lundi 23 janvier 2017

ETUDE RECHERCHE Hyperactivité et suicide chez l'enfant

Hyperactivité et suicide chez l'enfant
Article du 15/01/2017 sur le-cercle-psy.scienceshumaines.com*
Héloïse Junier
 
Le suicide chez l’enfant demeure un sujet tabou, méconnu et sous-diagnostiqué. Et pourtant, Selon une étude menée par le Service de Psychopathologie de l’Enfant et de l’Adolescent de l’hôpital parisien Robert Debré, éditée dans les Entretiens de Bichat de 2012, ce phénomène représenterait près de 4% des décès en France chez les 5-14 ans, tandis que la fréquence des tentatives de suicide serait estimée entre 0.5 et 0.7%. Le plus souvent, pour tenter de mettre fin à leurs jours [..] En revanche, on connaît mal les troubles psychiques dont souffrent certains de ces enfants. Jusqu’à maintenant, on pensait nombre d’entre eux dépressifs. Or, selon une étude nord-américaine récemment publiée dans la revue Pediatrics, le TDA/H (Trouble Déficitaire de l’Attention avec ou sans Hyperactivité) serait le trouble le plus fréquemment associé au suicide chez l’enfant de moins de douze ans.
Les auteurs ont analysé une base de données nationale spécialisée dans les décès violents (National Violent Death Reporting System). Ils y ont extrait les suicides d’enfants âgés entre 5 et 14 ans, ayant lieu entre 2003 et 2012, à travers 17 Etats. Les enfants qui ont mis fin à leurs jours sont le plus souvent des garçons décédés par strangulation, à leur domicile.
Un tiers des 87 enfants dont les données ont été recueillies dans le cadre de cette étude souffraient de troubles mentaux. Contrairement aux adolescents suicidaires, une majorité de ces enfants présentaient un TDA/H (59,3 %) plutôt qu’une dépression (33,3 %). Ces résultats inattendus soulignent l’importance de mettre en place des stratégies de prévention auprès des enfants à l’école primaire et au début du collège.
Sheftall AH, Asti L, Horowitz LM, et al. Suicide in Elementary School-Aged Children and Early Adolescents. Pediatrics. septembre 2016; American Academy of Pediatrics138(4):e20160436
Arielle H. Sheftall, PhD a, Lindsey Asti, MPH b,  Lisa M. Horowitz, PhD, MPH c,
Adrienne Felts, MA, PCC a, Cynthia A. Fontanella, PhD d, John V. Campo, MD d, and
Jeffrey A. Bridge, PhD a,e
aResearch Institute at Nationwide Children’s Hospital, and
dDepartments of Psychiatry and
ePediatrics, The Ohio State University College of Medicine, Columbus, Ohio;
bDepartment of International Health, The School of Public Health, Johns Hopkins University, Baltimore, Maryland; and
cIntramural Research Program, National Institute of Mental Health, National Institutes of Health, Bethesda, Maryland
accès à l'étude https://pediatrics.aappublications.org/content/early/2016/09/15/peds.2016-0436
 
- Références etude Service de Psychopathologie de l’Enfant et de l’Adolescent de l’hôpital parisien Robert Debré, éditée dans les Entretiens de Bichat cf :  http://blogdinfosuicide.blogspot.fr/2012/10/compte-rendu-des-entretiens-de-bichat.html

AUTOUR DE LA QUESTION DEBAT REFLEXION «Sans humanisme, soigner devient une simple réparation»

Cynthia Fleury: «Sans humanisme, soigner devient une simple réparation»
Source www.invivomagazine.com*

La philosophe et psychanalyste vient de créer la première chaire de philosophie à l’hôpital de l’Hôtel-Dieu à Paris. En quoi celle-ci permet-elle de repenser les soins et la santé? Interview.
Cynthia Fleury est philosophe et psychanalyste. Professeure à l’American University of Paris, elle fait aussi partie du comité consultatif national d’éthique. Elle est membre de la cellule médico-psychologique du SAMU. Entre autres ouvrages, elle a publié Pretium doloris. L’accident comme souci de soi aux éditions Pauvert et La fin du courage. La reconquête d’une vertu démocratique aux Editions Fayard.


Interview à lire sur http://www.invivomagazine.com/fr/focus/interview/article/273/cynthia-fleury-sans-humanisme-soigner-devient-une-simple-reparation




JAPON Les suicides ont diminué en 2016

Les suicides au Japon diminuent en 2016
D'après article du 20/01/2017 www.japantimes.co.jp*
Le nombre de suicides au Japon a diminué à 21 764 l'année dernière - le niveau le plus bas en 22 ans, a déclaré l'Agence Nationale de Police dans un rapport préliminaire publié vendredi.
Un responsable du ministère de la Santé, du Travail et du Bien-être social a attribué cette baisse à des efforts locaux plus forts après l'entrée en vigueur d'une loi révisée sur différentes mesures contre le suicide en avril dernier, obligeant les gouvernements locaux à élaborer des plans de prévention.
Le rythme de la baisse a été plus rapide depuis que l'agence a commencé l'enquête en 1978. Le nombre de suicides a diminué pour la septième année consécutive.
Selon le sexe, les suicides chez les hommes ont diminué de 1 664 passant à  15 017 et ceux chez les femmes ont diminué de 597 passant à 6 747.
Selon l'évaluation du ministère sur les données sur le suicide entre janvier et novembre de l'année dernière, les suicides ont diminué d'une génération à l'autre, les personnes de 70 ans ayant le plus diminué, suivies de celles des 40 et 50 ans.
Les suicides attribuables à des problèmes de santé ou financiers ont diminué en particulier, a indiqué le ministère, qui devrait publier une analyse complète en mars.
Le nombre annuel de suicides est resté au-dessus de 20 000 entre 1978 et 1997 avant de dépasser la barre des 30 000 pendant 14 années consécutives à partir de 1998. Les suicides ont chuté à un niveau record de 20 434 en 1981 et atteint leur sommet à 34 427 en 2003.


http://www.japantimes.co.jp/news/2017/01/20/national/suicides-japan-drop-22-year-low-2016/#.WIXav33IvOA

PAYS DE LA LOIRE Appel à projets - Promotion de la santé et Prévention 2017

Appel à projets - Promotion de la santé et Prévention 2017
L'agence Régionale de Santé lance un appel à projets dans les domaines de la promotion de la santé et de la prévention pour l'année 2017. Conformément à la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé et du Projet Régional de Santé, cet appel à projets porte sur 5 thématiques prioritaires :
  • conduites addictives
  • alimentation et activités physiques et sportives en lien avec la DRDJSCS et la DRAAF
  • santé mentale – suicide en lien avec l’ARCMSA
  • relations affectives et sexuelles
  • plan régional santé environnement en lien avec la DREAL et la DRAAF
En savoir plus http://ars.paysdelaloire.sante.fr/Appel-a-projets-Promotion-de.194970.0.html

vendredi 20 janvier 2017

IRLANDE : nouveau programme de santé et de bien-être des jeunes : 300 heures de cours de santé mentale

Les étudiants recevront 300 heures de cours de santé mentale
d'après articles newstalk.com* et thesun.ie*

La nouvelle initiative vise à s'attaquer au problème du suicide en Irlande


La Ministre de la Santé mentale, Helen McEntee a révélé au The Sun aujourd'hui qu'elle présentera le projet de 300 heures de cours de santé mentale pour aider les élèves à «maintenir leur propre bien-être».

L'Irlande est le quatrième taux de suicide parmi les adolescents de l'UE, la Lituanie, l'Estonie et la Finlande connaissant des taux plus élevés.

McEntee a averti que les médias sociaux et le culte des célébrités mettent la pression sur les jeunes et cela doit être abordé.

Elle a élaboré un plan d'action pour aborder ces questions - y compris les cours de santé mentale pour les enfants dès l'âge de six ans, ainsi que d'obtenir des soins 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, dès que possible.


Mme McEntee a déclaré: "Nous avons maintenant un budget de 853 millions d'euros pour la santé mentale, Je sais qu'on a dit qu'on avait vu une réduction du financement, mais ce n'est pas le cas. Nous avons maintenant un des budgets les plus importants pour la santé mentale que jamais.


«Notre priorité est sept jours par semaine, ce qui devrait être 24 heures sur 24. Je ne peux pas vous donner un mois ou un an, mais la priorité est d'obtenir nos services cette offre aussi rapidement que possible.

«Nous devons marcher avant de pouvoir courir, a ajouté Mme McEntee. «Il y a beaucoup d'endroits qui ont déjà ce service, mais il n'est pas disponible partout au pays. C'est la priorité.

"Ce dont nous devons commencer à nous concentrer en particulier, c'est tout le domaine de la prévention. Jusqu'à maintenant, nous nous sommes focalisés sur les services et nous devons continuer à améliorer nos services, tant dans un contexte aigu que dans la collectivité.

«Mais je pense que nous devons commencer à nous attaquer à ce problème et à envisager une mesure préventive - comment nous pouvons réellement garder les jeunes dans le bien être au lieu de les traiter quand les choses tournent mal.
La ministre a révélé qu'elle collabore avec le ministère de l'Éducation pour mettre en place un nouveau programme de santé et de bien-être qui permettra aux élèves de prendre des cours conçus pour se concentrer sur la santé mentale
sources
http://www.newstalk.com/Students-to-receive-300-hours-of-mental-health-classes
 
https://www.thesun.ie/news/363223/irish-secondary-school-students-will-be-given-mental-health-classes-in-bid-to-tackle-suicide-problem/?CMP=spklr-_-default-_-FBPAGE-_-TheIrishSun-_-20161230-_-760828413



MANIFESTATIONS 2017 Marseille (13) Groupe de parole sur le suicide - association Christophe

Groupe de parole sur le suicide - association Christophe
L'association Christophe organise au Pôle Psychiatrie Centre (Hôpital de la Conception) un groupe de parole destiné aux personnes ayant perdu un enfant, voire un être proche, par suicide.
Le groupe est également proposé aux parents qui rencontrent des difficultés avec leurs enfants, ou qui ont des enfants suicidaires.


SOURCES ET CONTACT

Association Christophe 
Tél. : mardis et jeudis 04 91 81 27 60 (ou laisser message)
Tél. en cas d'urgence : 06 08 37 35 45
E-mail : ass.christophe@wanadoo.fr Adresse : Hôpital Sainte-Marguerite - Pavillon SOLARIS - 270 boulevard Ste-Marguerite - 13009 Marseille
Permanences : les mardi et jeudi de 9h à 17h
Et
http://fr.ap-hm.fr/groupe-de-parole-sur-le-suicide-association-christophe

jeudi 19 janvier 2017

ETUDE RECHERCHE FRANCE Le lien entre dissociation et les tentatives de suicide et les automutilations non suicidaires

THE LINK BETWEEN DISSOCIATION AND BOTH SUICIDE ATTEMPTS AND NON-SUICIDAL SELF-INJURY: META-ANALYSES

Raffaella Calati a, b, c, , , Ismaïl Bensassi a, c, Philippe Courtet a, b, ca INSERM U1061, La Colombière Hospital, University of Montpellier UM1, Montpellier, France
b FondaMental Foundation, Créteil, France
c Department of Emergency Psychiatry & Acute Care, Lapeyronie Hospital, CHU Montpellier, Montpellier, France

Abstract
Dissociative disorders (DD) are frequently associated with suicidal behaviors. We performed the first meta-analysis of studies comparing rates of suicide attempts (SA) and non-suicidal self-injury (NSSI) in psychiatric individuals with and without DD. We included: 1) studies comparing SA and NSSI rates in psychiatric individuals with and without DD; 2) studies comparing Dissociative Experiences Scale (DES) scores in both SA and NSSI psychiatric patients versus non SA and non NSSI ones. Cochrane Collaboration Review Manager Software and STROBE statement were used. Nineteen studies were included in the analyses. DD patients were more likely to report both previous SA and NSSI in comparison to non DD patients. Importantly, results remained highly significant in both outcomes but with no more heterogeneity when including studies using a DSM-based method to diagnose DD. Both SA and NSSI patients reported higher DES scores in comparison to non SA and non NSSI patients. The presence of DD diagnosis or higher DES scores seems to be related to both SA and NSSI in psychiatric patients. Hence, it may be reasonable to hypothesize the presence of a dissociative subtype in a subset of these patients, which should be considered as a transdiagnostic factor and should be carefully assessed.
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0165178116308691

CANADA Étude : Dépression et idéation suicidaire chez les Canadiens de 15 à 24 ans

Étude : Dépression et idéation suicidaire chez les Canadiens de 15 à 24 ansUne nouvelle étude fondée sur les résultats de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes — Santé mentale de 2012 démontre que 11 % des Canadiens âgés de 15 à 24 ans ont rempli les critères de la dépression au cours de leur vie, et que 7 % avaient souffert de dépression au cours de l'année précédente.
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source 18 janvier 2017  http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/170118/dq170118b-fra.htm?HPA=1

AFGHANISTAN Une étude publiée sur le site du gouvernement afghan

D'apres article "Le suicide de jeunes Afghanes a doublé en quatre ans"
18/01/2017 sur fr.metrotime.be*
AFP

Le nombre de suicides et de tentatives de suicides en Afghanistan a bondi au cours des quatre dernières années, en particulier chez les filles et femmes de 15 à 29 ans, selon le ministère de la Santé.

«Sur les quatre dernières années, le nombre de personnes ayant tenté ou s’étant suicidées a fortement augmenté, atteignant les 10.000» soit une moyenne annuelle de 2.500, contre «seulement 1.205 en 2012», affirme le ministère dans une étude publiée sur le site du gouvernement afghan. «La plupart sont des femmes âgées de 15 à 29 ans».
Difficile de savoir s’il s’agit d’un meilleur enregistrement des cas de suicides ou d’une véritable hausse, mais le ministère évoque «les pressions économiques et sociales» comme principales causes de cette augmentation vertigineuse, dans un pays en guerre depuis quatre décennies où la sécurité se détériore.

Mariages forcés et mauvais traitements

«Sur les dix derniers mois, rien qu’à Herat (ouest), environ 500 tentatives de suicides ont été enregistrées par les hôpitaux de la ville, contre 400 l’an dernier à la même période», précise le ministère. «Environ 80% étaient des femmes qui ont avalé de l’acide, des poisons, des pesticides et de la mort-aux-rats».
Les ONG et médias afghans avancent fréquemment mariages précoces et forcés et mauvais traitements comme causes majeures de suicide.

http://fr.metrotime.be/2017/01/18/actualite/suicide-de-jeunes-afghanes-a-double-quatre-ans/

ETUDE RECHERCHE Suicide en EHPAD : identification des difficultés des soignants depuis une étude qualitative réalisée à partir de 11 entretiens semi dirigés autour de 2 cas de personnes suicidées en EHPAD

Suicide en EHPAD : identification des difficultés des soignants depuis une étude qualitative réalisée à partir de 11 entretiens semi dirigés autour de 2 cas de personnes suicidées en EHPAD
Par : Robinet Cordellier, Stéphanie 
Thèse pour l'obtention du diplôme d’état de Docteur en Médecine
(médecine générale)
Université de Nantes
Document archivé le : 27/05/2016 sur nantilus.univ-nantes.fr *

Le suicide est la troisième cause de mortalité chez la personne âgée. C'est un enjeu de santé publique. En EHPAD, les soignants sont les premiers intervenants à pouvoir repérer les facteurs de risques suicidaires. Lorsqu'il survient en EHPAD, le suicide est un événement traumatisant dans la vie de l'établissement et des soignants. Le vécu de cet événement par le soignant et l'identification des difficultés rencontrées sont des éléments importants à analyser afin d'améliorer la prise en charge du suicide en EHPAD. Matériel et méthodes : Une étude qualitative a été réalisée à partir de onze entretiens semi-dirigés, depuis deux cas de suicide en EHPAD. Les différents rôles soignants ont été interviewés. Une analyse thématique a ensuite été réalisée. Résultats : Les émotions décrites sont toutes très négatives. La culpabilité et le choc sont très envahissants pour les soignants. Un retentissement sur la vie personnelle est décrit. Au niveau professionnel, il s'agit d'un événement marquant dans la carrière du soignant, pouvant entraîner une remise en question de ses compétences. Cet événement amène certains soignants à une réflexion sur la fin de vie et l'euthanasie. Le partage du vécu par un temps d'échanges interprofessionnels est un élément déterminant dans le vécu de cette situation. Un besoin en formation est également évoqué. Des difficultés de communication avec les structures de soins extérieures sont aussi décrites. Conclusion : Les soignants les mieux formés sont les moins présents et donc les moins aptes à repérer les signes d'alerte. Un débriefing est indispensable dans l'amélioration du vécu de cet événement. Un besoin de débriefing à distance a été mis en avant par les soignants. Le suicide de la personne âgée en EHPAD a une résonance particulière pour certains soignants qui lui oppose le choix d'une fin de vie plus apaisée. Des difficultés de communication avec les structures extra-institutionnelles sont mises en évidence. Ces deux dernières remarques pourraient faire l'objet de travaux complémentaires. 16NANT010M

Accès en ligne : Accès au texte intégral de la thèse

Accès document
source https://nantilus.univ-nantes.fr/vufind/Record/PPN193388987