mardi 30 octobre 2012

CANADA : CAMPAGNE C'est d'la M... campagne nationale de sensibilisation des jeunes en matière de santé mentale

TORONTO – «C'est d'la M», une campagne nationale de sensibilisation des jeunes en matière de santé mentale, a été lancée lundi à Toronto par l'organisme Partenaires pour la santé mentale visant à dénoncer les tabous entourant les troubles de santé mentale La campagne a été lancée le 29 octobre et se déroulera jusqu'au 29 novembre. Voir la feuille d'information http://www.cestdlam.ca/download/factsheet.pdf




www.cestdlam.ca,


Extraits du site " Même si plus de 1 jeune sur 5 a besoin de services en santé mentale, moins de 25% y ont accès. Ces jeunes souffrent plutôt en silence dû à la honte, aux préjugés et à la négligence.

De plus, le suicide est la deuxième cause de décès chez les jeunes Canadiens et la plupart des jeunes qui se suicident souffraient d'une maladie mentale, comme la dépression." 

"Qu’on évite le problème? Qu’on se moque de ceux qui sont en difficulté? Le fait que certains considèrent le suicide comme une « solution ». Et que de ne pas recevoir de l’aide est la norme. Qu’on pense que la fille déprimée recherche de l’attention? Que le gars qui ne peut s'en sortir est tout simplement faible. C’est triste, mais plus on regarde la situation, plus on trouve que C’est d’la M@RDE. Quelle est ton histoire de M@RDE? En disant C’est d’la M@RDE ici, tu peux contribuer au changement!"
"75 % des jeunes qui ont besoin de traitement n’en reçoivent pas! Vraiment? C’est d’la M! Dénonce les préjugés, l’indifférence et la négligence qui entourent la santé mentale en écrivant à ce sujet ou en prenant des photos, puis soumets-les ici. " www.cestdlam.ca,








Sortie de l'expertise collective de l'Inserm sur les médicaments psychotropes

L'expertise collective de l'Inserm "Médicaments psychotropes : consommations et pharmacodépendances" est sortie le 25 octobre 2012. Demandé par la MILDT, ce document fait le point sur les consommations, les mésusages et les pharmacodépendances et propose des recommandations utiles.

Sous le terme de médicaments psychotropes, on désigne les médicaments qui agissent sur l’état du système nerveux central en modifiant certains processus cérébraux. Il s'agit globalement des médicaments utilisés pour traiter des troubles mentaux banals ou graves et dans le cadre du traitement de la douleur.

Du fait de leurs propriétés psychoactives, les médicaments psychotropes peuvent entraîner une dépendance dans un contexte de consommation chronique ou d’abus. Les médicaments psychotropes sont parfois consommés en dehors de tout contexte médical et peuvent faire l’objet de détournements voire de trafics au même titre que les drogues illicites.

La Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) a sollicité l’Inserm pour la réalisation d’une expertise collective sur les consommations de médicaments psychotropes, les mésusages et pharmacodépendances associés afin de bénéficier d’un éclairage scientifique sur ces phénomènes assorti de recommandations utiles à l’amélioration des dispositifs réglementaires, de prévention et de soin existant en France.

Pour répondre à cette demande, l’Inserm a réuni un groupe pluridisciplinaire de 11 experts dans les champs de l’épidémiologie, la pharmacovigilance, la santé publique, la sociologie, l’anthropologie, la toxicologie, la psychiatrie, la neurobiologie qui ont analysé plus de 1100 publications scientifiques internationales permettant de dresser les principaux constats sur la situation française dans ce domaine.

Télécharger le dossier de presse
Retrouver la synthèse de l'expertise collective sur le site de l'Inserm

Sur la thematique du suicide

Mésusages et pharmacodépendance semblent associés à un risque plus élevé de suicide, même si peu d’études ont caractérisé ce lien p35

Pharmacodépendances et mésusages ( chapitre en ligne ; http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/2072/Chapitre_9.html )

ANALYSE
9-
Pharmacodépendances et mésusages : relations avec le suicide


Études menées chez les usagers de médicaments psychotropes
Études menées chez les victimes de suicide
Études menées chez les suicidants
Bibliographie

THESE Spécificité de la dépression dans les démences

Annie PRADO-JEAN

Spécificité de la dépression dans les démences

Specificity of depression in dementia

Thèse de doctorat dirigée par Jean-Pierre CLEMENT  et Philippe NUBUKPO soutenue le 30 juin 2010
publiée en ligne le 24 octobre 2012 sur http://epublications.unilim.fr/theses/index.php?id=6632
Distinction :
  • Prix de thèse de la Fondation Médéric Alzheimer - 2010

Jury

Président :
Jacques HUGON
Rapporteurs :
Vincent CAMUS
Pierre VANDEL
Examinateurs :
Jean-Pierre CLEMENT
Philippe COURATIER
Pierre-Marie PREUX
Philippe ROBERT
Philippe NUBUKPO

L’objectif de cette Thèse était d’améliorer la connaissance de la caractérisation de la dépression chez les sujets déments en institution. Il a été réalisé dans un premier temps une évaluation des spécificités cliniques de la dépression chez des sujets déments vivant en EHPAD de la région Limousin (étude DNPI-D) puis dans un deuxième temps, de construire et de valider un instrument d’utilisation rapide et pratique pour les soignants travaillant dans ces institution afin de repérer les patients âgés atteints de dépression (étude EDDI).
L’étude « Dépression et troubles du comportement dans les démences (DNPI-D) » était une étude épidémiologique transversale conduite entre 2005 et 2006 dans 17 EHPAD de la région Limousin. Tous les sujets répondant aux critères d’inclusion ont bénéficié d’une évaluation standardisée qui comportait une évaluation des symptômes neuropsychiatriques (Inventaire Neuropsychiatrique), de la dépression (Échelle de Cornell pour la Dépression dans la Démence) et de la cognition (Mini Mental State Examination). Au total, 319 patients atteints de démence ont été inclus et 137 (42,9 %) présentaient une dépression. Les troubles du comportement les plus corrélés à la dépression chez sujets déments en institution étaient la désinhibition, l’irritabilité, l’agitation et l’anxiété.
L’étude « Échelle de Dépistage de la Dépression en Institution (EDDI) » a été réalisée en 2 temps. Cet outil a été créé à partir d’une évaluation de 328 patients tirés au sort dans 17 EHPAD du Limousin. Un groupe d’experts psychogériatres ont sélectionné les items de nombreux instruments étudiant la dépression. Les experts ont retenu 4 outils étudiant la dépression et 1 les troubles du comportement. Ces instruments devaient tenir compte de la fatigabilité des sujets âgés, avoir une utilisation facile et exister en version française validée. Au total, la construction de l’EDDI a permis d’élaborer une échelle reprenant 16 items dichotomiques. La validation de l’EDDI a été réalisée chez 99 patients résidents en EHPAD du Limousin ou de Marseille. Cette validation s’est déroulée en 3 temps (un psychiatre a effectué tout d’abord le diagnostic de dépression selon les critères du DSM-IV (gold standard de comparaison) puis l’EDDI a été passée par le personnel infirmier au cours de leur staff et enfin, un enquêteur formé a passé l'échelle de Cornell pour la dépression dans la démence (CSDD) et le Mini Mental State Examination (MMSE)). L’EDDI a une validité interne satisfaisante avec un coefficient α de Cronbach > 0,80, une sensibilité de 86,5 % et une spécificité de 85,1 % pour le score seuil de 5/6.
Le diagnostic de la dépression dans les démences reste toujours très difficile pour les soignants en raison des tableaux cliniques qui se recouvrent partiellement. La dépression est une pathologie très présente en EHPAD mais qui reste encore insuffisamment diagnostiquée donc insuffisamment traitée L’amélioration du dépistage de la dépression chez ces patients par le développement d’outils d’utilisation rapide et pratique pour les soignants est essentiel.

Texte intégral

Des articles publiés ou soumis n'ont pas été reproduits

Articles publiés ou soumis

Specific psychological and behavioral symptoms of depression in patients with dementia
Prado-Jean A, Couratier P, Druet-Cabanac M, Nubukpo P, Bernard-Bourzeix L, Thomas P, Dechamps N, Videaud H, Dantoine T, Clément JP
International Journal of Geriatric Psychiatry, Volume 25, Issue 10, pages 1065–1072, October 2010
Development and validation of an instrument to detect depression in nursing homes. Nursing homes short depression inventory (NH-SDI)
Prado-Jean A, Couratier P, Bénissan-Tevi LA, Nubukpo P, Druet-Cabanac M, Clément JP
International Journal of Geriatric Psychiatry, Volume 26, Issue 8, pages 853–859, August 2011
Liens uniquement sur les articles disposant d'un DOI

Pour citer cette thèse

PRADO-JEAN Annie. Spécificité de la dépression dans les démences [En ligne]. Thèse de doctorat : Biologie Sciences Santé. Limoges : Université de Limoges, 2010. Disponible sur <http://epublications.unilim.fr/theses/2010/prado-jean-annie/prado-jean-annie.pdf> (consulté le 30/10/2012)

lundi 29 octobre 2012

Retour manif Mal-être et risque suicidaire chez les jeunes


Mal-être et risque suicidaire chez les jeunes Date : jeudi 11 octobre 2012 Lieu : lycée René Descartes de Tours (37)
Dans tous les pays industrialisés, on assiste à un inquiétant développement des conduites suicidaires chez les jeunes. En France, chaque année, 800 adolescents se donnent la mort et 40 000 adolescents et post-adolescents sont hospitalisés à la suite d'une tentative de suicide.
Face à ce constat, il importe de dégager des pistes de réflexion et d'ouvrir la voie à des issues possibles autres que le passage à l'acte. L'enjeu est de taille pour tous ceux qui ont à approcher des adolescents en détresse car, pour bon nombre d'entre eux, l'acte suicidaire reflète moins le désir de mourir que la volonté d'interrompre une vie jugée intolérable parce que douloureuse et privée de sens.
Cette journée de réflexion commune a pour objectif de mieux comprendre qui sont les jeunes suicidaires et comment les aider à sortir, avec leurs proches, de l'impasse dans laquelle ils se trouvent.
Adolescents en risque suicidaire

Docteur Xavier Pommereau, psychiatre,responsable du Pôle aquitain de l'adolescent au centre Abadie (CHU de Bordeaux).

Il est notamment l'auteur de L'Adolescent suicidaire (Dunod) et de Ado à fleur de peau (Albin Michel).
Face aux signaux d’alerte et aux conduites suicidaires, qu’il convient de bien évaluer, un meilleur dépistage des jeunes en situation de mal-être et une prise en charge mieux adaptée de ceux qui sont passés à l'acte sont des priorités de santé publique. Partant de son expertise quotidienne et des données les plus récentes, le Docteur Xavier Pommereau propose de nombreuses pistes de réflexion et d'action. Spécialiste français du suicide à l'adolescence, il apporte des éléments de repérage indispensables pour tous ceux qui ont en charge des adolescents pour les aider à reconnaître à temps ceux qui sont le plus en souffrance.
Télécharger le fichier (Durée : 2h16, MP3, 124 Mo)
Présentation du réseau VIES 37 - Vivre et Intervenir Ensemble face au Suicide
Samuel Guérin,membre du comité de coordination de VIES 37,coordinateur de la Maison départementale des adolescents. Après une présentation du réseau VIES 37, de son périmètre d’intervention, de ses membres, de ses missions, puis quelques éléments sur le suicide dans la région Centre. Seront ensuite plus particulièrement détaillés les protocoles que le réseau VIES met en place en lien avec les établissements scolaires.
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La représentation théâtrale comme outil de prévention auprès des jeunes.
Le point de vue du Rectorat Docteur Cécile Gruel, médecin conseiller technique du Recteur. L'intervention de prestataires extérieurs dans le cadre d'actions de prévention santé est un atout.
Ce type d'accompagnement nécessite des préalables indispensables dont cette présentation sera l'objet.

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Représentation de la pièce de théâtre interactif l'Effiloché suivi d'un débat


Une pièce de théâtre interactif est une pièce courte de quarante minutes maximum, dont le sujet colle au plus près de la réalité que l'on veut traiter. Bien qu'exacerbé pour la dramaturgie, il reflète soit le vécu du public, soit une situation qu'il pourrait vivre s'il devait affronter les réalités du problème social dont on veut débattre. Les personnages sont à l'image du spectateur et le langage utilisé est le sien. La situation, les idées qu'elle sous-tend sont ainsi immédiatement assimilées et déclenchent d'elles-mêmes des prises de conscience, des réactions, et tout naturellement, le désir de se positionner face au sujet traité.

Des comédiens professionnels jouent donc la pièce, puis un médiateur intervient, invitant le public à s'exprimer sur ce qu'il vient de voir, à donner ses solutions face à une situation volontairement laissée en suspens.

MANIFESTATION Landivisiau 29 risque suicidaire des personnes âgées

Souffrance psychique et risque suicidaire

La Mutualité Française et le CLIC du Pays de Morlaix invitent les professionnels (intervants à domicile ou en éta...
Le jeudi 22 novembre 2012
Salle Tournemine
Place des Halles
Landivisiau 29400

Présentation

La Mutualité Française et le CLIC du Pays de Morlaix invitent les professionnels (intervants à domicile ou en établissement), les élus et bénévoles à participer à une rencontre sur le thème de la souffrance psychique et le risque suicidaire des personnes âgées. Pour toute information et pour vous inscrire, contactez le CLIC du Pays de Morlaix par téléphone ou par mail.

Contact

accueil@ggpm.fr
0298623800

RETOUR SUR CONGRES Prédiction et prise en charge du risque suicidaire

Retour sur le 25 eme congrès de l'european college of Neuropsychopharmacology ECNP 2012  (13-17 octobre 2012) sur http://www.edimark.fr/flashinfo/ECNP/2012/paroles.php?id_article=161

 

 

 

Prédiction et prise en charge du risque suicidaire

Prédiction et prise en charge du risque suicidaire Philippe Courtet
Pr Philippe Courtet

Montpellier, France

Est-il important de continuer à parler du suicide ? Que peut-on apprendre de nouveau dans ce domaine ?

Il est extrêmement important de parler du suicide car il s’agit d’un véritable problème de santé publique qui n’est pas suffisamment pris en compte en France. D’autre part, il y a encore beaucoup d’idées reçues à combattre à son sujet. Il faut d’abord bien comprendre qui sont les patients concernés. Les suicides aboutis, ou les tentatives de suicides, sont presque toujours réalisés par des patients qui ont un trouble psychiatrique et qui ne sont pas traités correctement, soit du fait d’une mauvaise observance, soit à cause d’une prescription inappropriée, soit encore parce que le suicide est révélateur d’une pathologie inconnue jusque-là. Des difficultés environnementales, familiales, financières et professionnelles s’ajoutent presque toujours au contexte pathologique. Mais cela ne suffit pas, car tous les patients dépressifs qui traversent une période difficile ne se suicident pas. Le passage à l’acte révèle l’existence d’une vulnérabilité suicidaire spécifique sous-jacente, qui trouve à s’exprimer quand surviennent les troubles psychiatriques (dépression, trouble bipolaire) et les problèmes environnementaux.


Comment définit-on la vulnérabilité suicidaire ?


Elle existe chez des patients qui présentent des caractéristiques cliniques communes : antécédents personnels de suicide, facteur majeur de risque suicidaire, histoire familiale de conduite suicidaire, troubles de la personnalité avec impulsivité dans un contexte d’agressivité, propension au désespoir et maltraitance dans l’enfance. Sur le plan biologique, on a essentiellement observé des dysfonctionnements du système de la sérotonine et une hyperactivité de l’axe du stress. Il y a donc probablement chez ces patients des facteurs génétiques et des facteurs environnementaux précoces qui ont pu provoquer des anomalies neurobiologiques et des phénomènes épigénétiques. On a aussi constaté, au moyen d’études de neuro-imagerie fonctionnelle, que les sujets qui présentent cette vulnérabilité ont une hypersensibilité au rejet social.


Finalement, il apparaît clairement que le suicide n’est pas simplement la complication d’une pathologie psychiatrique mais bien une entité à part entière. C’est d’ailleurs pour cela que, dans le DSM, il y aura une évaluation spécifique du risque suicidaire.


Quelles sont les conséquences pratiques pour les cliniciens ?


Le message principal, c’est qu’il faut systématiquement évaluer le risque suicidaire chez tous les patients qui ont une pathologie psychiatrique, et peut-être somatique, en utilisant les échelles appropriées. Malheureusement, des études ont montré que cette évaluation est très insuffisante. Or, la très grande majorité des patients n’a pas un véritable désir de mort mais éprouve plutôt la nécessité de faire cesser une douleur devenue insupportable, ce pour quoi le suicide apparaît comme la seule solution possible. Ces patients sont donc soulagés de pouvoir livrer leurs pensées suicidaires, avec l’espoir d’une aide extérieure permettant d’éviter l’issue suicidaire. D’autre part, à partir du moment où l’on identifie le risque suicidaire, il faut le traiter de façon spécifique. Certains médicaments, comme le lithium ou la clozapine, ont montré une efficacité antisuicide indépendamment de leurs effets habituels. Il ne faut pas hésiter à les utiliser, car traiter simplement la dépression ne suffit pas, on a affaire à des patients qui ne sont pas simplement déprimés mais qui présentent une vulnérabilité supplémentaire.

REVUE DE PRESSE Geste suicidaire et travail : enquête aux urgences psychiatriques du CHU de Caen


Concernant une étude sur le travail et suicide menée en Basse Normandie
Geste suicidaire et travail : enquête aux urgences psychiatriques du CHU de Caen

  
Archives des Maladies Professionnelles et de l'Environnement
Volume 73, numéro 3
page 251 (juin 2012)
Communications orales




Geste suicidaire et travail : enquête aux urgences psychiatriques du CHU de Caen


M. Gehin a,  M. Raoult-Monestel b

a CMAIC, Hérouville Saint-Clair, France 

b DIRECCTE, Hérouville Saint-Clair, France 




Cette étude a pour objectif de mettre en évidence les facteurs protecteurs ou décompensateurs du travail en lien avec l’acte suicidaire de salariés. La méthode utilisée est une enquête transversale descriptive monocentrique par entretiens individuels de salariés ayant fait un geste suicidaire, interrogés lors de leur séjour à l’unité d’hospitalisation de courte durée du CHU de Caen. L’entretien est basé sur un questionnaire comportant des variables quantitatives par échelle analogique, en lien avec des données qualitatives (données générales, données du travail, liens travail-hors travail, données sur le geste suicidaire) et une reconstruction du parcours professionnel ayant précédé la TS.

Les résultats sur 70 patients montrent une population en CDI à 81,4 % dont l’ancienneté dans l’entreprise et au poste de travail est importante (10ans). Pour ces salariés, la valeur du travail dans l’équilibre psychique est majeure ainsi que les attentes du travail et l’estime de soi au travail est plutôt bonne. Pour 61 % de la population, la part du travail supérieure à 10 % dans le geste suicidaire et pour 18,5 % le travail est l’origine unique du geste. Des idées suicidaires précédant le geste sont retrouvées dans 74 % des cas et un événement déclenchant existe pour 70 % des patients avec un passage à l’acte immédiat dans les 24h pour plus de 1/3 des cas.

La comparaison statistique de la population « part du travail dans le geste50 % » vs « part du travail dans le geste< 50 % » ne montre pas de différences significatives pour l’âge, le sexe, les antécédents psychiatriques, l’antériorité de geste suicidaire, l’âge de la première TS ou la présence d’un événement déclenchant. Au travail, les attentes, l’estime de soi, l’intensité et les responsabilités ne sont pas différents. Les différences apparaissent dans le vécu global du travail, les difficultés au travail, les relations avec les hiérarchies et le passage à l’acte dans les 24h quand la TS est liée principalement au travail.
L’analyse qualitative identifie des facteurs professionnels protecteurs du passage à l’acte et des facteurs décompensateurs.
L’étude des parcours professionnels quand la situation de travail est le facteur principal du geste suicidaire permet de visualiser la dynamique de ces parcours et de les séquencer en termes de phases et de durée entre ces différentes phases.
L’enquête montre ainsi la place centrale du travail en tant que protecteur ou décompensateur de la santé mentale. Pour les salariés interrogés, leur geste suicidaire a un lien avec le travail pour 3 patients sur 5 ; 2 patients sur 5 estiment que leur travail est l’élément principal du geste suicidaire et pour 1 patient sur 5, le geste suicidaire est lié uniquement au travail.


On en parle dans la presse


- Libération du 29 octobre 2012 - Didier Arnaud
Au boulot L'étude est inédite. Conduite auprès de 70 personnes de 18 à 65 ans, en Basse-Normandie, ses conclusions sont éloquentes : le travail apparaît comme l'élément principal du passage à l'acte dans près de la moitié des tentatives de suicide. Et 20% des personnes interrogées estiment que leur geste est «uniquement» de nature professionnelle. La France est l'un des pays européens qui a le plus fort taux de mortalité par suicide, avec plus de 10 000 décès par an pour plus de 200 000 tentatives. L'enquête, qui n'a pas encore été publiée officiellement, a été présentée au congrès du Groupe d'étude et de prévention pour le suicide, en novembre dernier et révélée par le magazine Santé et Travail d'octobre. ...lien article : http://www.liberation.fr/economie/2012/10/28/le-travail-au-coeur-du-suicide_856622  (accès reservé)

- La part du travail dans les suicides -   Joëlle Maraschin   Santé & Travail n° 080 - octobre 2012
Une étude inédite conduite en Basse-Normandie auprès de personnes salariées ayant tenté de se suicider révèle que, pour 40 % d'entre elles, le travail serait le facteur déterminant dans leur passage à l'acte. Le travail peut-il amener des personnes à attenter à leurs jours ?
D'après les résultats d'une étude conduite par deux médecins du travail auprès de 70 personnes, le travail apparaît être l'élément principal du passage à l'acte dans près de la moitié des tentatives de suicide !  Si ces résultats doivent être confirmés par des études de plus grande ampleur, ils n'en sont pas moins éloquents.
Bien que les suicides en série dans certaines entreprises françaises aient mis en lumière le rôle du travail dans ces actes désespérés, rares sont les études qui se sont intéressées aux liens entre gestes suicidaires et travail.
La France est pourtant l'un des pays européens qui a le plus fort taux de mortalité par suicide, avec plus de 10 000 décès chaque année.
lien http://www.sante-et-travail.fr/la-part-du-travail-dans-les-suicides_fr_art_1167_60489.html (accès réservé)

voir également le  post http://blogdinfosuicide.blogspot.fr/2012/06/etude-exploratoire-des-determinants_28.html

BELGIQUE PREVENTION DU SUICIDE A LA DEFENSE

Communiqué :Communiqué du 20-10-2012 sur le site du ministre de la la défense, Belgique.
sur
http://www.pieterdecrem.be/index.php?id=14&L=1&tx_ttnews[tt_news]=2772&cHash=176afe4ab82e734c435cec4967fb3a41

Prévention du suicide à la Défense

La Défense accorde une attention permanente à son personnel.



Photo la Défense (P. Bogaert)
La prévention relative au suicide fait partie d’un ensemble de mesures préventives, d’aide ou d’assistance psychosociales mises à disposition du personnel.
La prévention primaire commence par la sélection, où les candidats sont évalués quant à leur aptitude au métier militaire. De plus, les militaires, en phase préparatoire d’une opération reçoivent un entraînement pour apprendre à gérer les défis psychologiques et sociaux liés à cette mission.
De plus, le service social de la Défense offre une aide de première ligne sous la forme d’information, conseils et un appui psychosocial. La Défense dispose également d’un réseau de personnes de confiance locales à qui le personnel peut s’adresser pour des problèmes d’ordre psychosocial. Les médiateurs centraux du Service gestionnaire des plaintes de la Direction Générale Juridique et Médiation (DG JM) sont formés par les collaborateurs de Suïcidepreventiewerking Vlaanderen, Centra Geestelijke Gezondheidszorg, et le Centre de Prévention du Suicide. A leur tour, ces médiateurs donnent une formation de deux jours aux personnes de confiance locales. Le but du cours est l’identification des signaux de la crise suicidaire. De plus, un groupe de travail de prévention du suicide à la Défense a été mis sur pied et une campagne d’information sera lancée à cet effet dans les mois à venir.
Il convient également de préciser que les militaires confrontés à des problèmes de santé mentale, ne participent plus à des missions de longue durée jusqu’à ce qu’ils soient à nouveau aptes. Ces militaires peuvent être envoyés au Centre de Santé Mentale où ils sont accueillis et accompagnés par des spécialistes. Ce centre met également à la disposition une brochure pour assister les militaires et leurs collègues lorsqu’ils sont confrontés à une tentative de suicide.
Enfin, la Défense élabore actuellement une analyse de risque psychologique comme élément du système dynamique de gestion des risques. L’enregistrement des incidents de nature psychosociale fait partie de cette analyse de risque.

Prévention du Suicide et enjeux politique DEBAT POINT DE VUE ACTEURS SOCIAUX

Prévention du Suicide et enjeux politique 
A écouter sur France bleue  reportage du 24/10/2012
L'invité : Thierry Cordelette de l'UFAP (Syndicat de surveillants  pénitentiaires)

"Les surveillants s'inquiètent du transfert de certaines charges "  par Véronique Narboux

"Les surveillants de prison annoncent une journée d'action autour du 20 novembre. Ils s'inquiètent de voir confiées aux détenus des tâches jusque-là dévolues au personnel pénitentiaire, notamment la prévention du suicide. "


Prenant l'exemple d'un projet sur la maison d’arrêt de Dijon de formations de quelques détenus dans le cadre d'un programme de prévention du suicide en prison avec des mesures comme des autorisations de libre accès et de circulation dans l’établissement pour rencontrer d'autres détenus en situation de fragilité et la possibilité de communiquer avec la hiérarchie pour entreprendre des démarches de prendre en charge les détenus signalés.
Pour Thierry Cordelette c'est, en quelque sorte, "remettre  entre les mains à quelques détenus les clefs de la détention c’est à dire une partie des missions dévolues aujourd'hui aux personnels  pénitentiaires". La prévention du suicide faisant évidement partie des missions du personnel  pénitentiaire et dont administration à l'heure actuelle ne donnerait pas les moyens de former le personnel.

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-bleu/?nr=6320814c054d1aa9fcff9b74b532e28e&6fe6e0a15546da0bbda238423bae6f71_info_mode=stories#







EPIDEMIO REGION MIDI PYRENEES : Suicides & tentatives de suicide

La santé observée Suicides & tentatives de suicide en Midi-Pyrénées ORS MIP - Février 2012
VEILLE DES INDICATEURS DE SANTÉ RÉGIONAUX
Mis en ligne octobre 2012 sur  : http://www.orsmip.org/tlc/documents/dossier_suicides_2012_1.pdf

vendredi 26 octobre 2012

FORMATION Bouches du Rhône CODES 13

Formation à l’intervention de la crise suicidaire dans le département des Bouches du Rhône

source http://www.codes13.org/5-agenda.php du 26 octobre 2012 

3-4 et 5 décembre 2012

Marseille, Co.D.E.S. 13

Objectif : Améliorer la prise en charge de la crise suicidaire en formant les acteurs de proximité au repérage, à l'écoute et à l'orientation.

1. Développer des compétences spécifiques chez les acteurs de proximité en matière de repérage et de prise en charge de la crise suicidaire.

2. Développer une meilleure connaissance des réseaux de prévention et de prise en charge de la crise suicidaire.

Public : Professionnels en contact avec des personnes en milieu pénitentiaire...


Intervenants : Psychiatre et Psychologue, milieu pénitentiaire


Durée : 3 jours.


Vous trouverez ci-dessous le programme et le bulletin d'inscription de cette formation.


Contact : Anne REINERT

FORMATIONS Pays du Trégor Goëlo Les élus et la prévention du suicide Octobre 2012

Les élus et la prévention du suicide Formation

Les mardi 23 octobre 2012 et mardi 30 octobre 2012

Le Vieux-Marché, Salle Victor Hugo

À 18h30
En partenariat avec le Pays du Trégor Goëlo, l'Aric propose deux soirées de formation à destination des élus: "L'annonce d'un décès" et "Prévenir le suicide". Le coût peut être pris en charge dans le cadre de la formation des élus.

Infos pratiques

Renseignements et réservation
Tel : 02.99.41.50.07 
 

MANIFESTATIONS GIRONDE - Novembre decembre 2012


des réunions-débats « Mieux comprendre pour mieux agir » en Gironde organisées par la MSA 33
Prévention du suicide en milieu agricole à Saint Savin
5 novembre 2012 - 18h45
Centre culturel multimédia
20 rue Jacques Vergeron

Source info : http://www.msa33.fr/lfr/web/msa-gironde/sante-securite-au-travail

Gironde Prévention du suicide 22/10. C’est à Sauveterrede- Guyenne qu’aura lieu la première des quatre conférences territoriales d’information sur le risque suicidaire en milieu agricole, organisées par la MSA de la Gironde. Trois autres suivront à Saint-Savin (5/11), Lesparre-Médoc (19/11) et Libourne (10/12). Elles seront animées par le Dr Doumy, expert psychiatre.
source : http://www.lebimsa.fr/wp-content/uploads/2012/10/LeBimsa-127.pdf

Les maltraitances favorisent les idées suicidaires

Les maltraitances favorisent les idées suicidaires


Un adolescent victime de maltraitances, notamment de la part de ses camarades, présente un risque plus élevé de pensées suicidaires que n’importe quel autre jeune. Et selon une étude américaine, si les violences sont multiples et répétées dans le temps, le danger est encore plus important.

Heather A. Turner et son équipe de la New Hampshire University à Durham en Caroline du Nord, ont passé en revue les données concernant 1 186 adolescents. Ces informations étaient extraites de l’enquête National Survey of Children’s Exposure to Violence, menée entre l’automne 2007 et l’été 2008. Les auteurs ont observé un risque accru de pensées suicidaires chez les jeunes qui avaient subi des violences, par rapport à ceux qui n’avaient été victimes d’aucune agression :
- Ce risque s’est avéré 2,4 fois plus élevé chez les jeunes souffrant des moqueries, des humiliations et des vexations de leurs camarades ;
- Après une agression sexuelle, les adolescents présentaient un risque 3,4 fois plus élevé de pensées suicidaires ;
- Les victimes de maltraitances physiques, autres que sexuelles, y étaient quant à elles 4,4 fois plus exposées ;
- Enfin dans le cas de violences multiples et à répétition, ce risque était 6 fois plus important que chez les autres jeunes.
La prévention est primordiale
« Les professionnels chargés de la prévention du suicide chez les adolescents, devraient prendre en compte les violences subies par les jeunes. Surtout lorsqu’ils ont été victimes de multiples agressions de natures différentes  », suggèrent les auteurs. En France, cette question a d’autant plus d’importance que le suicide est la seconde cause de mortalité parmi les 15-24 ans, juste après les accidents de la route.
Source : Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès, INSERM, consulté le 19 octobre 2012 - ministère des Affaires sociales et de la Santé, consulté le 19 octobre 2012 - JAMA ans Archives Journals, 22 octobre 2012 ;

GRENOBLE : ARTICLE PRESSE PRESENTATION STRUCTURE

Le centre de lutte contre l’isolement et de prévention du suicide est à Grenoble « Les tentatives de suicide ont augmenté avec la crise »24/10/2012 sur http://www.ledauphine.com/isere-sud/2012/10/24/les-tentatives-de-suicide-ont-augmente-avec-la-crise

Jean-Paul Ravet et Christine Jaulmes Marty sont membres administrateurs du centre de lutte contre l’isolement et de prévention du suicide. Photo DL
Jean-Paul Ravet et Christine Jaulmes Marty sont membres administrateurs du centre de lutte contre l’isolement et de prévention du suicide. Photo DL

Lorsqu’il a appris le nombre de décès que provoquait le suicide en France, Jean-Paul Ravet, effaré, a tenu à rappeler qu’il existait à Grenoble un lieu qui, justement, prend en charge les personnes isolées, suicidaires : le centre de lutte contre l’isolement et de prévention du suicide, dont il est administrateur avec Christine Jaulmes Marty.
« Avec 10 000 cas par an, le suicide est la première cause de décès pour les hommes de 25 à 34 ans, c’est quatre fois le nombre d’accidents de la route », compare-t-il avec gravité. Et la crise que traverse le pays provoque une augmentation du nombre de tentatives avec 160 000 chaque année.
Ce centre, financé par la sécurité sociale, situé au 1 place de l’Étoile à Grenoble, est constitué d’une équipe de 15 personnes. « Il y a un directeur et 15 intervenants formés en psychologie, psychothérapie ou ayant une formation médicale et paramédicale, poursuit Christine Jaulmes Marty. La personne qui entre dans le centre est tout de suite prise en charge. Ensuite, on lui propose un rendez-vous hebdomadaire avec un psychologue pour lui permettre d’exprimer ses difficultés et son mal-être. Enfin, nous l’aidons à renouer le lien social et à redécouvrir ses possibilités à travers des activités de groupes telles que la musique, la danse, la sculpture. Cela va l’aider à revaloriser l’image de soi et à briser l’isolement. Le tout est gratuit ».
« Aujourd’hui le suicide est aussi lié aux conditions de travail »
Chaque année, 150 à 200 personnes franchissent le pas de la porte du centre et elles sont suivies en moyenne pendant une année. « Aujourd’hui, le suicide est aussi lié à l’emploi et pas seulement à cause de la perte de l’emploi. Certaines personnes souffrent des conditions de travail, elles se sentent sous pression et ne supportent plus le rythme qu’on leur impose », poursuit Christine Jaulmes Marty.
Indépendant des associations religieuses, le centre se veut une véritable alternative aux besoins médicamenteux. « Nous travaillons aussi auprès des personnes âgées qui ne peuvent pas se déplacer en mettant en place des équipes visiteurs », précise Jean-Paul Ravet.
10 000 est le nombre de décès constatés par suicide en France chaque année. La France compte par ailleurs 160 000 tentatives.
par Saléra BENARBIA le 24/10/2012 à 06:08

ILE DE LA REUNION Un guide pour prévenir le suicide

Un guide pour prévenir le suicide

haque année, plus de 90 personnes se donnent la mort à la Réunion (plus de 10 000 en métropole). Parce que la majorité des personnes qui ont l’intention de s’ôter la vie donnent des indices et des signes de leur souffrance, l’association SOS Solitude vient de sortir un petit livret pour apprendre à les repérer. "Les signes apparaissent généralement cinq à huit semaines avant le passage à l’acte", indique la présidente Frédérique Jonah. Repérer les signes, c’est peut-être empêcher le pire de se produire. Dans ce guide de prévention, intitulé "Sentinelle de la vie", on retrouve donc une liste de signes qui doivent alerter (désintérêt, isolement, tristesse…), une liste de situations à risques (divorce, décès, maltraitance…), les conseils pour savoir quelle attitude adopter ou encore les numéros d’urgence. Le guide, gratuit, est disponible sur simple demande auprès de SOS Solitude ou lors des réunions d’informations de l’association
N.T.
Pour obtenir gratuitement un livret envoyer un mail à sossol974@gmail.com ou appeler le 0262 25 83 05





Source info : http://www.clicanoo.re/344815-un-guide-pour-prevenir-le-suicide.html

FILM "À perdre la raison"

Film "À perdre la raison"  de Joachim Lafosse Belgique, 2012, 1 h 54
Avec Émilie Dequenne, Niels Arestrup, Tahar Rahi

source info http://www.inpes.sante.fr/SLH/pdf/sante-homme-421.pdf

Les relations entre les individus sont parfois destructrices. Dans À perdre la raison, une jeune mère finit par commettre l’irréparable, piégée dans une relation ayant généré dépendance et culpabilité. Un triangle infernal entre trois êtres. Un film qui permet d’interroger les questions de genre, de  domination, de dépendance et de générosité dévoyée.


Le film
À perdre la raison commence abruptement par l’annonce d’un drame, la mort des quatre jeunes enfants d’une femme, Murielle, elle-même hospitalisée après une tentative de suicide. Le cinéaste remonte aussitôt le fil de l’histoire avec la demande en mariage que Mounir avait adressée à Murielle, qu’il aime manifestement et qui semble tout aussi amoureuse de lui. Entre ces deux événements terriblement contrastés, le film déplie les « mécanismes » souterrains qui ont conduit à cette issue tragique.
Lire la suite P46 de Santé de l'homme N° 421 Septembre octobre 2012 http://www.inpes.sante.fr/SLH/pdf/sante-homme-421.pdf

MANIFESTATION MONTREAL Congrès mondial sur le suicide - De la recherche à la pratique JUIN 2013

Congrès mondial sur le suicide - De la recherche à la pratique

http://reseausuicide.qc.ca/?page_id=34

10 juin 2013 - 13 juin 2013 à Montréal (Canada). Signalé par AED-BDSP le 25/10/2012

Organisation

Réseau québécois de recherche sur le suicide (RQRS) - International Academy for Suicide Research (IASR) - American Foundation for Suicide Prevention (AFSP)
Invitation
reseausuicide.qc.ca/…tation-2012-09-26.pdf

Informations pratiques

Langue : Français, Anglais,
Lieu : Montréal Hyatt Regency, Montréal.
Source info : http://asp.bdsp.ehesp.fr/Colloques/?Scripts/Show.bs?bqRef=9757

jeudi 25 octobre 2012

ARTICLE PRESSE Des psychologues pour les forces de l'ordre

Des psychologues pour les forces de l'ordre



Les blessures dont souffrent policiers et gendarmes ne sont pas que physiques. Elles sont aussi psychologiques, et des mesures sont prises pour les aider à surmonter des scènes pénibles ou des situations difficiles.

Face aux risques inhérents à des missions chaque jour plus complexes et ­périlleuses, le ministère de l'Intérieur cargue les voiles. Pour panser les traumatismes et les bleus à l'âme dans la police, un Service de soutien psychologique opérationnel (SSPO) a été mis en place en 1996. Une soixantaine de cliniciens y animent une permanence reliée à un numéro vert fonctionnant sept jours sur sept, 24 heures sur 24.
«Ces experts n'y traitent pas que de bobologie mais de réelles pathologies présentées par des fonctionnaires qu'il ne faut pas laisser seuls», prévient Pascal Garibian, porte-parole de la Direction générale de la police nationale (DGPN).

«Mal-être du policier»

En toute confidentialité, ces psychologues animent des groupes de parole dans les services confrontés à des scènes de crime particulièrement pénibles ou des épisodes sordides ou déstabilisants. «Le SSPO traite le mal-être du policier, mais aussi, plus largement, celui de son entourage familial», précise Pascal Garibian.
Cette démarche est impérieuse dans une profession en proie au burn out, où le taux de suicide est de 36 % supérieur à la moyenne nationale. L'année dernière, 43 policiers ont mis fin à leurs jours, en utilisant leur arme de service dans la moitié des cas. «Les risques psychologiques de chaque policier, du gardien au commissaire, sont évalués dès le recrutement, note-t-on à la DGPN.
Des praticiens établissent le profil des candidats et identifient les failles éventuelles pour obtenir des recrues stables émotionnellement.» En théorie, le suivi se fait tout au long de la carrière où les policiers peuvent désormais bénéficier de stages de «gestion du stress» en cas d'attaques ou de guets-apens.
Les gendarmes, de leur côté, ont fait monter en puissance un véritable réseau de soutien depuis 1990. Recrutant des psychologues civils au grade d'officier, la section Psychologie soutien intervention (PSI) déploie ses antennes dans chaque région pour soigner les militaires en difficulté.
«Les cauchemars, angoisses, réactions anormales ou les difficultés à se concentrer font systématiquement l'objet d'une thérapie, précise le colonel Pages Xatart Pares, sous-directeur accompagnement du personnel. Les prises en charge s'inscrivent sur le long terme, sachant que les blessures psychologiques reviennent parfois plus de six mois après les faits.»

Bureau de reconversion

En cas de tragédie, comme celle qui a coûté la vie d'un major à Nice, des renforts en blouse blanche sont dépêchés sur place pour aider les collègues, mais aussi les proches endeuillés.
En outre, quand un gendarme blessé est hospitalisé loin de son foyer, sa famille est hébergée à proximité le temps de la convalescence pour une durée de 21 jours renouvelable. La gendarmerie finance aussi des aides ménagères pour garder les enfants ou fournir des équipements adaptés dans les domiciles où vivent des militaires ayant subi un handicap.
«Notre philosophie est de réintégrer le maximum de personnels dans nos rangs, précise le colonel Pages Xatart Pares. Pour ceux dont les blessures entraînent une inaptitude définitive, un bureau de reconversion leur propose des emplois dans le privé avec un taux de réussite de 85 %.» Enfin, la maréchaussée multiplie les propositions de médailles. Un signe de reconnaissance qui participe souvent à la guérison autant physique que mentale.

mardi 23 octobre 2012

ARTICLE EN LIGNE Roger Establet, « Le suicide en Inde au début du XXIe siècle »

Roger Establet, « Le suicide en Inde au début du XXIe siècle », Sociologie [En ligne], N°2, vol. 3 |  2012, mis en ligne le 27 août 2012, Consulté le 23 octobre 2012. URL : http://sociologie.revues.org/1265

Roger Establet

roger.establet@gmail.com
Professeur honoraire, sociologie - lames‑mmsh – Université de Provence - 5, rue du château-de-l’Horloge – 13094 Aix‑en‑Provence

LIRE ARTICLE DANS SON INTÉGRALITÉ SUR http://sociologie.revues.org/1265 

NOTES ARTICLE

Depuis un demi‑siècle, le taux de suicide en Inde est orienté à la hausse. Grâce aux données recueillies chaque année depuis 1967 par le National Crime Records Bureau, on peut établir des relations étroites entre le taux de suicide et les différentes dimensions de la croissance économique. La situation de l’Inde rappelle celle des sociétés européennes étudiées par Durkheim : le suicide a partie liée à la modernité. Le Recensement de 2001 permet de construire directement les taux qui se rapportent au niveau d’instruction et à la profession. Aux deux extrêmes de l’échelle des formations, le suicide est au plus bas : ceux qui doivent faire valoir des qualifications incomplètes ou incertaines sur le marché du travail sont les plus exposés au risque suicidaire, qui épargne les illettrés et les titulaires de diplômes universitaires complets. Un examen des taux de suicide par profession permet de relativiser l’importance du suicide des agriculteurs, dont certains médias ont voulu faire le paradigme du suicide dans l’Inde moderne. Le suicide est, avant tout, un fait social urbain. Rien jusque-là qui eût surpris Durkheim. Un phénomène pourtant distingue l’Inde : la faible protection dont bénéficient les femmes, spécialement dans les âges qui correspondent aux débuts de la vie conjugale. Par là, l’Inde se rattache à l’Asie, où l’installation dans la famille du mari (virilocalité) rend les premières années de l’épouse très difficiles.
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Entrées d'index

Mots-clés :

Intégration, Exclusion, Modernisation, Suicide

Plan

ARTICLE EN LIGNE Croyances, motivation et suicide : une étude exploratoire

Croyances, motivation et suicide : une étude exploratoire
Coralie Hatteschweiler, Mélanie Bon, Pierluigi Graziani
Aix-Marseille Université, Doctorante 1ère année, Centre Schuman Aix, Laboratoire de Psychologie Sociale EA 849
h.coraly@wanadoo.fr, melie.good@laposte.net, pierluigi.graziani@unimes.fr
Antenne de Nîmes, Laboratoire de Psychologie Sociale EA 849
avec le soutien financier du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Actes de colloque du 54ème congrès de la Société Française de Psychologie
3-5 septembre 2012 Université Montpellier 3
Introduction
Cette recherche s’inscrit dans un contexte où le suicide touche une population malheureusement grandissante. Chaque année, le Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès (laboratoire de l'Inserm1) enregistre plus de 10 000 décès par suicide. Un chiffre en augmentation face à ceux enregistrés en 1999, lorsque le suicide est reconnu comme une priorité de santé publique.
On compte également chaque année environ 200 000 tentatives de suicide qui donnent lieu à un contact avec le système de soins (Mouquet et Bellamy, 2006).
Depuis 2000, et malgré la mise en place d’une stratégie nationale de prévention2, on constate une évolution des taux de suicide en France.
C’est dans ce cadre que s’inscrit cette étude qui se donne pour objectif de mettre en évidence des croyances spécifiques aux patients suicidaires. Selon notre hypothèse, ce sont ces croyances qui permettraient le passage à l’acte suicidaire.
Il s’agirait alors de pouvoir repérer ces croyances dans le discours des personnes, afin d’en faire l’objet d’une prise en charge psychothérapeutique. Cette prise en charge se ferait selon un modèle de thérapie cognitivo-comportementale (technique de restructuration cognitive), en vue de diminuer le risque de passage à l’acte.

LIRE LA SUITE P 78 http://www.sfpsy.org/IMG/pdf/actes-54emecongres-sfp2012-def.pdf#page=78

PARUTION ARTICLE Le suicide en cancérologie : une question taboue ?


Reich, Michel; Ruszniewski, Martine (ALN Editions, Nancy, France, 2012) Cancéro Digest - Vol : 4 n° 3

Résumé Le suicide représente un problème de santé publique en France. S’il apparaît plutôt rare dans le champ de l’oncologie, l’expression d’idéations suicidaires voire un passage à l’acte réussi ou non interpelle toujours le soignant en charge du patient. Sujet tabou, rarement abordé avec les patients par les soignants non spécialistes du champ psychique, il n’en demeure pas moins un risque potentiel à toutes les étapes de l’évolution de la maladie cancéreuse. Traduction d’une souffrance psychique voire d’une vulnérabilité au stress, la crise suicidaire ne doit pas être négligée. Elle justifie une évaluation des facteurs de risque de vulnérabilité suicidaire et leur prise en charge. De multiples hypothèses et modèles étiopathogéniques du suicide foisonnent au sein de la littérature : origine psychodynamique, modèle bio-psychologique de vulnérabilité au stress, mécanisme de défense qui in fine ne peuvent réduire le suicide à une simple réaction secondaire au cancer. Une typologie du suicide spécifique à l’oncologie est à rechercher systématiquement. Outre les aspects éthiques, médico-psychiatriques et de prévention du suicide, la prise en compte de la souffrance des soignants exerçant en oncologie et confrontés à ce phénomène reste encore trop peu appréhendée. Si une approche globale du patient suicidaire apparaît logique, un travail de liaison auprès des équipes soignantes reste indispensable afin d’éviter que la crise suicidaire ne se transforme en crise institutionnelle
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