vendredi 21 avril 2017

Infosuicide.org en vacances

.. de retour le 9 mai !

ETUDE RECHERCHE Prise en charge des troubles de l’humeur dans les établissements ayant une activité autorisée en psychiatrie entre 2010 et 2014 en France métropolitaine. Analyse des données du RIM-P

Prise en charge des troubles de l’humeur dans les établissements ayant une activité autorisée en psychiatrie entre 2010 et 2014 en France métropolitaine. Analyse des données du RIM-P

BEH - Bulletin épidémiologique hebdomadaire

 n°10/2017

Publié le 18/04/201 sur invs.santepubliquefrance.fr *
// Hospitalization and ambulatory care FOR MOOD DISORDERS IN PSYCHIATRIC SETTINGS in metropolitan France from 2010 to 2014. Analysis of medico-administrative data from RIM-P
Lynda Badjadj, Christine Chan Chee (christine.chan-chee@santepubliquefrance.fr)
Santé publique France, Saint-Maurice, France
Soumis le 26.01.2017
Mots-clés : Troubles de l’humeur | Troubles bipolaires | Troubles dépressifs | Hospitalisation | Prise en charge ambulatoire
Keywords: Mood disorders | Bipolar disorders | Depressive disorders | Hospitalization | Ambulatory care

Résumé

Introduction –

L’objectif de l’étude était de décrire la prise en charge des patients atteints de troubles de l’humeur dans les établissements de santé ayant une activité autorisée en psychiatrie en France métropolitaine, à partir de la base nationale de Recueil d’information médicalisée en psychiatrie (RIM-P).

Méthodes –

Ont été incluses dans l’analyse toutes les personnes hospitalisées ou prises en charge en ambulatoire dans des établissements ayant une activité autorisée en psychiatrie entre 2010 et 2014 et pour lesquelles un trouble bipolaire (TB : codes CIM-10 F30 et F31) ou un trouble dépressif (TD : codes CIM-10 F32 à F39) a été noté en diagnostic principal ou associé.

Résultats –

Entre 2010 et 2014, 1 684 663 et 446 867 patients ont été pris en charge, respectivement, pour TD et TB dans les établissements ayant une activité autorisée en psychiatrie. En 2014, les taux de prise en charge pour TD étaient de 564,8 pour 100 000 personnes, plus élevés chez les femmes (698,3 vs 421,5 chez les hommes). Ils ont peu varié au cours de la période étudiée. En 2014, les taux de prise en charge pour TB étaient de 157,1 pour 100 000 personnes (190,3 chez les femmes et 120,8 chez les hommes). Une augmentation annuelle de 2,6% a été observée chez les hommes (p=0,01) et de 3,4% chez les femmes (p<0,001) entre 2010 et 2014. Pour les TB comme pour les TD, les taux les plus élevés étaient retrouvés chez les hommes et les femmes âgés de 50 à 54 ans. Chez les hommes comme chez les femmes, des taux de prise en charge supérieurs de 20% au taux national ont été observés en Bretagne et Bourgogne-Franche-Comté pour les TD et dans le Sud-Ouest pour les TB.

Conclusion –

Ce travail souligne l’importance de poursuivre la surveillance et la mise en place de stratégies de prévention des troubles de l’humeur, qui constituent un problème majeur de santé publique. Des actions de détection et de prise en charge précoce de ces troubles devraient être développées d’afin d’éviter leur chronicisation et le passage à l’acte suicidaire. 

MANIFESTATION TUNISIE 13/05/2017 Rencontres médicales du centre de l’enfant et de l’adolescent

Rencontres médicales du centre de l’enfant et de l’adolescent

INVITATION
Au nom du comité d’organisation, nous avons l’honneur et le plaisir de vous inviter aux Rencontres médicales du centre de l’enfant et de l’adolescent qui aura lieu à Kairouan le Samedi 13 Mai 2017
Le lieu de la rencontre sera l’Hôtel LA KASBAH situé au cœur de la ville de Kairouan.
Le thème de cette première édition sera « la prévention du suicide de l’enfant et de l’adolescent ».
Le programme scientifique comportera des conférences abordant plusieurs axes :
· Épidémiologie du suicide
· Facteurs de risque
· Trajectoire de vie des adolescents décédés
· Comportement médiatique devant le suicide
· Le suicide et l’addiction.
Le programme comporte aussi des ateliers interactifs.
La soumission des résumés des E.POSTER est ouverte, la date limite de soumission est le 30 Mars 2017 à minuit. Les intentions d’inscription et les résumés des E.POSTER seront envoyés aux adresses suivantes ( mlayehsouheil@yahoo.fr ou jihennemannai@yahoo.fr). Les résumés porteront sur le thème principal de la journée et sur les pathologies liées à l’enfant et l’adolescent. Résumé : Police :Times New Roman, 14, 350 mots, structure IMRAD de préférence.
Les Frais d’inscription sont de 30 Dinars (assistance aux plénières, ateliers, pause-café et déjeuner).
Cette rencontre sera suivie par une visite touristique dans la ville de Kairouan, connue par son architecture arabo-musulmane sa médina et ses curiosités culturelles et culinaires.
Nous serons heureux de vous accueillir à Kairouan.
Nous vous prions également de diffuser l’information à vos contacts et à travers les différents réseaux auxquels vous appartenez.
Veuillez également retrouver ci-joint l’affiche de la journée.
Avec les amitiés du Comité d’Organisation.
A bientôt.
Président : Pr. Ag. Souheil MLAYEH
Vice-présidente : Dr. Jihenne MANNAI




source http://www.agendas.ovh/rencontres-medicales-du-centre-de-lenfant-et-de-ladolescent/

Dans la Vallet de Clisson (44), des éclaireurs pour repérer le mal-être

Dans la Vallet de Clisson, des éclaireurs pour repérer le mal-être
Publié le 17/04/2017  www.ouest-france.fr


Patrick Meluc, deuxième à gauche, est venu expliquer ses motivations pour installer une antenne du GPS en Vallée de Clisson. | Photo : Ouest-France

Le Groupement de prévention du suicide installe une antenne sur le secteur de la Vallée de Clisson (Loire-Atlantique), en partenariat avec le Centre local d’information et de coordination (Clic). Des veilleurs sont formés pour participer au projet.

Le Clic de la Vallée de Clisson noue un partenariat avec le Groupement de prévention du suicide (GPS), qui prépare la création d’une antenne dans le territoire de la Vallée de Clisson.

Le GPS sollicitera des veilleurs, formés pour repérer les besoins d’aide urgente dans le secteur. « Notre but est de pouvoir disposer d’un veilleur par commune », établit Patrick Meluc, président du GPS.

Pour sensibiliser sur le secteur, le GPS passera par l’intermédiaire du Clic, des aides à domicile, et des personnels en contact avec les personnes âgées. « Les médecins sont également concernés », rappelle Patrick Meluc.

Le veilleur est une sentinelle, un écoutant de la personne en souffrance, dont la formation permet de repérer des situations suicidaires, d’évaluer l’urgence et d’en aviser le réseau d’aide. L’anonymat le plus strict est gardé. Pour contacter le GPS il faut appeler le 02 40 46 27 52 (répondeur).

http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/clisson-44190/dans-la-vallet-de-clisson-des-eclaireurs-pour-reperer-le-mal-etre-4933141

jeudi 20 avril 2017

SUISSE MISE à JOUR Concours et campagne pour prévenir les suicides à Neuchâtel

Une campagne fun pour prévenir les suicides
«Appel d’air» veut informer les jeunes âgés de 12 à 20 ans et donner une image positive de l’aide psy disponible.

 20min.ch/*


storybild
Une plateforme web et un concours ont été lancés.
Une campagne pour la prévention du suicide chez les jeunes dans le canton de Neuchâtel est actuellement menée par une vingtaine de partenaires, à l’initiative de Pro Juventute Arc jurassien. Elle devrait durer deux ans avant de s’étendre éventuellement aux cantons voisins, comme le dévoile arcinfo.ch ce mercredi.
«Appel d’air» cherche à informer les 12-20 ans sur les aides à disposition, que ce soit auprès d’associations et d’institutions officielles ou des milieux de la santé mentale. Le canton de Neuchâtel, la Loterie romande, Promotion santé suisse, certains offices fédéraux ainsi que diverses associations et fondations soutiennent sa réalisation.
Les autorités cantonales ont aussi permis la diffusion de l’information de cette campagne aux élèves du cycle 3 (9e à 11e Harmos) et du secondaire post-obligatoire.
Outre une plateforme web déjà disponible, arcinfo.ch rappelle qu'un bus bleu va parcourir le canton durant l’été, afin de nouer le contact. Le but: rester «fun» afin de donner une image positive de l’aide psy. Le secrétaire général de Pro Juventute Arc jurassien souhaite que les jeunes qui traversent des moments difficiles «puissent demander de l’aide aussi naturellement qu’ils iraient à l’hôpital pour s’être cassé le bras».



http://www.20min.ch/ro/news/romandie/story/Une-campagne-fun-pour-prevenir-les-suicides-27407749

 Premier acte de la campagne: un concours artistique. Les œuvres sont visibles au péristyle de l’hôtel de ville à Neuchâtel.


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pour en savoir plus sur la campagne http://appel-dair.ch/

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Campagne pour les jeunes sur la santé psychique

Neuchâtel Ses organisateurs veulent les sensibiliser aux problèmes de santé psychique. Il s'agit d'un projet-pilote en Suisse romande.

18.04.2017 http://www.tdg.ch*

Une campagne pour sensibiliser les jeunes aux problèmes de santé psychique vient de démarrer dans le canton de Neuchâtel. Ses organisateurs espèrent que ce projet pilote s'étendra dans le reste de la Suisse romande ces prochaines années.

Le but est de briser le silence autour de ces thèmes, et de donner aux jeunes des outils pour faire face aux crises de vie auxquelles ils peuvent être confrontés. Cette campagne intitulée «Appel d'air» aborde divers aspects comme le cyber-harcèlement ou l'anorexie.

Pro Juventute Arc Jurassien, qui a collaboré avec plus de 20 acteurs actifs dans ce domaine, a donné mardi le coup d'envoi. Le projet se décline sur une plateforme internet ainsi que dans des clips de sensibilisation diffusés sur les réseaux sociaux et dans les salles de cinéma.Un dépliant sera distribué dans toutes les écoles du canton pour toucher quelque 20'000 élèves et leurs enseignants. Enfin, un bus sillonnera le canton pour aller à la rencontre des jeunes. www.appel-dair.ch






http://www.tdg.ch/suisse/Campagne-pour-les-jeunes-sur-la-sante-psychique/story/26000401

Premier post le 27/02/2017

Un concours pour sensibiliser au suicide

Pro Juventute Arc jurassien lance un concours autour du slogan « Appel d’air ». L’association, en collaboration avec des partenaires actifs dans la santé psychique annonce lundi le début d’une campagne de prévention sur la problématique du suicide. Les jeunes de 12 à 25 ans pourront, dans un premier temps, laisser libre cours à leur âme d’artiste grâce à un concours. Les participants ont jusqu’au 31 mars pour s’inscrire.
Toutes les informations sur le site proju-arc. /lbr+comm

Source : https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20170227-Un-concours-pour-sensibiliser-au-suicide.html

ROYAUME UNI/USA Campagne de prévention destigmatisation Le prince William et Lady Gaga discutent santé mentale sur FaceTime

Le prince William et Lady Gaga discutent santé mentale sur FaceTime
Par CNEWS Matin - Mis à jour le 19/04/2017 www.cnewsmatin.fr*
 

Le prince William et Lady Gaga échangent via FaceTime pour sensibiliser le public sur les troubles de la santé mentale en particulier sur le stress post-traumatique.


Le duc de Cambridge et la chanteuse américaine se sont mis en scène comme deux vieux amis en train de discuter dans une vidéo postée sur Twitter avec le #oktosay. Le spot a été tourné dans le cadre d'une campagne de Head Together, une association qui lutte contre les maladies mentales. On les y découvre en train de converser par écrans interposés, lui depuis Londres, elle depuis à Los Angeles.

« Accepter, ne pas avoir honte et en parler»

Le sujet de la santé mentale et du stress post-traumatique touche particulièrement les deux personnalités. Le prince William, avec son épouse Kate Middleton et son frère Harry, est très investi dans la fondation Heads Together, lancée en mars 2016 par les membres de la famille royale.

La diffusion de ce spot avec Lady Gaga intervient d’ailleurs au lendemain de la publication d’un article dans lequel son frère le prince Harry est revenu sur les difficultés qu’il a traversées après la mort de leur mère la princesse Diana.



C’est aussi la mort de leur mère qui a suscité l’engagement du prince William en matière de santé mentale, comme il l’a rappelé tout récemment lors de l'avant-première d’un documentaire de la BBC. «J’ai des raisons personnelles de m’impliquer pour la santé mentale : ce qui est arrivé à moi et ma mère quand j’étais plus jeune» a-t-il déclaré.

«Le choc est le sentiment le plus puissant. Je ressens toujours pour ma mère, vingt ans plus tard, le choc à l'intérieur de moi... Les gens disent que ce stade ne peut pas durer pas très longtemps, mais c'est le cas. On ne passe jamais au-dessus. C'est un moment si important dans la vie que ça ne vous quitte jamais, vous apprenez juste à vivre avec… Vous essayez de comprendre encore plus vos émotions et sûrement plus que quelqu'un qui n'a jamais eu de problème, et l'impact est grand… Accepter ce sentiment comme un sentiment normal m’a aidé à gérer la tristesse».

Quant à Lady Gaga elle avait publiquement révélé l'année dernière souffrir de stress post-traumatique suite au viol dont elle a été victime à l‘âge de 19 ans. «J'ai une maladie mentale, et je me bats contre cette maladie mentale tous les jours», avait témoigné la star américaine, invitant alors les jeunes « à partager leurs histoires, leurs traumatismes et leur douleur».


Dans la vidéo pour Head Together, Lady Gaga confie au mari de Kate Middleton que pour elle «se réveiller chaque jour et se sentir triste alors qu’elle allait sur scène» était à l’époque très difficile à faire comprendre aux autres. «Vous avez l’impression que quelque chose cloche chez vous» explique-t-elle, encourageant les personnes qui souffrent psychiquement à ne surtout « pas avoir honte». La star insiste ensuite sur «l’importance d’en parler à un proche » car « cela peut vraiment faire la différence».

Résolus à éveiller les consciences quant aux problèmes de santé mentale, en particulier chez les jeunes, Lady Gaga et le prince William ont convenu de se revoir prochainement.

http://www.cnewsmatin.fr/videos/divertissement/2017-04-19/le-prince-william-et-lady-gaga-discutent-sante-mentale-sur-facetime




CRITIQUE DEBAT PRESSE «13 Reasons Why», la série à succès qui libère la parole des ados sur le suicide et le harcèlement

«13 Reasons Why», la série à succès qui libère la parole des ados sur le suicide et le harcèlement

SERIE Certains psychologues sont sceptiques quant à la façon dont le suicide et le harcèlement sont traités au sein de la série…

Mathilde Groulard Publié le 19.04.2017 http://www.20minutes.fr/*

Diffusée sur Netflix depuis un peu plus de deux semaines, la série 13 Reasons Why, tirée du roman éponyme à grand succès de Jay Asher, semble être le phénomène du moment, au vu des nombreux tweets qu’elle suscite ( la série en a comptabilisé plusieurs millions très rapidement) et du binge watching opéré par les internautes et attesté par Netflix. Son succès a été si fulgurant qu’elle figure parmi les sujets les plus repris sur les réseaux sociaux aux Etats unis, et fait beaucoup parler en France aussi…

Parmi les séries évoluant dans le monde adolescent tout en instaurant une part de suspens, telle que Riverdale, ou plus anciennement Pretty Little Liars, 13 Reasons Why se démarque par les sujets délicats dont elle traite. Elle met en avant différentes problématiques sociales qui ne sont pas souvent abordées, telles que le suicide, mais aussi le viol ou le harcèlement scolaire.
Une série dangeureuse ?

L’œuvre de Brian Yorkey met en scène Hannah Becker, lycéenne d’apparence ordinaire, qui va se donner la mort. Avant son suicide, elle enregistre sept cassettes audio expliquant les treize raisons pour lesquelles elle a souhaité mourir, afin que les personnes liées à sa décision en prennent postérieurement connaissance.

Plus généralement, la série a touché le public par la façon intelligente et sensible dont elle traite la période transitoire de l’adolescence.

Cependant, la série a également reçu son lot de critiques. L’organisme de santé mentale australien Headspace, a ainsi publié un avertissement dans le pays afin de mettre en garde les adolescents et parents sur les dangers liés à la diffusion de la série. Sa directrice Kristen Douglas s’en est expliquée dans une interview sur ABC : « Des spectateurs ont déclaré que la série avait mis au jour leurs propres vulnérabilités, et les avait amenés à se demander si le suicide était une possibilité envisageable. » Elle estime que la diffusion de la scène de suicide en elle-même ne permet pas de réaliser la gravité de la décision.
Message aux harceleurs

Plusieurs psychologues se sont posé la question de la nécessité de montrer la scène de suicide du personnage principal qui aurait pu être simplement évoquée. Les producteurs, dont la star Selena Gomez, répondent qu’ils espéraient ainsi faire réaliser aux potentiels harceleurs la gravité de leurs actes.

20 Minutes a demandé à ses internautes ce qu’ils avaient pensé de la série. Nous avons reçu énormément de réactions. Parmi elles, Cécilia explique que « la série ne fait pas du tout l’apologie du suicide. Elle est parfois dure, très dure, mais nécessaire. Il s’agit d’un grand sujet d’actualité. L’interdire ou la censurer, ça serait condamner les futures personnes en situation de détresse. »

Les épisodes de la série ont permis à plusieurs internautes de réaliser l’impact d’actes d’apparence anodins, et la détresse ressentie par le personnage d’Hannah, campé par l’actrice Katherine Langford, particulièrement juste pour son premier rôle. Les jeux de lumière et la bande son participent à l’atmosphère pesante mais poétique de la série.

Certains voient même les scènes « trash » comme nécessaires à la réalisation de l’impact des actes de harcèlement. Selon Annie Dervartanian, une internaute qui a contribué à notre enquête, la série doit « être marquante, avoir un impact direct et fort, faire du bruit et donner envie aux personnes qui subissent de faire changer les choses, mais surtout, elle doit être adressée à un large public et pas seulement des adolescents (…) A chaque épisode on avait l’impression de participer au suicide d’Hannah, qui nous a, en grande partie, laissés dans un malaise bien après le dernier épisode. »
Aide à la parole

13 Reasons Why a également séduit par sa volonté de représenter différents milieux sociaux, et ne se cantonne pas aux clichés véhiculés par une multitude de shows américains, en mettant en avant des personnages plus profonds qu’ils n’y paraissent. Au-delà du mal-être d’Hannah, la série nous immisce dans l’intimité de ses camarades, de sa famille, qui, malgré leurs erreurs qui ont contribué à la tragédie, ne sont pas diabolisés.

Le sentiment de solitude et d’isolement d’Hannah crève l’écran, il est cependant regrettable de ne pas évoquer les différentes possibilités de soutien dont elle aurait pu bénéficier. Seule l’impuissance, voir l’indifférence de ses camarades ainsi que des adultes qui l’entourent, sont mises en avant.

Certains adolescents ont partagé leurs expériences de harcèlement sur le compte Twitter @13reasonswhyFRA, et ont expliqué s’être sentis moins seuls, et mieux compris à la découverte du personnage d’Hannah. Mais pour Kristen Douglas, directrice de Headspace, d’autres auraient vécu la série d’une toute autre manière et se seraient au contraire sentis en détresse suite au visionnage des épisodes.
Une série éducative

Mais ces critiques restent minoritaires. Beaucoup d’adolescents se sont intéressés aux problématiques évoquées en s’identifiant aux personnages, ce qui constitue un atout indéniable de la série. Le succès viral de 13 Reasons Why sur les réseaux sociaux en a fait un forum de discussion pour adolescents, dont se sont emparés des professionnels de l’éducation et des parents.

Le succès de la série rappelle celui du film Virgin Suicides qui avait, en son temps, aider à libérer la parole d’adolescents sur le sujet délicat du mal-être adolescent. 13 reasons Why constitue même pour certains internautes, une véritable série éducative. « Dès la fin de la série, je me suis dit que ce serait une bonne chose de la faire partager dans les établissements scolaires, explique notre internaute Jérémy Antonoff. Pour moi, cette série s’adresse autant aux étudiants et aux parents qu’à la responsabilité des pouvoirs publics, et elle est tout à fait capable de changer les choses, de modifier les visions ».

13 Reasons Why n’a probablement pas fini de faire parler d’elle, puisque Brian Yorkey a déjà exprimé son désir de produire une suite, quant à Jay Asher, l’auteur du livre unique, il ne semble pas opposé à la sortie d’une saison 2.
http://www.20minutes.fr/television/2052659-20170419-13-reasons-why-serie-succes-libere-parole-ados-suicide-harcelement

mardi 18 avril 2017

USA Nouveaux outils communautaires conçus pour réduire les taux de suicide

Nouveaux outils communautaires conçus pour réduire les taux de suicide
Alicia Ault
13 avril 2017 *.medscape.com*
Les Centres pour la prévention et la prévention des maladies (CDC) et plusieurs organisations de prévention du suicide ont pour objectif de réduire le suicide de 20% d'ici 2025. Ils ont publié plusieurs nouvelles trousses à outils pour aider les communautés et les cliniciens à atteindre cet objectif.
Les nouveaux guides sont basés sur un programme développé pour aider à prévenir le suicide dans le milieu de la santé,
Zero Suicide. . Ils sont différents parce qu'ils sont conçus spécifiquement pour le milieu communautaire, a déclaré Jerry Reed, Ph.D., directeur du  Suicide Prevention Resource Center, qui est soutenu par Substance Abuse and Mental Health Services Administration.
"Théoriquement, ce que nous faisons dans la communauté devrait être lié à ce qui se fait dans le cadre clinique", a déclaré le Dr Reed lors d'un webinaire expliquant les nouveaux outils. Il a déclaré que si une personne identifiée par des outils communautaires comme étant à risque nécessite une intervention clinique, il ou elle «irait à la porte d'un établissement qui est prêt à fournir des soins de prévention du suicide des plus sûrs, et à la fin du processus être bien sur le chemin du rétablissement, leur défi abordé
de manière efficace et efficiente par un système de santé bien préparé ", a-t-il déclaré.

 "Mais cela commence dans la communauté aussi bien préparée", a déclaré le docteur Reed.
Suicide à la hausse
Les taux de suicide ont été en hausse au cours des 16 dernières années aux États-Unis. C'est la dixième cause de décès, avec quelque 44 000 Américains qui se suicident chaque année, selon la Fondation américaine pour la prévention du suicide (AFSP). La moitié des suicides sont faites par des armes à feu, a déclaré l'AFSP.
À la fin de janvier, l'AFSP, une organisation à but non lucratif, a rejoint l'Alliance nationale d'action pour la prévention du suicide, une organisation public-privée de 250 groupes qui fait progresser la Stratégie nationale pour la prévention du suicide, 
work together, afin de travailler ensemble à la réduction de 20% d'ici 2025 .
"Nous savons que le suicide est évitable", a déclaré James Mercy, Ph.D., directeur de la Division de prévention de la violence des CDC, Centre national pour la prévention et le contrôle des blessures, dans un communiqué. "Ces ressources aideront les communautés à commencer maintenant, agir avec les meilleures preuves disponibles et travailler ensemble", a-t-il déclaré.
Le premier guide, 
Transforming Communities , présente sept éléments clés pour une prévention communautaire intégrale du suicide. L'idée était de reproduire le programme de suicide Zéro réussi, qui offre des stratégies et des outils pour prévenir le suicide dans les milieux de santé, a déclaré le Dr Reed.
"Il existe tellement à l'échelle nationale et internationale qui parle de ce que les communautés peuvent faire pour réduire le fardeau", a-t-il déclaré.
Lui et ses collègues ont examiné les programmes existants et certains éléments communs déterminés. Ils ont également examiné la littérature pour trouver un «solide témoignage» sur ce qui a fonctionné, a déclaré le Dr Reed.
Ils ont synthétisé leurs résultats, créant sept éléments clés qui serviront de feuille de route pour les communautés qui souhaitent établir des programmes complets de prévention du suicide.
Problème urgent
Le deuxième guide,
Preventing Suicide a été développé par la CDC. Il tente de fournir la meilleure preuve pour les interventions de prévention, ainsi que sept stratégies pour la prévention du suicide.
"Les problèmes urgents nécessitent des solutions basées sur les meilleures preuves disponibles", a déclaré le Dr Mercy de la CDC.
Il a déclaré: «Nous devons faire en sorte que les gens comprennent l'urgence de ce problème», l'appelant comme un problème comme l'épidémie d'opioïdes, qui est partiellement entrelacée avec le suicide.
"Nous n'avons pas la preuve parfaite pour empêcher le suicide", a-t-il déclaré. Mais il existe des preuves pour montrer que de nombreuses stratégies fonctionnent, at-il dit.
Le guide des CDC - que la CDC appelle un paquet technique - souligne sept stratégies, organisées en fonction de l'impact qu'elles auraient pour réduire le suicide au niveau de la population s'il était largement mis en œuvre, a déclaré le Dr Mercy. La boîte à outils traite également des politiques et des pratiques qui peuvent être utilisées pour actualiser les stratégies.
Les sept stratégies, avec certaines des suggestions pour les mettre en action, sont les suivantes:

    
Renforcer le soutien économique en adoptant des politiques de stabilisation du logement

    
Renforcer l'accès et la prestation des soins de prévention du suicide en couvrant les conditions de santé mentale dans l'assurance maladie, en réduisant les pénuries de fournisseurs dans les zones mal desservies et en fournissant des soins de prévention du suicide plus sûrs

   -
Créer des environnements protégés en réduisant l'accès aux moyens
létaux de suicide

    -
Promouvoir la connectivité grâce à l'engagement de la communauté

   
- Enseigner les capacités d'adaptation et de résolution de problèmes grâce à des programmes d'apprentissage socio-émotionnel

   
- Identifier et traiter les personnes à risque par une intervention de crise; Fournir un traitement pour les personnes à risque de suicide et de traitement pour éviter les tentatives répétées

   
- Diminuer les méfaits pour prévenir les risques futurs par post-intervention et en fournissant des rapports et des messages sur le suicide dans les médias

    
"Les stratégies définies dans le paquet technique, ainsi que les éléments clés décrits dans le document, visent à combiner et à se renforcer mutuellement", a-t-il


http://www.medscape.com/viewarticle/878568

PARUTION REVUE SOINS Dossier ·Prévention du suicide

Revue SOINS
Sommaire
Vol 62 - N° 814 - avril 2017 P. 1-62
Edition Elsevier Masson

Dossier
Le suicide n’est pas une fatalité Page :17
Daniel Maroudy

Le suicide en France, état des lieux
Suicide in France, a situational analysis
Page :18-22
Françoise Facy

Pour une meilleure prévention du suicide
Improving suicide prevention
Page :23-25
Michel Debout

Le suicide, un fait social
Suicide, a social fact
Page :26-29
Christian Baudelot

La clinique du suicide et son processus
The clinical manifestation of suicide and its process
Page :30-32
Arnaud Jodier

La crise suicidaire aux urgences
The suicidal crisis in emergency departments
Page :33-35
Christophe Delmas, Chloé Wallach

Le suicide à l’adolescence
Suicide in adolescence
Page :36-38
Alexandra Tubiana, Renaud F. Cohen, Jean-Pierre Kahn

Le suicide des personnes âgées
Suicide in the elderly
Page :39-41
Marie-Claude Frénisy, Claude Plassard

Suicide en lien avec le travail
Work-related suicide
Page :42-43
Patrick Rivière, Thierry Fouet

Prise en charge infirmière du suicidant
The nursing care of a suicidal patient
Page :44-46
Harold Simon, Grégory Mykolow, Josselin Guyodo

Soutien psychologique aux personnes endeuillées par suicide
Psychological support for people bereaved by suicide
Page :47-48
Thierry Fouet

Quelles stratégies pour une prévention efficace du suicide ?
Page :49
Philippe Courtet

Testez vos connaissances
Page :50
Daniel Maroudy

http://www.em-consulte.com/revue/SOIN/62/814/table-des-matieres/

USA ETUDE RECHERCHE 3,8% des Américains souffrent de détresse psychologique & Disparités dans l'utilisation des soins de santé

D'après article "Record d'Américains en détresse psychologique
Etude : 3,8% des Américains souffrent de détresse psychologique, selon une étude, un chiffre record, en hausse sur la dernière décennie.
18.04.2017sur.tdg.ch

Jamais une aussi grande proportion de la population américaine n'avait souffert de détresse psychologique sévère, selon une étude publiée lundi qui révèle aussi une incapacité du pays à faire face à la demande grandissante de soins de santé mentale pour ces personnes.

Des chercheurs ont analysé les statistiques fédérales de 2006 à 2014 et ont conclu que 3,4% des Américains, soit plus de 8,3 millions de personnes, souffrent de ces troubles psychologiques que les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) définissent comme des sentiments de tristesse, de l'agitation et de l'irritabilité qui peuvent affecter le bien-être physique.

Une enquête effectuée il y a plus de dix ans indiquait que 3% ou moins des Américains en souffraient, précisent les auteurs dont l'étude paraît en ligne dans la revue Psychiatric Services.

«Nous estimons que des millions d'Américains ont un niveau de détresse émotionnelle qui réduit leur qualité de vie et écourte leur espérance de vie», résume la Dr Judith Weissman, une chercheuse au Centre médical Langone de l'Université de New York, principale auteure.

Suicides en hausse

«Notre étude pourrait aussi aider à expliquer pourquoi le taux de suicide est en hausse pour atteindre 43'000» cas par an, ajoute-t-elle.

Selon une étude parue fin 2015 par l'Américain Angus Deaton, prix Nobel d'Économie, le taux de mortalité chez les Américains blancs d'âge moyen, qui était en déclin depuis 1978, a recommencé à augmenter depuis quinze ans en raison des abus d'alcool, de drogue et des suicides, surtout chez les populations défavorisées.

Celle publiée lundi indique que l'accès aux soins mentaux pour les personnes souffrant de détresse émotionnelle a diminué.

Les chercheurs citent, entre autres, une pénurie de professionnels, une augmentation des coûts qui ne sont pas couverts par les assurances maladie, ainsi que les effets de la crise économique de 2008.

Couverture insuffisante

La Dr Judith Weissman relève que la situation paraît s'être empirée malgré le vote en 2008 d'une loi dédiée («Mental Health Parity and Addiction Equity Act») et l'adoption en 2010 d'«Obamacare» («Affordable Care Act»), mesure phare de la présidence de Barack Obama que Donald Trump veut abroger.

Près d'un Américain sur dix (9,5%) souffrant de détresse psychologique sévère n'avait ainsi pas de couverture médicale permettant de consulter un psychiatre ou un psychologue en 2014, comparativement à 9% en 2006.

Et quelque 9,9% n'avaient pas les moyens en 2014 de payer leur médicaments contre 8,7% en 2006.

Plus de 35'000 ménages américains représentant plus de 200'000 personnes âgées de 18 à 64 ans qui appartiennent à toutes les ethnies et groupes socio-économiques ont participé à cette enquête annuelle des CDC. (afp/nxp)

http://www.tdg.ch/monde/ameriques/record-americains-detresse-psychologique/story/14783841

Information étude mentionée : Disparities in Health Care Utilization and Functional Limitations Among Adults With Serious Psychological Distress, 2006–2014
Judith Weissman, Ph.D., J.D., David Russell, Ph.D., Melanie Jay, M.D., M.S., Jeannette M. Beasley, Ph.D., R.D., Dolores Malaspina, M.D., M.P.H., Cheryl Pegus, M.D., M.P.H.Psychiatric Services
Published online: April 17, 2017  |  http://dx.doi.org/10.1176/appi.ps.201600260
This study compared health care access, utilization, and functional indicators among adults with and without serious psychological distress (SPD) in the years surrounding implementation of the Patient Portable and Affordable Care Act (ACA).
Adults ages 18 to 64 from the 2006–2014 National Health Interview Survey (N=207, 853) were examined on 11 access, utilization, and functional indicators: health insurance coverage (health coverage), insufficient money for medications, delay in health care (delay in care), insufficient money for health care, visiting a doctor ten or more times in the past 12 months, change in place of health care, change in place of health care due to insurance, limitations in ability to work, limitations in activities of daily living (ADLs), insufficient money for mental health care, and having seen a mental health care provider.
Multivariate models that were adjusted for health coverage and sociodemographic characteristics indicated that compared with adults without SPD, adults with SPD had greater odds of lacking money for medications (AOR=10.0) and health care (AOR=3.1), experiencing delays in care (AOR=2.7), visiting a doctor ten or more times in the past 12 months (AOR=3.2), changing usual place of health care (AOR=1.5), changing usual place of health care because of insurance (AOR=1.5), and experiencing limitations in ADLs (AOR=3.6) and ability to work (AOR=1.8). The proportions of adults with SPD who lacked health coverage and money to buy prescriptions increased during the study period. Although this trend reversed in 2014, the proportion with SPD experiencing barriers remained above 2006 levels.
Health care patterns among adults with SPD require greater attention.
http://ps.psychiatryonline.org/doi/abs/10.1176/appi.ps.201600260?journalCode=ps