communauté», a conclu le Dr Ghani.Concept nouveauDans une interview avec Medscape Nouvelles médicales, Steve Koh, MD, président,  Comité du programme scientifique APA, a noté que «la conduite du  suicide à zéro est un concept relativement nouveau. Il est bien connu que, même avec l'avènement des antidépresseurs et autres, le taux global du suicide est resté stable."Nous ne savons toujours pas comment reperer de manière adéquate pour le suicide», a ajouté le Dr Koh. «Beaucoup de gens voient leur médecin, et dans un mois ou 2 mois, ils se suicident. Nous sommes donc clairement pas encore au point."Sur le concept de conduite suicide à zéro, président de l'APA entrant Maria A. Oquendo, MD, de l'État de New York Psychiatric Institute et New York-Presbyterian / Columbia University Medical Center, New York City, a déclaré: "L'idée est que tous les suicides devraient être évitées, et la stratégie pour cela est l'intervention précoce et l'identification précoce des personnes à risque. Certaines des interventions sont assez simples, comme tout simplement rester en contact avec l'individu. Lorsque vous avez un système de santé intégré, vous avez une bien meilleure possibilité de le faire, parce que tous les membres de l'équipe de soins ont une façon de communiquer, par exemple, en utilisant le dossier de santé électronique ».Christine Moutier, MD, directeur médical de la Fondation américaine pour la prévention du suicide, a déclaré à Medscape Nouvelles médicales qu ' «il n'est probablement pas possible de conduire le suicide à zéro, mais ce qui est vraiment intéressant est que la prévention du suicide est tout à fait possible, et vous pouvez obtenir de meilleurs résultats avec non seulement une formation adéquate des professionnels de la santé, mais aussi avec des changements des systèmes  qui tentent de faire en sorte que les patients ne tombent pas à travers les mailles du filet ».American Psychiatric Association (APA) 2016 Assemblée annuelle: SCR-suicide, n ° 1, présenté le 15 mai 2016. 
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Un article de 2015 aborde une autre difficulté et une des limites du programme zero suicide

article "Detroit tackles suicide taboos head on" Rose Hackman 18 fevrier 2015 theguardian.com *

Detroit aborde les tabous du suicide de front

Le dépistage
innovant de la dépression  contribue à réduire les taux de suicide dans la ville américaine, source d'inspiration pour les services de santé mentale dans le monde entier

Graffiti on a crumbling building in Detroit, Michigan.Graffiti sur un bâtiment délabré à Detroit, Michigan.

La pauvreté et le chômage élevés à Detroit sont des facteurs potentiels contributifs à la dépression.
Photo: GettyPour le Dr Doree Ann Espiritu, demander à des âmes troublées sur leur intention suicidaire est toujours un moment délicat. «Il y a toujours une crainte que si vous interrogez sur le suicide, vous leur [les patients] donneriez une idée de ce qu'ils peuvent faire», dit le psychiatre basé à Detroit. "Presque en leur donnant un indice sur ce qu'ils pourraient faire."Si vous n'êtes pas habitué à ce type de travail, c'est quelque chose que vous redoutez en tant que psychiatre," dit Espiritu. "Soit vous en avez déjà eu un, ou vous aurez un. C'est [considéré comme] quelque chose qui est inévitable ». Mais dans la pratique, l'approche a eu des résultats remarquables. La lutte de front contre le tabou du suicide a conduit à un revirement impressionnant dans certaines parties de la ville. Le programme qu' Espiritu supervise conjointement a atteint un tel succès clinique au cours des 14 dernières années qu'il est source d'inspiration et d'imitation , y compris au Royaume-Uni. La méthode, établie par 
Henry Ford Behavioral Health Services en 2001, est basé sur un principe clair : la prévention, ou la simple idée que le suicide peut être évité si des signes révélateurs qui y conduisent - y compris la dépression - sont identifiés dans la masse, la cohésion et de manière coordonnée.   Les patients fréquentant la clinique familiale Henry Ford  avec du diabète ou pris dans une salle d'urgence pour insuffisance cardiaque dans le sud-est du Michigan sont maintenant interrogés sur la question de la santé mentale et les troubles dépressifs. Un diagnostic de la dépression se traduira par le fait que patient soit traité immédiatement - même dans une unité de soins primaires qui n'est  pas spécialisée en santé mentale - et puis rapidement transmis à l'unité de santé comportementale . Un systeme informatique centralisé signifie que les résultats sont traçables, et les enquêtes et les informations pertinentes sont normalisées dans les formats afin qu'ils puissent etre utilisés sans problème de façon transparente au sein des cliniques de Henry Ford et aux environs de Detroit. La Coordination avec les praticiens non médicaux, y compris les travailleurs sociaux et les membres de la famille, est la clef. Les patients peuvent envoyer un courriel à leurs cliniciens et assister à des rendez-vous réguliers de réunion informelle.
Jusqu'à 12.000 patients qui utilisent les installations de santé mentale sont suivis chaque année.

Le programme a permis de réduire les taux de suicide de 89 pour 100.000 patients en santé mentale en 2001 à 16 pour 100 000
quand des données ont été pour la dernière fois rassemblées en 2013
Cela se compare à une moyenne nationale des États-Unis de 230 pour 100.000 patients en santé mentale.
Au cours des deux années écoulées depuis l'effondrement financier de 2008 - lorsque les taux de suicide étaient en hausse à l'échelle nationale - le réseau des hôpitaux
Henry Ford a enregistré zéro suicides pour 100.000 patients. Ce résultat, une composante de ce que l'hôpital Henry Ford a décrit comme “perfect depression care”, a conduit à  l'image de marque “zero-suicide model”.

Mais tout le monde n'est pas convaincu.

Les patients traités à Henry Ford ont tendance à être ceux qui ont des plans de soins de santé, qui vont généralement de pair avec un emploi à temps plein.
Et dans une ville avec un taux de pauvreté de 39%, un taux de chômage élevé et où de nombreux emplois sont à temps partiel précaires, de nombreux résidents de Detroit sont incapables d'accéder au programme zéro suicide. Alors que la principale clinique de santé mentale en question ici se trouve à Detroit, quatre autres sont dans les banlieues, où les niveaux de revenu ont tendance à être au moins double, sinon quadruple, des résidents de Detroit.

    
Dans les communautés pauvres, les personnes qui souffrent de ces troubles de santé mentale ne sont souvent pas diagnostiquées 
Andre Johnson, Detroit Recovery Project  
Dr Brian Ahmedani, chercheur au Centre Henry Ford Health System pour la recherche des services de santé, dit que le nombre n'a pas été subdivisé pour voir quelle proportion de patients vivent à Detroit même. Mais le fait que les chiffres du suicide au début du programme étaient inférieurs à la moyenne nationale pourrait suggérer une cohorte moins défavorisée. De plus, les gens perdent leur emploi - au grand besoin de soins de la dépression - auront également tendance à perdre leur assurance-maladie, ce qui signifie qu'ils cesseront d'être capturé dans l'étude et les chiffres. Andre Johnson, président du Projet de rétablissement de Detroit, une société privée sans but lucratif offrant des services et des programmes pour les résidents de la ville sortants de la dépendance et de la toxicomanie, explique qu'environ 95% des 1.600 clients de son organisation vu chaque année n'ont pas d'assurance santé. «Dans les communautés pauvres, les personnes qui souffrent de ces maladies [troubles de santé mentale] sont souvent non traitées, ne sont pas diagnostiqués en raison souvent des ressources limitées," dit-il. Alors que les troubles de santé mentale - en particulier du genre dépressif - sont un grand facteur de risque de suicide, l'autre est la toxicomanie.Combinés , ils sont derrière 90% des suicides,
dit le programme Henry Ford . Mais la prévention est absente dans les rues de Detroit, dit Johnson, beacoup des problemes de santé mentale sont la raison pour laquelle beaucoup de ses clients se tournent vers la drogue ou l'alcool. «Il y a très peu de prévention dans la communauté. Donc ce qui arrive est que les gens agissent  [en consomant des drogues et en participants à des activités criminelles] et ils ont cet etat, mais ils ne savaient même pas qu'ils avaient cet état. Et au moment où ils découvrent, ils sont soit sur le chemin de la prison ou en prison ".


Pourtant, pour Espiritu le concept de l'élimination du suicide chez une cohorte de patients n'est rien de révolutionnaire.
Elle dit que les coûts supplémentaires engagés par suite du plan ont été minimes. Les changements ont été principalement administrative et fondée sur la culture. Plus que toute autre chose, dit-elle, c'est à propos d "Etablir un environnement sans blâme» où les médecins sont solidaires les uns des autres et ne cherchent pas à epingler un collègue pour defaut.  le Leadership, dit Espiritu, est également nécessaire en termes de changement de la culture et pour concevoir la viabilité d'un modèle zéro-suicide. 

 https://www.theguardian.com/society/2015/feb/18/detroit-suicide-taboo-depression-screening-mental-health-henry-ford

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June 22, 2016 Zero Suicide—An Effective Approach to Suicide Prevention
https://edc.org/zero-suicide-effective-approach-suicide-prevention


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Autre post sur le blog infosuicide.org sur le sujet

vendredi 24 juin 2016 Royaume Uni : Les défis politiques du programme "zero suicide" http://blogdinfosuicide.blogspot.fr/2016/06/royaume-uni-les-defis-politiques-du.html


vendredi 22 février 2013  Un programme "zéro suicide" (2010) dans le soin de la dépression aux Etats-Unis http://blogdinfosuicide.blogspot.fr/2013/02/un-programme-zero-suicide-2010-dans-le.html