vendredi 20 octobre 2017

LUXEMBOURG Suicide et tentatives : savoir y faire face, à la maison comme à l’école

Suicide et tentatives : savoir y faire face, à la maison comme à l’école

Le suicide est un problème pris au sérieux au Luxembourg et fait l’objet d’un plan national de prévention depuis 2015. Les tentatives sont encore plus inquiétantes, selon la ministre de la Santé, qui a présenté jeudi deux actions en direction des familles concernées et des établissements scolaires.

Le Luxembourg connaît 80 cas par an, d’après les chiffres officiels. « L’ampleur du problème est encore plus importante lorsque l’on sait que le taux de tentatives de suicide est de 10 à 20 fois plus élevé que celui des suicides accomplis », a expliqué Lydia Mutsch.
Bien que ce type de décès est lié à un ensemble « d’interactions complexes entre différents facteurs de risque et de protection », selon la ministre, « tout suicide est évitable et les moyens de réduire de manière significative les décès existent ».
C’est tout l’objet du plan quinquennal (PNPSL) adopté en 2015 et qui englobe 33 actions prioritaires, élaborées avec les acteurs de terrain et approuvées par le Groupe interministériel prévention suicide. Deux de ces actions ont été détaillées jeudi et concernent précisément le suicide chez les jeunes.
En premier lieu, dans le milieu scolaire. D’où le «guide pratique de postvention à l’attention des établissements scolaires et des internats» qui vient d’être édité. Destiné aux directeurs d’établissements, ce manuel a pour but d’assister ces derniers dans la prise en charge de la communauté scolaire en cas de décès inopiné ou de suicide. Il présente notamment un certain nombre de recommandations visant à gérer au mieux le traumatisme lié à de tels événements.
Le choix des mots
«Le suicide est par définition un acte difficile à comprendre, et d’autant plus troublant lorsqu’il touche un jeune à qui la vie a tout à offrir. Les suicides ne sont pas seulement des problèmes individuels, mais un thème relevant de la santé publique et leur prévention représente un enjeu pour la société entière», a insisté Lydia Mutsch.
Pour la société entière, mais encore plus pour la cellule familiale. Un second guide, sous forme de « code pratique », explique comment annoncer la mort d’un enfant, d’un membre de la famille ou d’un proche après un suicide.
Un tel drame produit des effets sur la famille et les amis « immédiats et traumatisants ». Et durant le deuil, les proches risquent plus souvent une dégradation de leur santé mentale. Une prise en charge rapide et adaptée de ces familles est donc nécessaire, soutient la ministre. Cela commence par le choix des mots au moment de l’annonce, qui sont d’une importance capitale. «L’impact ne doit pas être sous-estimé. Les expériences venues d’ailleurs démontrent qu’une prise en charge réfléchie, pratique et structurée peut considérablement diminuer le risque de voir se développer des conséquences négatives liées au suicide», a souligné Lydia Mutsch.
Pour compléter ce guide, un dépliant intitulé «Après un suicide» est également disponible regroupant toutes les informations ainsi que les contacts utiles.
Les différents documents sont téléchargeables sur le portail www.sante.lu

Plus de 600 personnes formées à l’intervention

La ministre s’est par ailleurs félicitée du « bon avancement » de la mise en œuvre des 33 actions du PNPSL et de « l’excellente collaboration interministérielle ». Outre les deux présentées jeudi, 14 autres ont déjà pu être mises en place ou sont en cours d’élaboration.
En particulier la formation à l’intervention en cas de crise suicidaire auprès de professionnels de la santé, du secteur social et dans le monde du travail. « En effet, cette formation connaît un réel succès avec, à l’heure actuelle, plus de 600 personnes formées entre 2014 et 2017, alors que l’objectif fixé visait la formation de 500 personnes jusqu’en 2019 », argue Lydia Mutsch.

https://www.lequotidien.lu/politique-et-societe/suicide-et-tentatives-savoir-y-faire-face-a-la-maison-comme-a-lecole/ 

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Prévention du suicide : «Accompagner les proches»
Dans Politique et société Mis à jour le 20/10/17 20:37
https://www.lequotidien.lu/

La ministre de la Santé, Lydia Mutsch, a présenté hier deux nouvelles dispositions du Plan national de prévention du suicide au Luxembourg.

Entre 2000 et 2015, 33 jeunes âgés de moins de 19 ans ont décidé d’en finir avec la vie au Luxembourg. Le ministère de la Santé a lancé en 2015 un Plan national de prévention du suicide au Luxembourg (PNPSL). Parmi les 33 actions prévues par le plan, 14 ont déjà été mises en place. Hier, Lydia Mutsch présentait deux nouvelles dispositions.
Lydia Mutsch, la ministre de la Santé, a présenté hier le guide pratique de « postvention » à l’intention des établissements scolaires et des internats. Il s’inscrit dans le cadre du premier Plan national de prévention du suicide au Luxembourg (PNPSL), lancé en juillet 2015.
Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste le PNPSL, lancé en 2015?

Lydia Mutsch : Le ministère de la Santé a travaillé en étroite collaboration avec six autres ministères pour élaborer ce plan dont la durée prévue est de quatre ans, renouvelables après évaluation. Il a pour but de combattre les causes et les conséquences du suicide afin de réduire les tentatives et le nombre de décès par suicide au Luxembourg. Nous avons également travaillé de très près avec le Service d’information et de prévention. Ce plan comprend 33 actions et aujourd’hui, à mi-parcours, nous avons réalisé la moitié d’entre elles. Cette année, deux nouvelles dispositions ont été mises en place.
Quelles sont-elles?

La première consiste en un guide pratique qui aiderait les directions des écoles, lycées et internats à reconnaître les premiers signes d’une personne qui pourrait être suicidaire, et qui permettrait également de les accompagner, et c’est là un sujet plus complexe, dans leur confrontation à un drame pareil. L’idée est de permettre aux équipes pédagogiques d’appréhender la problématique en amont et d’y faire face si, par malheur, elles devaient y être confrontées.
Un dynamisme énorme s’est créé autour de ce plan national
Une formation complémentaire est-elle prévue pour les équipes pédagogiques?

Oui, tout à fait. C’est la formation à l’intervention en cas de crise suicidaire auprès des professionnels de santé du secteur du travail et du secteur social. Il s’agit de l’action n° 29 du plan. Elle a déjà été mise en place et prévoyait en 2015 la formation de 500 personnes d’ici 2019. À ce jour, 600 personnes ont déjà été formées et l’on remarque que dans tous les secteurs, et pas seulement dans celui de l’éducation mais également dans les entreprises, il y a un réel intérêt pour cette problématique. Nous travaillons beaucoup avec le ministère du Travail. Nous avons mobilisé les acteurs scolaires, les directeurs des lycées. Nous avons augmenté les effectifs pour pouvoir répondre favorablement à la demande croissante. Un dynamisme énorme s’est créé autour de ce plan national.
Quelle est l’autre disposition mise en place aujourd’hui?

Il s’agit de recommandations pratiques pour transmettre aux familles concernées la triste nouvelle. C’est une situation extrêmement dramatique qu’on ne peut pas s’imaginer, mais qui arrive pourtant. Nous avons tiré la conclusion, grâce aux expertises consultées, que la façon dont est annoncé le décès par suicide aux proches, la façon dont on annonce la perte d’un être cher, d’un point de vue humain, peut éviter que les personnes directement concernées (il s’agit en général de 5 à 10 personnes très proches) ne reproduisent un tel acte de détresse. C’est un guide qui se veut résolument pragmatique et qui accompagne les personnes qui ont l’obligation de transmettre ces messages tellement douloureux.
Sarah Melis
 https://www.lequotidien.lu/politique-et-societe/prevention-du-suicide-accompagner-les-proches/

ETUDE RECHERCHE APPEL A PARTICIPATION QUESTIONNAIRE pour les Internes en psychiatrie ou en post-internat

Internes en psychiatrie confrontés au suicide de leurs patients
Ce questionnaire est adressé à tous les internes en psychiatrie de France et les jeunes chefs. LE REMPLIR NE PREND QU' UNE MINUTE. Il constitue la première étape d'un travail de thèse de psychiatrie destiné à mieux comprendre le vécu des internes confrontés au suicide d'un patient, afin de développer des préconisations pour un soutien adapté aux internes dans ces situations. Pour cette première évaluation quantitative, nous avons besoin du maximum d'exhaustivité, cela ne prendra qu'une minute. Merci par avance.

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScZPHtMdEoLYoosRKmq44CJXQ3Af9UAUiV70gcHN9OsYCY6Mw/viewform

Si vous avez des questions : Raphael ALLALI : raphael.allali@gmail.com Interne en psychiatrie
Thierry BAUBET : thierry.baubet@aphp.fr PUPH Université Paris 13.

COMMUNIQUE DE PRESSE PHARE Enfants-Parents

COMMUNIQUE DE PRESSE
19 octobre 2017



La CPAM de Paris et PHARE Enfants-Parents ensemble pour prévenir le mal-être des jeunes

La Caisse Primaire d’Assurance Maladie de Paris s’est engagée dans la prévention du mal-être et du suicide des jeunes en signant un partenariat avec PHARE Enfants-Parents en 2013. Ce partenariat vient d’être renouvelé et le dispositif mis en place avec l’association se poursuit afin de proposer aux jeunes en mal-être, de moins de 18 ans, la prise en charge de séances de soutien psychologique.

La prise en charge financière du suivi psychologique :

Les consultations effectuées par les psychologues en libéral ne sont pas remboursées par la Sécurité Sociale, sauf dans le cadre d’une expérimentation mise en place en Ile-de-France et dans quelques départements (loi de santé 2016, décret du 7 mai 2017).
Le coût financier d’un suivi psychologique peut représenter un frein pour une famille aux revenus modestes. Seules les consultations en Centre Médico-Psychologique (CMP) sont intégralement prises en charge, mais leur accès peut prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois d’attente.

Le dispositif de PHARE Enfants-Parents, créé à l’initiative de la CPAM de Paris, propose la gratuité de 26 séances de suivi psychologique aux jeunes parisiens mineurs affiliés à la CPAM de Paris et sous conditions de ressources. Le jeune, repéré généralement dans son milieu scolaire, est accueilli avec sa famille au sein de l’association puis dirigé vers un psychologue en cabinet privé, habilité à faire partie du dispositif. Les honoraires sont réglés directement par l’organisme de santé.

Ce dispositif permet donc l’accès aux soins psychologiques aux jeunes ainsi qu’un soutien aux familles qui n’auraient pas spontanément consulté. Le repérage des signes de mal-être chez les jeunes est essentiel tout comme l’est le travail de partenariat et de coordination élaboré par PHARE Enfants-Parents avec les acteurs du dispositif (établissements scolaires, associations socio-éducatives). Les premiers résultats sont très encourageants et apportent une réponse adaptée aux demandes de plus en plus importantes.

La prévention vers les jeunes, un axe prioritaire de santé publique :

PHARE Enfants-Parents intervient depuis 26 ans sur plusieurs champs d’actions : l’écoute, l’aide à distance, le suivi psychologique, l’aide à la parentalité, la sensibilisation des médias, l’information des jeunes en milieu scolaire et des personnels enseignants. Elle possède ainsi une vision globale de la situation de mal-être en France.

La démarche de prévention ainsi développée a pour but d’éviter l’installation de pathologies graves et durables. Quand un enfant va mal, c’est toute la famille qui souffre. La prévention du mal-être et du suicide passe donc bien par les jeunes. En effet, à l’âge adulte, ceux-ci sont moins vulnérables aux adversités de la vie s’ils ont été bien accompagnés dans l’enfance.

Le type d’accompagnement proposé par cette action pilote mériterait d’être généralisé sur tout le territoire français. Il s’inscrirait ainsi comme une mesure indispensable dans le cadre de la prévention du mal-être et du suicide des jeunes.

Pour l’Harmonie des Relations Enfants-Parents
Association de prévention du mal-être et du suicide des jeunes
5 rue Guillaumot – 75012 PARIS – 01 42 66 55 55
Ligne d’écoute : 01 43 46 00 62 - www.phare.org - vivre@phare.org